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Dirty Monday: Le lundi «sombre» des équipes africaines.

Par Charly Mouna

Les huitièmes de finale n’auront pas souri aux formations africaines. Sur les trois présentes, aucune n’est arrivée à se hisser au stade des ¼ de finale. L’exploit réalisé en 2001, lorsque le Ghana et l’Egypte avaient atteint les quarts de finale en Argentine ne sera donc pas réédité. Dommage car Burkinabés, Egyptiens et Ivoiriens qui se sont battus avec leurs armes, ont tous les trois péché par manque de réalisme. Il y a des jours, décidément où rien ne fonctionne…
Egypte – Argentine (1-2) : Ils ont frôlé l’exploit !
En début d’après-midi, les «Pharaons du Nil» sont tombés les premiers, à l’issue d’une rencontre âprement disputée face au champion du monde en titre, l’Argentine. Il a fallu recourir au but en or (de plus en plus controversé), pour voir les «Albicelestes», venir à bout des champions d’Afrique en titre. Un match plein de la part du capitaine Ekramy et sa bande, qui ont fait plus que jeu égal avec les joueurs de Hugo Tocalli. Ce sont les Argentins par Cavenaghi qui ont ouvert le score à la 27ème de jeu. Mais les poulains de Ali Shehata, bien organisés, vont revenir à la marque grâce à Rida Metwaly, trois minutes avant le repos (42ème). Et ce n'est qu'à la 110ème minute de la rencontre qu'ils vont céder sur un nouveau but de Cavenaghi, alors qu'on se dirigeait vers la séance des tirs aux buts. On était déjà triste en ce début de soirée d'avoir frôlé l'exploit, face aux quadruples champions du monde, mais nullement abattu. Et vu ce que le Burkina Faso, qui rentrait en scène, après la chute des "Princes du Nil" avait montré jusqu'alors, on se disait que les "Etalons" piétineraient les Canadiens...
Burkina Faso - Canada (1-0) : LA DECEPTION
Dans la bataille tactique qui a opposé les «Etalons» du Burkina Faso aux «Canucks» Canadiens, ce sont les Nord-Américains qui ont eu le dernier mot. La partie d’échec amorcée d'emblée par les deux coachs, a été âpre et éprouvante pour les nerfs. Sur le terrain, la confrontation a été féroce… comme prévue. Dans ce genre de combat indécis, c’est bien connu, la moindre erreur est fatale, et se paie comptant. Au jeu des nerfs, ce sont les joueurs de Mart Nooij qui ont craqué les premiers. Une erreur de casting de la part de l’excellent défenseur Coulibaly Amadou (mauvais repli), a permis à Simpson d’ajuster Diakité Daouda, le portier des «Etalons». Dès lors, les «Verts et Jaunes» vont se lancer à l’assaut des buts Canadiens, de manière désordonnée, sans jamais trouver la faille. Dominateurs dans l’ensemble, Zongo et ses frères n'ont pas amélioré leur point faible… le manque de réalisme en attaque. Jamais, Bance, encore moins Ouedraogo, n’ont su mettre hors de portée une défense canadienne remarquablement organisée autour de son capitaine Hutchinson Atiba. L’équipe la plus impressionnante sur le plan de l’organisation a donc quitté prématurément le tournoi, au grand désarroi du public de la ville d’Abu Dhabi, qui l’avait déjà adoptée. Mais une chose est sûre. Un groupe (solide !) est né.
Côte d’Ivoire 0 - Etats-Unis 2 : Le desarroi des "Elephanteaux"
Et comme un malheur n’arrive jamais seul, la Côte d’Ivoire allait elle aussi sombrer dans son duel contre les USA. Par sa défense d’abord, mal organisée comme d'habitude et sanctionnée d'entrée de jeu (septième minute)par un but de Justin Mapp, contre le cours du jeu. Il était dit que les Africains ne seraient pas à la noce ce jour. Adu Freddy, le prodigue américain, d’origine ghanéenne, était fauché dans la surface de réparation. Ed Jonhson, son coéquipier, exécuta la sentence (2-0). Et comme les Ivoiriens à l’image des Koné Aruna, et Adolphe Tohoua, butaient sur l’excellent gardien américain Steve Cronin, leur glas allait sonner à une minute du repos, sous la forme d’une expulsion. Celle de Drissa Touré son gardien, qui avait eu le malheur de toucher un ballon chaud de la main, en dehors de sa surface de réparation. Triste record pour les protégés de Mama Ouattara, puisque c’était la deuxième expulsion pour un gardien, après celle de Yéboah Daniel, lors du match précédant. Le reste de la rencontre sera un festival de maladresses et d’incompréhension de la part des «Eléphanteaux», qui ont sombré corps et biens, face à des Américains remarquablement organisés en défense. A n’en pas douter, ces "Yankees" poseront des problèmes à leur futur adversaire. A commencer par l’Argentine, dès les ¼ de finale.
Charly Mouna

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