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Carte d'identité de la Gambie - Informations générales, vie pratique et traditions

Informations générales

- Superficie : 11.300 km²

- Population : 1 336 000 habitants

- Capitale: Banjul

- Langue officielle: anglais

- Autres langues: ouolof (wolof), malinké, peul, etc.

- Monnaie: le dalasi

- Régime politique: démocratique civil

Informations pratiques

Décalage horaire: Le décalage horaire avec la France est de 1 heure en hiver et de 2 heures en été.

Postes et télécommunications: Le courrier est assez lent. Vous serez sans nul doute rentré depuis plusieurs semaines avant que votre courrier n'arrive à destination. Il faut compter deux semaines pour la France et de trois à quatre semaines dans le sens inverse. En revanche, vous pouvez envoyer des aérogrammes ou mieux des e-mails. L'acheminement est un peu plus rapide. Pour ceux qui vont s'installer en Gambie, l'envoi de colis est fortement déconseillé. Il n'est pas rare qu'ils disparaissent.

Téléphone: - Bénin vers Bénin : l'intérieur d'une même zone : numéro du correspondant sans indicatif. - Bénin vers France: 00 + 33 + le numéro de votre correspondant à 9 chiffres (c'est-à-dire le numéro à 10 chiffres sans le «0»). France vers Gambie: 00 + 220 + indicatif de la ville (sans faire le 0) + numéro du correspondant. On trouve des cartes téléphoniques à Gamtel (plusieurs bureaux à Banjul). Également des télé centres où l'on paye en fonction du temps de communication. Veillez à ce que le compteur soit bien remis à zéro avant de passer votre coup de fil.

Voltage: 220 V. 50 Hz. Prise anglaise le plus souvent. Prévoir un adaptateur.

Banques et Change:
La monnaie gambienne est le dalasi, divisé en bututs. En changeant 1 euro, on obtient entre 35 dalasis (1 dalasi = 19 F.CFA = 0,03 €). Les F.CFA sont acceptés dans beaucoup d'endroits. En revanche, autant quitter la Gambie sans dalasis, car personne ne voudra les changer et surtout pas au Sénégal ! Les cartes bancaires ne sont pas acceptées partout. Préférer les chèques de voyage.

 

Fêtes et jours fériés: La Gambie est un pays musulman. Certains jours fériés et fêtes dépendent donc du calendrier lunaire, notamment la Korité qui marque la fin du jeûne, la Tabaski (fête du mouton) et le Maouloud (anniversaire de la naissance du Prophète). Le 1er janvier est férié, ainsi que le 18 février (jour de l'indépendance du pays), le 22 juillet (date anniversaire de la prise du pouvoir de Jammeh), le 15 août (jour de la Sainte-Marie) et le 25 décembre (Noël).

Le Voyage

Formalités d'entrée et de séjour: Le visa et une vaccination antiamarile (fièvre jaune) sont obligatoires. Un billet de retour ou pour une autre destination (prouvant que le séjour au Bénin est temporaire) peut être exigé.

Le Transport: Il n'existe aucune ligne aérienne intérieure (le pays est petit) et aucune voie ferrée non plus. Pour circuler, préférez les taxis. Il en existe de deux sortes, les jaunes et les verts. On trouve les premiers dans le Grand Banjul. Le tarif est le même pour tous (0,1 euros, soit 5 dalasis). Si vous quittez l'axe Serrekunda – Kairaba Avenue – Bakau – Kairaba Avenue – Serrekunda, vous pourrez négocier plus facilement les prix avec les jaunes qu'avec les verts. Dans ce cas, vous dites au chauffeur “ Town trip ” (voyage en ville) et vous lui donnez l'adresse où vous vous rendez. Marchandez, les taxis verts sont des pièges à touristes. Leurs prix sont prohibitifs et ils ont le plus souvent des tarifs préétablis qu'il est difficile de faire baisser. Quant aux taxis-brousse, ils vous emmènent partout. Comptez cinq bonnes heures pour aller jusqu'à Georgetown. Le terme de route est un bien grand mot pour le réseau de pistes gambien. Sable, cailloux et poussière les caractérisent. Après la saison des pluies, les conducteurs tenteront de zigzaguer entre les trous.

Traditions

Afrique rime avec musique. Le Blanc n’hésite pas à le dire «ils ont le rythme dans la peau!». Mais ces chants et ces danses ne se produisent que lors de cérémonies bien précises ou alors sur l’indication mercantile de quelques organisations touristiques. En revanche, il arrive souvent que, à la nuit tombée, sur la place du village, au milieu d’échoppes, les gens dansent au son du «djembé» et du balafon. À la base de la vie en société presque autant que la religion, la musique occupe une place toute particulière. Très exubérante et festive, elle puise ses racines mélodieuses dans des traditions ancestrales.

L’animisme: L'animisme, très fort en Gambie, reconnaît l'existence d'une force vitale présente chez tous les hommes. Bien qu’il existe un  dieu tout-puissant à l’origine de la terre, mais finalement peu préoccupé du sort des humains, les animistes lui préfèrent des divinités secondaires, en général les forces de la nature personnifiées et les esprits. Les prières animistes visent essentiellement à assurer la force, la richesse et la fécondité du groupe. L'attachement aux croyances traditionnelles est encore très vif dans la population. Même les fidèles musulmans ou chrétiens sont nombreux à perpétuer des rites animistes ancestraux.

L’Economie:

Elle est très dépendante de l'arachide, culture d'exportation par excellence, dont elle est le second producteur mondial (quantité rapportée au nombre d'habitants). 80 % de la population active travaille dans l'agriculture. Le riz, le mil et le sorgho, ainsi que les produits de l'élevage sont destinés à la consommation locale. Les arachides représentent environ le tiers des recettes annuelles d'exportation. Depuis peu se développent aussi les cultures de coton, de sisal, des agrumes et du tabac. Quant au tourisme, il s'est développé surtout depuis un peu plus de dix ans et il représente aujourd'hui une activité importante et rentable.

La Géographie

La Gambie est un pays d'Afrique de l’ouest, baigné par l’océan Atlantique, dont les frontières se découpent entièrement à l’intérieur du Sénégal. Se confondant avec la vallée du fleuve Gambie, auquel il doit son nom, ce pays constitue l’un des plus petits États du continent africain, avec une superficie de seulement 11.295 km² (France: 54703 km²). Fait très particulier (un héritage du colonialisme), le pays s’étire sur 480 km (à vol d'oiseau) de part et d’autre du fleuve Gambie, depuis sa source jusqu'à son embouchure; la distance du nord au sud n’excède pas 50 km. Cependant, comme son cours est sinueux, la longueur réelle du fleuve Gambie est estimée à 1.125 km. La Gambie a pour capitale Banjul, située sur la côte ouest à l'embouchure du fleuve; c'est  la seule grande ville et unique port maritime du pays. Le pays est divisé en cinq provinces et une municipalité: Banjul, Kanifing, Brikama, Kerewan, Mansakonko, Kuntaur,Janjanbureh et Basse. Contrairement au Sénégal, la Gambie est une ancienne colonie britannique et elle a dû constamment, depuis son indépendance en 1965, résister à la volonté d’unification de son voisin sénégalais, dont elle dépend étroitement.  La Gambie , c'est avant tout son fleuve. Il prend sa source dans le Fouta-Djalon en Guinée - Conakry et serpente sur plus de 1.000 km à travers le Sénégal oriental avant de devenir gambien à part entière dans ses derniers 500 km. Une curiosité: comme pour le fleuve Casamance, l'eau salée remonte loin. Kuntaur en marque la limite approximative mais, pendant la saison sèche, l'eau salée peut remonter jusqu'ą plus de 200 km. On ne peut alors s'en servir pour l'irrigation des zones agricoles. Le fleuve est navigable sur 240 km à partir de l'Atlantique.

Le Climat

Il y fait toujours chaud, avec un ensoleillement exceptionnel. Il y a deux saisons :
- La saison sèche (octobre à juin), pratiquement sans une goutte de pluie mais balayée parfois entre décembre et février par l'harmattan.
- La saison des pluies (juillet à septembre), c'est l'hivernage. Tornades, pluies plus ou moins diluviennes. Moins de touristes, donc, durant cette période. Moins de poussière aussi. En revanche, qui dit pluie dit eau stagnante, dit moustiques, donc palu...
- La période idéale pour visiter la Gambie reste toutefois de novembre à mars.

Histoire

Des outils du néolithique et des morceaux de pierres mégalithiques de l’âge du fer ont été trouvés près de Banjul. À partir du XIII e siècle, les Mandingues, les Wolof et les Peuls s’établirent dans la vallée du fleuve de Gambie. Formant de petits États, ils payaient un tribut à l’empire du Mali. En 1455, des Portugais établirent des comptoirs commerciaux le long du fleuve de Gambie, à partir desquels était organisée la traite des Noirs. Ils furent supplantés au XVII e siècle par des compagnies à charte anglaises et françaises. En 1783, le traité de Versailles accorda les rives du fleuve de Gambie (50 km du nord au sud) à la Grande-Bretagne. En 1816, les Britanniques achetèrent l’île de Banjul au souverain d’un royaume local et fondèrent la ville de Bathurst, devenue Banjul. La Grande-Bretagne parvint à maintenir sa suprématie malgré les autorités françaises, notamment exprimée par le général Gallieni, de réunir en un seul territoire le Sénégal et la vallée inférieure de la Gambie.
Le protectorat britannique
La région de la Gambie devint un protectorat britannique en 1820 et une colonie de la Couronne en 1886. En 1889 furent fixées, par un accord avec la France, les frontières de la Gambie actuelle. La Gambie bénéficia d’un régime d’administration indirecte, qui maintenait le pouvoir des chefs locaux. La Grande-Bretagne encouragea le développement de la production des arachides. Le gouvernement colonial ne se préoccupa jamais de l'enseignement de l'anglais auprès des autochtones. Il avait laissé la responsabilité de l'éducation aux missionnaires, qui utilisèrent les langues locales. Ce ne fut qu’après la Seconde Guerre mondiale que furent formés en anglais les premiers cadres autochtones aux fonctions administratives.
Après l’indépendance
La Gambie accéda à l'indépendance le 18 février 1965, avec pour premier ministre sir Dawda Kaibara Jawara, à l’issue d’un référendum populaire. En s’appuyant sur le Parti progressiste du peuple (People’s Progressive Party: le PPP), Dawda Kaibara Jawara demeura au pouvoir jusqu’en juillet 1994. En 1981, quelque 500 personnes furent tuées dans une tentative de coup d’État, accompagnée d’émeutes à Banjul, ce qui provoqua l’intervention du Sénégal. L’année suivante, le Sénégal obtenait la création d’une confédération de Sénégambie, que présidait le président sénégalais Abdou Diouf, alors que Dawda Kaibara Jawara était le vice-président. Cette confédération n’eut guère de suites concrètes, que ce soit au point de vue économique que politique. C'est pourquoi elle s’effondra en 1989, mais elle fut suivie d'un traité d’amitié en 1991. En juillet 1994, un groupe de jeunes officiers renversa le gouvernement de Jawara et prit le contrôle du pays. Un conseil provisoire de gouvernement militaire (Arm Forces Provisional Ruling Military Council : le AFPRC), que dirigeait le capitaine Yahya Jameh, fut mis en place. La Constitution fut suspendue ainsi que les partis politiques. Plusieurs pays de l’Union européenne, surtout la Grande-Bretagne, firent pression sur Yahya Jameh restaure la démocratie. Après la suspension de l’aide internationale qui représentait, en 1993, le quart du revenu national gambien, le PRCPF s’engagea à organiser des élections pluralistes en 1996. L’aggravation de la situation économique convainquit Jameh à devancer la date choisie pour le retour à un régime civil. Le 8 août 1996, la nouvelle Constitution fut approuvée par 70 % des électeurs et, le 26 septembre, Yahya Jammeh remporta l’élection présidentielle avec 56 % des voix, contre 36% à son adversaire (Ousainou Darbo). Cette élection, à laquelle plusieurs figures de l’opposition n’eurent pas le droit de se présenter, fut entachée par des fraudes massives. En janvier 1997, les élections législatives donnèrent la majorité à l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC) de Yahya Jammeh, l’opposition ne remportant que 10 sièges. La stabilisation de la situation politique a favorisé une certaine accalmie économique, marquée notamment par une reprise de l’activité touristique. Cependant, la situation est demeurée difficile, en raison de la suspension des programmes internationaux de coopération après le coup d’État en 1994.

La Cuisine

Le riz est l'aliment de base, plus qu'un aliment, le riz est un élément sacré qui participe à tous les moments de la vie. Comme au Sénégal, les plats principaux sont le poulet yassa(poulet mariné puis grillé, servi avec des oignons et une sauce tomate), le domoda(riz avec de la viande ou du poisson accompagné d'une sauce tomate-cacahuètes) et le benachin (riz au poisson, servi avec de la viande pour les carnassiers). Plus ou moins épicés selon les goûts de chacun. Pour les accros du poisson, barracudaet grupasont excellents. On trouve parfois du phacochère (bushpig) pour les amateurs de gibier ; c'est le cousin africain de notre sanglier. On pourra se procurer toutes sortes de produits frais, à commencer par les fruits exotiques. La saison des pluies est celle des mangues. Profitez-en. Elles ne coûtent pas cher et elles sont délicieuses. Idem pour les bananes, les papayes et les oranges (vertes !).

Les Boissons

Le Sénégal et la Gambie étant si proches, on y trouve forcément les mêmes spécialités locales : - Le bissapest plein de vitamine C. Vous pouvez vous le préparer vous-même en achetant au marché les fleurs de bissap que vous plongez dans de l'eau bouillante pendant 5 minutes. Laissez ensuite refroidir, filtrez à travers un tissu et sucrez selon votre goût. Servez frais.
- Tout aussi énergétique est le lait de coco. Le long des routes, vous trouverez des petits marchands spécialisés dans la noix de coco. Ils vous la préparent pour que vous n'ayez plus que le soin de boire le lait et, éventuellement, manger la chair.
- Le jus de bouye, dit "pain de singeé" : fruit du baobab. Thérapeutique efficace contre les petites diarrhées si ennuyeuses.
- De nombreux Gambiens boivent du malta; c'est assez spécial. Sinon, le vinto est un jus style Fanta (moins gazeux) de couleur rouge, dont le goût peut rappeler certains sirops contre la toux.
- La bière gambienne est la Julbrew, assez amère.
Africafoot.com

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