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Après sa mauvaise campagne égyptienne, peu avant son départ pour le Togo, Africafoot.com a rencontre l’entraîneur national des Eperviers du Togo. Stephen Keshi revient sur les matches livrés par les Eperviers, de la CAN, des rumeurs circulant sur sa succession, du bilan de cette CAN et des perspectives pour le prochain Mondial. Entretien. |
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Africafoot.com: Quel regard portez-vous sur cette Coupe d’Afrique des Nations? |
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Stephen Keshi: C’est une très bonne compétitions, ponctués de matches ouverts et d’un niveau très relevé. Je crois que l’Afrique peut être fiers de son football et du travail accomplit par ses fils pour amener la reconnaissance et le respect de ceux qui avaient encore un doute sur la qualité de son football. Nous avons des joueurs exceptionnels et qui ont de la qualité, nous avons vu que le niveau de jeu de nos footballeurs est monté d’un cran et que plusieurs nations africaines de ce tournoi pouvaient donner des soucis à des nations des autres continents. Vous savez, un match ne ressemblent pas à un autre et les motivations sont différentes en fonction de l’adversaire, ce qui est important à retenir est que ceux qui ne se prépareront pas bien avant une coupe d’Afrique devront s’attendre à une sanction immédiate de la part des plus costauds ou des mieux armées, l’on ne vient plus faire de la figuration à la CAN, car il n’y a plus de places pour ceux qui veulent rester amateurs. |
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| Africafoot.com: Quel bilan faites-vous de votre propre équipe? | |||
Stephen Keshi: C’est un bilan un peu décevant. Aussi, nous n’avons fait aucun stage, l’équipe est partie en Tunisie à peine quelques jours avant le coup d’envoi. La pluie nous a causé des difficultés, puis nous sommes rentrés au pays où le président devait recevoir les joueurs pour la remise du drapeau. Entre-temps est survenu un problème de primes, qui agace tout le monde. La fédération tardait à dire si oui ou nom les primes seraient payées en temps et en heure. Bref, l’on ne peut pas tout mettre sur le dos des joueurs, nous sommes mal organisés et cela ne pardonne pas surtout quand l’on est attendu par les autres et pire encore avant une coupe du monde qui s’annonce difficile pour un pays qui y participe pour la première fois. |
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| Africafoot.com: … | |||
Stephen Keshi: Nous sommes arrivés et avons joué un premier match, sans un véritable mental de gagneur. Les joueurs avaient la tête ailleurs, n’étaient pas vraiment dans le jeu et pensaient à leurs primes. J’avais du mal à les convaincre que l’entraînement n'était pas suivi sérieusement. Contre le Cameroun, nous avons fait un bon match sur les plans tactiques et techniques, puis lors du dernier match, nous avons joué à dix contre l’Angola et avons perdu. Le bilan n’est point flatteur mais nous n’avions pas le choix et ne pouvions pas faire mieux contre des équipes solides et bien préparées. Vous savez, le football ne ment pas et la vérité est sur le terrain, si chacun fait son travail et reste à sa place, les résultats seraient meilleurs, mais certains responsables ont tendance à se mêler de tout sans savoir de quoi l’on parle. |
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Africafoot.com: Cette situation a-t-elle été difficile à gérer? |
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Stephen Keshi: Très difficile. C’était pour moi comme un coup d’état. Je ne comprenais pas ce qui arrivait. Mais à l’avenir, cela devrait aller si tout le monde reste à sa place. |
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Africafoot.com : Cette compétition aurait-elle pu être mieux préparée? |
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Stephen Keshi: Oui. Depuis le dernier match de Brazzaville, après notre qualification, il n’y avait aucun entraînement et depuis décembre, aucun match amical. Je ne suis pas un marabout ni un sorcier, j’ai réussi à qualifier cette équipe en coupe du monde parce que les joueurs ont adhérés à mon discours, maintenant si certains pensent qu’ils peuvent fonctionner sans moi, en allant chercher un sorcier blanc, c’est leurs problèmes et ils devront assumer ensuite, car dans la vie on fait des choix. En 2004, les dirigeants de ce pays ont le choix Stephen Keshi et ils voulaient une qualification à la CAN en Egypte, j’ai rempli mon contrat avec un bonus en prime, la coupe du monde en Allemagne, vous croyez que celui qui me remplacera la gagnera? Plusieurs dirigeants du football africain pensent que la vraie «sorcellerie» se trouve en Europe, je dis non, nous avons de bons sorciers qui ne demandent pas grand-chose pour servir son football. |
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| Africafoot.com : Avez-vous un plan de bataille pour le Mondial? | |||
Stephen Keshi: Ce qui est important pour moi, c'est le planning et l'organisation. Si nous planifions un bon programme et débutons les stages à |
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Africafoot.com: A propos de votre succession, êtes-vous au courant des rumeurs sur votre limogeage? Cela vous perturbe-il? |
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Stephen Keshi: Jusqu'à présent, ni la fédération ni le gouvernement ne m'ont informé d'une nouvelle. J’ai entendu ces rumeurs, mais pour moi, peu importe. Je suis fier du travail que j’ai accompli au Togo. Si d'aventure la fédération pensait que la mauvaise campagne de la CAN est de ma faute et souhaitait me remplacer, ce ne serait pas si grave ! Je me suis investi dans mon travail et tout le monde le sait dans ce pays, maintenant si les responsables pensent que nous ne pouvons plus travailler ensemble, je ferai mes valises et je m’en irai ailleurs, c’est la vie! Vous savez, vous ne pourrez jamais obliger quelqu’un à vous aimer, mais vous pouvez l’obliger à vous respecter, je crois que mon bilan, au vu du CV des Eperviers du Togo, est plus que positif et je remercie tout le staff qui a travaillé avec moi et surtout les joueurs qui m’ont écouté jusqu’à ce jour. |
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