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La
Revue de presse de Marion Ndiaye jeudi 12 février 2004 |
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Hier, au stade de Radès,
les Aigles de Carthage ont gagné leur place en finale devant
60 000 spectateurs. Après un combat très disputé,
les équipiers de Roger Lemerre ont coupé les ailes des
Supers Eagles, à l’issue d’une séance de tirs
au but. Ce matin, la presse quotidienne locale a redoublé de
compliments envers l’équipe nationale qui s’envole
vers la Coupe. |
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Les
Aigles de Carthage encensés |
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| Ce matin, la
presse tunisienne consacrait sa «Une» à la victoire
des Aigles
de Carthage sur les Super Eagles du Nigeria. Les quotidiens nationaux
ne tarissent pas d’éloges envers les hommes de Roger Lemerre,
qui ont gagné leur place en finale au terme de la séance
des tirs au but. «Somptueux», «Héroïques»,
telles sont les principaux titres du jour. «La Presse»,
dans son article «Comme des champions» valorise l’état
d’esprit du groupe en précisant, «la philosophie
du jeu de l’équipe de Tunisie est un éblouissement,
(…) elle se traduit par un cœur, une générosité,
un tempérament, une bravoure capables de renverser une montagne».
«Le Temps», quant à lui, ne lésine pas sur
les compli ments,
en considérant le dernier penalty du jeune Hagui comme un instant
historique permettant «la naissance d’une grande équipe
aux forceps d’un grand entraîneur». Les doutes
émis, il y a quelques jours encore, par les journalistes sur
la capacité de Roger Lemerre à mener l’équipe
vers la Coupe, se sont dissipés aujourd’hui après
la prestation tactique convaincante des joueurs tunisiens. Nos confrères
tunisiens soulignent en effet l’intelligence tactique de l’entraîneur
d’avoir laissé sur le banc Slim Benachour, malgré
les doutes qu’impliquait cette décision. Un journaliste
de «La Presse» écrit ainsi, «Lemerre et
Maâloul ont su donner leur empreinte au jeu et au comportement
de l’équipe». |
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Enthousiasmés par la
qualification de leurs Aigles, les journalistes en perdent
leur objectivité. Ils relatent et insistent d’avantage
sur les belles actions tunisiennes, les qualités du groupe, sans
souligner réellement les failles de cette équipe. Par
ailleurs, aucun des articles du jour ne revient sur la performance des
Super Eagles du Nigeria, qui ont pourtant mis en danger le pays hôte.
Le journal «Le quotidien» a cependant une vision plus objective
du match, en mettant en avant le faible niveau technique de la rencontre
: «le niveau technique des débats n’a pas dépassé
la moyenne»; «le beau jeu se faisait encore attendre,
tout comme les buts». De plus, l’auteur de l’article
relate les actions «dangereuses» du Nigeria qui obligèrent
Ali Boumnijel à effectuer des arrêts remarquables. Ainsi
pour «La presse», «le gardien tunisien effectua
son meilleur match en sélection». |
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Les
Aigles de Carthage sont devenus aujourd’hui les héros nationaux
de la presse locale qui doutait encore beaucoup la semaine dernière
des qualités de ce groupe. L’équipe nationale a
su convaincre son peuple. Attendons la suite du menu, car après
avoir remporté la bataille des airs, il va falloir maintenant
trouver la faille pour faire plier la patte du Lion de l'Atlas qui veut
s'installer sur le trône abandonné par son «cousin»,
le Lion Indomptable. La faune africaine aura un nouveau roi samedi prochain
à Radès et les animaux du continent africain pourront
scander, «Le Roi est mort... Vive le Roi»! |
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| Marion Ndiaye à Tunis | |
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