| L'Interview | Archives |
Emmanuel
Maradas (Directeur de Publication d’African Soccer) : Retour d'African
Soccer sur la Scène du Football AfricainPar Jacques Roux à Gammarth |
|
![]() |
|
Emmanuel Maradas, journaliste
d’origine tchadienne, est le patron du journal African Soccer
publié en anglais à Londres depuis plus de douze an. Le
mensuel de foot ball
African Soccer avait cessé de paraître depuis de longs
mois. Maradas et son mensuel visaient les grands pays anglophones d’Afrique,
comme le Nigeria et l’Afrique du Sud. Il est utile de rappeler
que, lors des élections pour la présidence de la FIFA
en mai 2002, African Soccer et son fondateur avaient nettement pris
fait et cause pour le président sortant Sepp Blatter contre le
président de la Confédération africaine de football,
le Camerounais Issa Hayatou. Emmanuel Maradas est à ce jour membre
de la Commission des médias de la FIFA. Nous pensions tous que
Africain Soccer avait déposé les armes suite à
une banqueroute au mois de janvier dernier. Surprise, lors du tirage
au sort à Tunis, nous recevons le numéro du mois de septembre
2003, nous pouvons donc annoncer le retour d’African Soccer qui
vient de renaître de ses cendres. Nous sommes allés à
sa rencontre, non pour parler du retour de Zorro, mais pour avoir ses
impressions sur le tirage au sort de la 24ème CAN. Entretien!
|
|
Africafoot.com
: Après ce tirage au sort, quelles sont les chances des
nations anglophones, Nigeria, Afrique du Sud, Egypte, Zimbabwe et les
autres ? |
|
Emmanuel
Maradas : Tout le monde a sa chance dans ce championnat d’Afrique,
même le Zimbabwe de Benjani peut créer la surprise et atteindre
la finale. Il faut faire attention au Nigeria, plus on l’annonce
malade, plus il apporte un démenti en se qualifiant et en faisant
un bon parcours en compé tition.
Les anglophones ont le Fighting Spirit qui donnent des ailes et remonte
le moral au moment où l’on est au plus bas de l’échelle.
Cela manque aux équipes francophones et seul le Cameroun est
habité par cet esprit, probablement parce qu’une partie
du pays est anglophone, je n’en sais rien. Il faut que le sérieux
habite les pays anglophones avant ce tournoi, la préparation
devra être rigoureuse. Il faut d’abord que le Nigeria se
trouve un entraîneur par exemple, que le programme soit bien établi
et qu’on oublie les querelles internes. Si ces pays se préparent
sérieusement, ils feront très mal lors de ce tournoi.
Je crois qu’il y a des pays qui n’ont pas de chance de passer
le premier tour, car entre se qualifier à un tournoi comme celui-ci
et le gagner, il y a une marge. Les équipes qui ont des joueurs
moyens ne feront rien et quitteront la compétition avant même
de l’avoir commencée. |
|
Africafoot.com
: Ne pensez-vous pas que le match entre le Rwanda et la RD. Congo
devra mériter une attention particulière ? |
|
|
Emmanuel
Maradas : Je pense que les choses s’améliorent entre
les deux pays et vous savez que le football est un grand vecteur de
communication qui a toujours scellé des actes de paix. C’est
aussi cela la magie du sport et du footb all
en particulier. Je l’ai évoqué tout à l’heure
avec le président de la Fédération Rwandaise de
football (FRF), qui se trouve être du Kivu et qui connaît
bien la région, il m’a dit que les blessures sont encore
présentes dans les esprits des uns et des autres, mais que ce
n’est pas l’endroit pour régler ce genre de problème.
Les choses sont en train de s’arranger et nous espérons
que nous verrons un beau match ce jour-là, afin d’apporter
peut-être une réponse aux responsables politiques des deux
nations. Je ne pense donc pas qu’on fera appel à Koffi
Annan, mais beaucoup plus à un bon arbitre, pourquoi pas un arbitre
Camerounais. |
|
| Jacques Roux à Gammarth | |
| Réagissez... | ||