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CAF: une sérieuse remise en question s’impose.

La Confédération Africaine de Football, la plus haute instance de football du continent africain, semble aujourd’hui, et depuis quelques temps déjà, souffrir de certains maux, et non des moindres: sa désorganisation, son manque de sérieux, ses décisions arbitraires et non motivées…Tout porte à croire que cette institution prétend maintenant imposer ses propres lois, faisant fi de la véritable justice. Heureusement, tout le monde ne l’entend pas de cette oreille…  Du moins, pas le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) qui se trouve être le dernier recours pour tout problème sportif dans le monde.  Monsieur Tata Avlessi de Mass, président de la Fédération Togolaise de Football, accusé l’an dernier de corruption, jugé par la CAF qui l’a condamné en un tournemain à une suspension à vie, vient d’être entièrement blanchi par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) de Lausanne, en Suisse. Il lui aura fallu batailler une année entière, et porter cette affaire jusqu’en Europe, pour parvenir à prouver son innocence. N’ayant pas eu voix au chapitre auprès de la CAF, qui est allée jusqu’à l’empêcher de se défendre, afin de pouvoir le condamner arbitrairement, il s’est vu obligé de plaider sa cause devant le TAS, son ultime recours. Ce faisant, peut-être a-t-il défié la CAF et compromet-il ainsi ses relations futures avec elle… mais son courage a payé. Il en ressort innocenté, et bénéficie du paiement de ses frais et dépends, pour un montant de 20 000 FCH, qui lui seront versés par la CAF. En outre, le TAS considère que l'affaire Tata Avlessi fait jurisprudence. http://www.tas-cas.org/jurisprudence
Mais qu’en aurait-il été si Monsieur Avlessi (Photo ci-contre) n’avait pas eu les moyens financiers nécessaires pour engager une procédure d’appel auprès du TAS? Il aurait tout simplement disparu définitivement du monde du football. Briser des vies n’est pas le rôle de la CAF, du moins à ce qu’on sache… C’est pourtant bien ce qu’elle a fait aux arbitres injustement condamnés dans cette affaire, aux côtés de Monsieur Avlessi, qui n’ont, eux, pas été réhabilités. Pour ce faire, ils devaient faire appel de la décision de la CAF dans un délai de 21 jours. Par ignorance de la législation ou par manque de moyens, ils n’ont pas effectué cette démarche. Que compte aujourd’hui faire la CAF pour son arbitre - En l'occurence, le Gambien Pa Abdou Sarr -, innocent, mais condamné? Il serait juste et élégant qu’elle reconnaisse ses erreurs et prenne en charge l’avenir de ces arbitres, qui ne peuvent plus, par sa faute, exercer leur profession. Le fera-t-elle?  Cette regrettable affaire remet en cause le sérieux de certains responsables, voire le bien-fondé de la CAF. A l’heure où elle était déjà âprement critiquée, elle n’a pas hésité à défier la justice la plus élémentaire, foulant ainsi au pied le droit, le respect, et l’honnêteté.
issaDe droit divin, la CAF décide, ses victimes n’ont d’autre choix que de s’incliner… Il était grand temps de mettre fin à de tels procédés, et de rétablir la justice!  Le TAS l’a fait!  Que les membres de la CAF qui ont cru pouvoir mener cette affaire tambour battant, en toute impunité, pour des raisons que personne n’ignore mais ne parviendra pas davantage à prouver, rougissent de honte! Qu’ils se conduisent enfin dignement, et démissionnent de leurs fonctions, en reconnaissant leurs erreurs. S’ils conservent leurs postes et leurs pouvoirs, la CAF risque un lourd discrédit, dont elle pourrait bien ne pas se relever. Une profonde mutation de la CAF est aujourd’hui nécessaire, voire indispensable. Un remaniement total doit être opéré, pour le bien du football et du peuple africain. Le président de la CAF, Monsieur Issa Hayatou, n’a-t-il pas dit un jour, il n'y a pas si longtemps, que «Le Football africain a besoin de dirigeants pour le servir et non s’en servir»? Aujourd’hui, plus que jamais, cette phrase prend tout son sens, car certains responsables de cette institution ont failli à leur devoir.
Il faut maintenant découvrir quels sont ceux qui ont amené la CAF et son président à se mettre dans une telle situation et leur demander de rendre leur tablier, afin de ne pas ternir d’avantage l’image du football africain. D’ailleurs, nous sommes en droit de nous poser la question de savoir si Monsieur Hayatou dispose des informations réelles qui concernent les dossiers importants, tels que celui-ci, ou si des éléments capitaux lui sont dissimulés. Comment pourrait-on continuer à faire confiance à des responsables qui n’ont pas réussi à mener une affaire aussi abordable à la plus élémentaire compréhension, à bon port. Au vu du dossier fort léger et des accusations non fondées, selon le TAS, il serait incompréhensible de garder des hommes qui ont permis à la CAF de s’enfoncer dans ce bourbier. Démissionnons avant que les autres ne le fassent pour vous, diront de hauts responsables, mais certains n’ont plus honte de leurs actes et poussent le ridicule un peu trop loin cette fois. Nous sommes au 21ème siècle et il n’est plus acceptable, au vu de l’importance que prend le football africain, de permettre certaines légèretés dans la gestion des problèmes que rencontre la famille de ce football. Le monde a le regard tourné vers le football africain, qui prend chaque jour davantage d'ampleur. Mais certains dirigeants ne le comprennent pas et estiment qu’ils sont couverts par «l’immunité». Mais cela ne signifie pas pour autant qu’ils sont couverts par l’impunité.
Tous les documents concernant cette affaire sont disponibles sur ce

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12/03/08