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Finale
CAN 2004 : Les «Aigles de Carthage» survolent l’Afrique
Par Charly Mouna à Radès |
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Samedi 14 février 2004
Stade de Rades, spectateurs : 60 000 Entraîneur : Roger Lemerre (France) Entraîneur : Badou Zaki. |
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Les 60 000 s pectateurs,
qui avaient pris d’assaut les travées du Stade de Radès,
n’ont pas été déçus. La grande finale
attendue entre les deux meilleures équipes du tournoi a bien
eu lieu. Au bout d’une partie pleine et intense, la Tunisie a
battu le Maroc par deux buts à un. Un succès mérité
pour les «Aigles de Carthage» qui se sont battus becs et
ongles pour ravir le trophée, face à un adversaire hésitant
et fébrile en défense. |
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Pris à la gorge d’entrée
de jeu par des joueurs tunisiens plus agressifs, les Marocains allaient
se replier devant le but de Fouhami. Mal leur en avait pris, puisqu’ils
allaient concéder un but d’entrée de jeu (4ème
minute) par Santos. L’attaquant, qui
signait son quatrième but dans la compétition, reprenait
un centre en drope de Nafti, venu de la droite. La fébrilité
des joueurs de Zaki ne faisait aucun doute. A deux reprises, les Tunisiens
auraient pu inscrire le but du break, par Jaziri (6ème minute),
puis à nouveau par le remuant Santos (14ème minute). Las
de subir, Safri et sa bande passèrent enfin à l’attaque.
A la 16ème minute, Chamakh devançait de la tête
la sortie de Boumnijel. Mais l'essai du jeune attaquant n'était
pas cadré. Les «Verts» du Maroc continuaient à
se montrer fébriles en défense. Chadli (25ème minute)
se retrouva étrangement seul dans la surface de réparation.
Mais son tir était trop enlevé. L'équipe de Tunisie,
qui avait entamé la partie pied au plancher, se permettait de
relâcher la pression qu’elle exerçait alors. On la
pensait totalement maîtresse de la situation, lorsque se produisit
un coup de théâtre. Le Maroc réussissait l’égalisation,
au grand dam du public de Radès. |
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Sur un mouvement venu de la
droite, Hadji servit intelligemment Mohktari en retrait. Ce dernier
reprit d’une tête plongeante (38ème min ute).
Le Maroc allait dès lors montrer un meilleur visage, en monopolisant
le ballon au milieu du terrain. Une reprise de Chamakh était
même difficilement repoussée par Boumnijel des deux poings
(41ème minute). Ce sont les locaux qui allaient cependant se
créer la dernière occasion de la première période,
par Hagui de la tête. |
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Après qu’Okocha,
le funambule nigérian, eut reçu son trophée de
meilleur joueur du tournoi, la second e
période pouvait enfin commencer, avec un changement côté
tunisien. Nafti, auteur d’une passe décisive, cédait
sa place à Mnari au milieu. Comme en début de rencontre,
les Tunisiens allaient à nouveau allumer les premières
mèches. 51ème minute : Clayton, comme en début
de rencontre s’avança et tira à ras de terre. Fouhami
le gardien, pourtant bien placé, relâchait. Mais Jaziri,
à l’affût, reprenait (2-1). Le même Jaziri
récidiva trois minutes plus tard, mais l’arbitre annula
son but pour hors-jeu. Le public tunisien, un peu crispé depuis
le but marocain, retrouvait de la voix. Mais le match baissait quelque
peu en intensité (comment pouvait-il en être autrement?).
Toujours est-il que Badou Zaki lança ses dernières armes
dans la bataille, en incorporant El Yagoubi, puis Zairi en attaque.
Roger Lemerre avait déjà choisi de jouer le contre, en
propulsant le véloce Mhadhebi à la place de Jaziri, sans
doute le meilleur homme du match, avec son gardien, Boumnijel. L’intensité
monta encore d’un cran. Mais avec la fatigue, le jeu était
toujours alerte, mais plus haché. Badou Zaki avait beau donner
de la voix, ses protégés butaient sur une défense
bien organisée. Les hommes de Roger Lemerre allaient puiser dans
leurs ressources pour conserver ce résultat. La Tunisie devenait
championne d’Afrique pour la première fois de son histoire
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