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La presse marocaine a rendu hommage à Marc-Vivien Foé

Correspondance de Cheikh Mbacké Sène

La presse marocaine n’a pas été en reste pour rendre un vibrant hommage au footballeur Camerounais, Marc-Vivien Foé, décédé lors de la demi-finale qui opposait son équipe à la Colombie, le 26 juin dernier. Un décès qui ravive dans le Royaume le souvenir d’un joueur du WAC, terrassé dans les mêmes conditions lors d’une (tenez-vous bien) demi-finale. "Camerounais, mes condoléances pour Marc-Vivien Foé", m’ont à maintes reprises adressé bien des Marocains que j’ai eus à côtoyer dare-dare dans les rues de Casablanca ou de Rabat. Des Marocains avec qui je n’ai aucune affinité, et qui pourtant, juste pour la couleur de ma peau, m’ont cru compatriote de Foé, compatriote d’un valeureux Lion tombé au front. Quel honneur ! Quelle fierté ! Visiblement, le choc du peuple camerounais n’avait point ménagé les Marocains, grands adeptes de football, mais aussi admirateurs de toujours de la sélection camerounaise. Ils avaient été tout aussi atterrés. Surtout que dans l’un des mythiques clubs de Casablanca, au Raja, évolue un compatriote et grand ami de Foé, François Elokan. Ceux à qui la tragédie de Gerland avait échappé le jour (26 juin 2003) à la télé, ont pu être au parfum le lendemain grâce à la presse. La presse écrite arabophone comme francophone avait grandement joué son rôle. Elle a su rendre un vibrant hommage à Marc-Vivien Foé.
Elle a été généreuse de qualificatifs à l’égard de celui qu’elle a tout simplement qualifié de "véritable Lion", mais aussi à l’égard du Cameroun qui les avait pourtant sorti de "leur" Coupe d’Afrique des Nations, en demi-finale, en 1988. Pour bien des Marocains, cette épisode est de loin oublié. D’ailleurs seuls deux journaux en ont fait part, où ils ont plus chanté les gloires de cette équipe qui est tout simplement le symbole vivant du football africain. Les confrères du Royaume ont trouvé les mots justes, abondant dans le même sens, et exprimant leur douleur et leur compassion au peuple camerounais. Pour eux, ce Lion donné pour mort à l’état civil, est aussi resté ce symbole aussi vivant dans les cœurs que feu Youssef Belkhouja. Ce dernier, était un joueur du Wydad qui est décédé des mêmes circonstances (crise cardiaque en plein match) le 28 septembre 2002, lors d’une demi finale (derby) de la Coupe du Trône qui opposait le Raja de Casablanca et son équipe.
Correspondant à Casablanca, de Cheikh Mbacké Sène

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