Football, Union des Peuples Archives
Quand le football devient fraternité…

Par Jacques Roux

La rivalité, le pouvoir et l’argent divisent les hommes.

La douleur, la tristesse et l’émotion les unissent.

Tous les spectateurs et téléspectateurs qui ont assisté à la finale de la Coupe des Confédérations, opposant le Cameroun à la France, n’ont pu que ressentir la même émotion : celle de milliers de cœurs qui battaient à l’unisson, faisant ainsi revivre pendant quelques heures celui de Marc-Vivien Foé, qui a, lui, cessé de battre. Avant et surtout après le match, pour ne pas dire aussi pendant, nous n’avons pas vu deux équipes, mais une seule; des hommes solidaires, unis par les mêmes sentiments, et se soutenant mutuellement.
Il est alors d’autant plus regrettable d’avoir pu lire, sur certains sites Internet, immédiatement après le match, la réaction de certaines personnes, déclarant que les Lions n’avaient même pas été capables de gagner, et que jouer ce match n’avait servi à rien. Est-il besoin d’accabler davantage ces joueurs déjà dans la peine, qui ont été si admirables de courage, de dignité et d’humanité ?
Ces moralisateurs se disent pourtant fans des Lions Indomptables ! Il n’y a vraiment rien à ajouter à leur sujet, tellement leurs propos sont déplacés, sauf qu’ils n’ont probablement rien compris, ni au sport, ni aux relations humaines. Oublions-les.
Si ce trophée a naturellement été dédié à Marc-Vivien Foé, il est une personne qui nous a profondément touchés: son épouse. Présente à la rencontre, soutenue par ses proches, elle nous a donné une belle leçon de courage et d’altruisme. Par amour pour son mari, par amitié pour ses coéquipiers et par respect pour son pays, elle était là, tout simplement. Merci, Madame Foé, de nous avoir montré, par votre seule présence, qu’on peut penser aux autres malgré sa propre douleur, et que c’est en restant unis qu’on peut la surmonter.
Jacques Roux

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