La Revue de presse anglaise Archives
Autour de Marco…

“GREAT PLAYER AND GREAT MAN” .

Par Charly Mouna, envoyé spécial à Londres

Marco "17" en quelques lignes…

1er mai 1975 : Naissance à N’kolo (Cameroun)
1991 : Canon de Yaoundé.
1993 : Finaliste de la CAN junior.
1994 : Participation Coupe du Monde aux Etats-Unis
Septembre 1994 : Arrivé en France, à Lens.
1996 : Participation à sa première CAN, en Afrique du Sud.
1998 : 2ème participation à la CAN, au Burkina Faso.
1998 : Champion de France.
1998 : Privé de Coupe du monde, à cause d’une fracture de la cheville. Une blessure qui va le priver d’un transfert à Manchester United.
Janvier 1999 : Transfert à West Ham.
Février 2000 : Vainqueur de la CAN au Nigeria (2 buts)
Mai 2000 : Transféré à Lyon.
2001 : Champion de France.
Février 2002 : Vainqueur de la CAN à Bamako (1 but).
Juin 2002 : Participation Coupe du monde.
Juillet 2002 : Prêté à Manchester City. Auteur de 9 buts en championnat.

Unanime ! La presse anglaise a salué dans son ensemble, la mémoire d’un grand homme, mais surtout celle d’un "géant" du football international. Et le moins qu’on puisse dire est que la tragédie qui s’est abattue sur la famille du football le 26 juin dernier, a mobilisé la rédaction des plus grands quotidiens d’information.
"Soccer Horror !", C’est le titre choc qui accompagne l’image stupéfiante sur la une du "Sun", l’un des tabloïdes de la presse britannique. Notre confrère Andy Will insiste (page 13) sur la vie et l’œuvre du footballeur, tout en mettant l’accent sur les conditions climatiques particulièrement difficiles (30°), dans lesquelles s’est déroulée la rencontre du 26 juin à Lyon. Le quotidien accorde également une page à Harry Redknapp, le manager du joueur, qui l’avait fait venir à Hupton Park, l’antre des "Hammers". L’homme d’affaires parle de "Great player, Great man", tout en soulignant qu’il projetait de voir son protégé et ami rejoindre les rangs de Porthmouth, récemment promu en Primer Ship.
Dans les colonnes du "Evening Standard", Paul Aldrigde, le manager de Westham parle avec émotion de celui que le personnel du club avait baptisé "Mr Smiley", à cause de sa gentillesse. "Il était toujours disponible, et jamais nous n’avons eu à nous plaindre de son comportement", surenchérit le boss du club londonien.
"Quand on considère la rigueur médicale à laquelle sont soumis les joueurs, c’est difficile d’accepter qu’une telle chose puisse arriver !" Va aussi lâcher dépité, Trevor Brooking, l’une des légendes vivantes du club, après avoir présenté ses condoléances à la famille Foé .
Stephen White du "Daily Miror" va plus loin dans son analyse, en évoquant les problèmes de santé encourus par le joueur avant la rencontre. Et lui de poser clairement la question quant à la responsabilité éventuelle du staff camerounais dans cette tragédie: "Marco Foé a-t-il insisté pour jouer, alors qu’il n’était pas apte à le faire ?"
" Tribute to Marc-Vivien Foé". Titrait Graham Walker dans un article parut dès le 27 juin, sur le site officiel du club de West Ham. Le club rappelle ses liens étroits avec la famille Foé, qui malgré son bref passage au Upton Park, n’a laissé que de bons souvenirs.
"Marc, this is for you". Comme pour rendre un dernier hommage à l’immense joueur, mais aussi au compagnon et à l’ami, le "Mirror sport" publie une photo édifiante des joueurs de l’équipe de France, formant un cercle, l’index pointé vers le ciel, après le but de Thierry Henry, contre la Turquie. Mais, la palme revient incontestablement à "Sky Sport", la chaîne de télé, qui a consacré les journées du 27 et 28 juin à essayer de comprendre le pourquoi de cette tragédie. Les unes après les autres, les personnalités du football se succèdent sur les plateaux de télé, pour montrer leur indignation, et apporter leur soutien à la famille du défunt. Incontestablement, la presse anglaise a rendu un hommage au Camerounais Marc Vivien Foé, et le respect affiché par les Britanniques à l'homme, démontre tout le charisme du personnage Marc Vivien Foé.
Aussi, trois jours après la tragédie, la mobilisation de la presse ne fléchit pas outre-Manche. Manchester City avec lequel Marc-Vivien a disputé le dernier championnat, a même racheter une page centrale du "SUN " pour annoncer l’ouverture d’un compte, destiné à récolter des fonds en vue de créer une fondation, qui porterait le nom du joueur. D’autre part, Le club mancunien a décidé de ne plus attribuer le numéro "23" aux joueurs. L’heure est à la solidarité, et aux différentes actions à entreprendre pour venir en aide à la famille du joueur. Mais cependant, une question reste présente dans toutes les rédactions anglaises : "Why?"
Charly Mouna à Londres

Réagissez...