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ACQUISITION DES DROITS DE RETRANSMISSION DES MATCHES DE LA CAN 2004

BOB CHAKOURI ASSANI à Cotonou

Le PDG de LC2 International inquiet, mais toujours optimiste.
Le PDG de LC2 International, Christian Enock LAGNIDE, a expliqué vendredi dernier aux nombreux journalistes présents à la conférence de presse les conditions dans lesquelles les droits de retransmission de la CAN 2004 ont été acquis. La lutte a été ardue et la concurrence rude face à des géants d’Europe. Onze au départ, cinq au sprint final, et à l’arrivée, LC2 Internationale. Christian Enock LAGNIDE, dans son introduction, a d’abord félicité les médias béninois pour le rôle qu’ils ont joué dans la qualification du ONZE national, les Ecureuils, avant de rappeler le défi qu’entend relever LC2 Internationale à la prochaine CAN. Selon lui, LC2 Internationale jouera ce rôle en lieu et place de TV Africa, qui possédait jusqu’à présent ces droits de retransmission. Le contrat de TV Africa, a dit le conférencier, devait prendre fin en 2008, mais n’est pas allé à son terme car la société a été déclarée en faillite . Les partenaires de TV Africa n’ont pas honoré leurs engagements vis-à-vis d’elle, a indiqué Christian LAGNIDE.
LC2 Internationale entend desservir 44 pays au cours de cette CAN, excepté l’Afrique du Nord et l’Afrique du Sud, qui sont considérées comme les nations les plus nanties et dont les frais d’acquisition de droits sont spécialement traitées. L’acquisition des droits de retransmission de la CAN, selon le PDG de LC2 Internationale, est un honneur pour le Bénin, et ceci pour trois raisons :
* D’abord, elle intervient au moment où l’équipe nationale, les Ecureuils, est qualifiée pour cette CAN.
* Ensuite, elle a été acquise à l’aube de la CAN Junior 2005, que le Bénin s’apprête à accueillir.
* Enfin, c’est au moment où le football béninois semble prendre son envol.
Plusieurs raisons ont poussé le PDG de LC2 Internationale à se jeter à corps perdu dans cette lutte. Pour Christian LAGNIDE, l’Afrique peut réaliser beaucoup de choses sans l’aide de l’Occident. Plutôt que de solliciter l’Occident pour disposer des images d’une compétition d’Afrique, il serait mieux que l’Afrique s’organise elle-même. Il a même cité l’exemple du Nigeria, qui a profité de beaucoup d’infrastructures après avoir organisé la Coupe du Monde Junior de 1999. Pour lui, l’Afrique pourrait par exemple bénéficier de ces équipements pour couvrir les différentes compétitions africaines. «Ces droits semblent acquis, mais la bataille n’est pas terminée», a précisé Christian LAGNIDE. «certains candidats ne veulent pas lâcher du lest», a t–il ajouté. «Mais comme nous sommes dans le domaine du football, beaucoup de choses restent encore possibles», a t–il conclu, en rappelant que LC2 Internationale a déjà conclu un partenariat avec l’OPT (Office des Postes et Télécommunications) qui l’aidera dans les retransmissions de par le continent. Ce sera donc un système de combinaison d’AFRIQUENEX branchée à EURONEX.
BOB CHAKOURI ASSANI à Cotonou.

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