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Pa Abdou Sarr prêt pour une confrontation devant la CAF et la FIFA

Suite à sa suspension à vie du football mondial, le 05 juillet dernier, par la commission de discipline de la CAF, l’arbitre gambien, Pa Abdou Sarr, serait prêt à se faire entendre des instances du football mondial, afin d’apporter des éclaircissements à la lugubre affaire de corruption qui secoue le football togolais et africain.  En effet, après une déclaration rendue publique par les médias, Pa Abdou Sarr a voulu donner ensuite une conférence de presse à Dakar (Sénégal), pour éclairer la lanterne des journalistes et des amoureux du football africain. Mais cette conférence de presse aurait été annulée par les forces de l’ordre de la capitale sénégalaise. L’arbitre gambien se serait donc replié dans son pays, où il compte tenir l’opinion internationale au courant de ce qui s’est réellement passé à Lomé, au Togo, pendant la CAN des cadets.
C’est dans cet esprit de clarification des faits que l’arbitre banni a souhaité faire une déposition par écrit, le 13 juillet dernier. Pa Abdou Sarr a rédigé une déclaration sur l’honneur, car il estime qu’il s’agit là de fausses déclarations de la part de son confrère togolais, Attivi Cessi, et estime qu’il n’est pour rien dans la mise à mort de Tata Avlessi Adaglo, le président de la fédération togolaise de football. «Je soussigné Pa Abdou Sarr, demeurant et domicilié au 14 Kent Street à Banjul, déclare avoir pris connaissance de la décision de la Confédération Africaine de Football (CAF) en date du 05 juillet 2007, décision dans laquelle il a été mentionné que j’ai reçu une somme d’argent de M. Attivi Cessi, qui déclarait agir au nom de Tata Avlessi de Mass, le président de la fédération togolaise de football. Je rejette ces fausses allégations et je réitère que je n’ai jamais vu ni connu le nommé Tata Avlessi, ni discuté de quoi que ce soit avec lui. Je reste par conséquent disposé à toute confrontation. En foi de quoi, je fais cette déclaration pour servir et valoir ce que de droit. Fait à Banjul, le 13 juillet 2007».  La déposition de cette déclaration a été envoyée aux instances du football africain et mondial. Mais une question primordiale se pose à présent: cette déposition sera-t-elle prise en compte, au vu de l’évolution de cette affaire?
Du côté de Lomé, la capitale togolaise, le sieur Attivi Cessi vient de sortir de son nid en intervenant en direct sur les ondes d’une radio de la place, Victoire FM, ce jour vers 13h45. Il a souhaité qu’on le laisse préparer sa conférence de presse, au cours de laquelle il apportera sa part de vérité. Pour l’instant, il a souhaité rester sur ses premières déclarations. Du côté des journalistes locaux, une cassette audio circule en ce moment, et il semblerait qu’une déclaration de Monsieur Attivi Cessi  y confondrait le procureur de Tchévié (localité située à près de 35 km de Lomé). Il aurait déclaré, lors d’un entretien enregistré, que Tata Avlessi n’est rien dans cette affaire, que le problème se situerait ailleurs, une histoire plus compliquée qu’elle n’y paraît. Que voudrait dire l’homme de loi dans sa conférence de presse? Aura-t-il le temps de le faire ou pourra t-il s’organiser pour ce rendez-vous avec la presse? Quand connaîtrons-nous les vraies raisons qui entourent l’Affaire Tata Avlessi? Qui mène la barque à la course au pouvoir de la Fédération Togolaise de Football? Qui a participé à la corruption d’arbitres? D’où vient la modique somme de 1,5 millions de francs CFA qui fut l’arme du crime? Quel est le vrai rôle que l'ancien arbitre togolais, Baba Touré a joué dans cette affaire? Toutes ces questions resteront elles sans réponse?
Nous espérons que non, car toutes les parties impliquées dans cette affaire devront répondre devant la commission de discipline de la CAF, au besoin devant le tribunal arbitral du sport  (TAS) de Lausanne en Suisse… Sinon, il faudrait très vite se tourner vers le tribunal de Lomé, car cette affaire est du ressort du pénal, tout simplement. Prenons exemple sur ce qui se passe en ce moment même sur le tour de France, aucune plainte n’a été déposée, mais la gendarmerie nationale française surveille tout le monde et, à défaut d’arrestations, les cyclistes sont au moins entendus par les forces de l’ordre. Du côté du Togo, l’on devrait au moins entendre les différentes parties impliquées dans cette affaire de corruption qui ne laisse point une bonne image de ce pays de l’Afrique de l’Ouest. Mais il semblerait que le ministre de la justice du Togo ait convoqué monsieur Attivi Cessi et que ce dernier n’ait pas daigné répondre à cette convocation. Comment un homme qui avoue par écrit avoir transporté une enveloppe supposée contenir une somme d’argent destinée à servir à corrompre des arbitres, n’est pas interpellé par la justice de son pays?  Disons tout simplement que le monde est formidable, et vivons seulement!

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27/07/07