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Côte d’Ivoire/République d’Irlande (2-2): Les Eléphanteaux de Côte d’Ivoire se font une grosse frayeur

Par Jacques Roux

Dans une coupe du monde qui réserve d’énormes surprises à tous les observateurs présents aux Emirats Arabes Unis, la Côte d’Ivoire fait partie des équipes qui allient le meilleur et le pire. En effet, les protégés de Mama Ouatara ont étalés leur savoir faire et leurs lacunes devant une équipe irlandaise largement à leur portée. Dans une partie engagée sur des chapeaux de roues, les camarades de Jean-Jacques Gosso Gosso (Capitaine des Eléphanteaux) auraient dû plier le match avant l’entame de la deuxième mi-temps. Le Lorientais Antony Koutouan, André Zaki (Stade d’Abidjan) et l’attaquant de Lierse en Belgique, Adolphe Tohoua, sont passés plusieurs fois tout prêt des buts gardés par l’excellent gardien irlandais, Henderson Wayne (Aston Villa). Les Ivoiriens, nous ne le dirons jamais assez, ont une équipe qui peut battre n’importe quelle formation dans ce tournoi. Il faut reconnaître que c’est un véritable hold-up que les poulains du coach Smith Gery viennent de réaliser ce soir. Ils ont même failli obtenir une victoire à la 88ème minute sur un corner, contre le cours du jeu.
A l’image de toute la rencontre, les Irlandais ont subit le jeu et se sont regroupés autour de leur gardien pour stopper les incursions de Tony Koutouan qui, à lui tout seul, mobilisait le gros de la troupe du capitaine Stephen Capper. Par deux fois, les Irlandais sont revenus à la marque astucieusement (Paisley et Elliot) car ils avaient compris où se trouvait la faiblesse de la sélection ivoirienne. En effet, l’axe de la défense des Eléphanteaux ressort des lacunes de positionnement et d’appréciations. Souleiman Bamba (PSG) et Gbaliou Kouyo ont du mal à se parler. En plus de cela, ils ne sont pas dotés d’une lecture aigue du jeu. Seul le gabarit fait la différence dans les interventions sur… l’homme. Pour devenir professionnel et aspirer à intégrer un club européen, le sens tactique et le positionnement des joueurs sur le terrain sont des critères qu’apprécient les entraîneurs. De telles erreurs de jugement ne sont pas acceptables de joueurs qui viennent du Paris Saint Germain (pour Bamba) et de Lecce en Italie (pour Kouyo).
Ce match contre l’Irlande aurait pu se terminer par un score de 5 buts à 2 en faveur de la Côte d’Ivoire que tout le monde trouverait cela normal, mais les enfants de Mama Ouattara ont confondus vitesse et précipitation. Avec une attaque comme celle affichée par les jeunes espoirs du football ivoirien, l’on peut dire que la Côte d’Ivoire peut atteindre la finale de ce 14ème tournoi de coupe du monde junior. Mais cela passe par un certain sens de compréhension tactique, une grande solidarité d’équipe et surtout plus de réalisme au moment de la concrétisation des actions qui sont pourtant bien menées. Koutouan, Tohoua, Gosso Gosso, Arouna Koné et Saki qui ont vendangés un nombre incalculable d’occasions de buts, devraient avoir un peu plus de sang froid à l’avenir. La qualification aux 1/8ème de finale passe par là.
La sortie de Daniel Yeboah (Photo) n’est pas venue pour arranger les choses, lors de la prochaine rencontre contre l’Arabie Saoudite, les Ivoiriens seront privés du Bastiais. Une expulsion stupide à mettre à l’actif du manque de communication qui habite le compartiment défensif des Eléphanteaux. En effet, Jean Kipré (PSG) n’a pas vu son gardien trop avancé de ses buts, il lui a fait une passe en arrière de la tête et Daniel Yeboah a joué de la main alors qu’il se trouvait hors de sa surface… coup franc et carton rouge (75ème). Inadmissible! Impardonnable ! La leçon sera-t-elle apprise ? Mama Ouattara trouvera t-il le chemin des huitièmes de finale vendredi prochain (05/12/03) devant une sélection d’Arabie Saoudite qui voudra certainement sortir de cette compétition avec panache ?
Jacques Roux

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