CAN Juniors 2001
CAN JUNIORS 2001: Bilan de la Compétition

Dimanche 1er Avril 2001.Finale pour la 3ème place.
Stade National de Addis -Abéba .
Spectateurs : 30.000
Finale pour la 3ème place Egypte 2 Ethiopie 0
Arbitre : Evehe Divine (Cameroun ).
Buts : Hossam Abdel ( 3' ), Abdel Waled ( 86 ' )
Avertissements : Egypte : Reyad, El - Atrawy, Shobi .
Ethiopie : Ermias.
Egypte : Shobi- Mostapha mohamed, Mahmoud, Hossam Ghali , Abdou Moslem-Hossam Abdel ( Abdel Satar ), Shawky, Reyad, El- Atrawy ( Amin mohamed )-Hamza Gamal, Shehata ( Abdel Waled ).
Entraîneur : Shawki Gharib.

Ethiopie : Adamu -Fekadu, Swedu, Yonas, Ermias- Getu, Bekele, Ashenafi, Anglan ( Hussien )- Yordanos,Dawit , (Alemayoh ).
Entraîneur : diego Grazzito

Finale : Angola 2 Ghana 0
Arbitre : M.El Beltagy Reda ( Egypte ).
Buts : Mendoça ( 53' ), Lolo ( 85 ' ).
Avertissements : Angola : Lolo , Dedas.
Ghana : Pappoe.

Angola : Lama - Mateus, Vemba, Dedas, Miloi, Kikas- Mendoça, ( Carlitos ) , Lolo, Manuel ( Fofana )-Gilberto ( Cap),
Mantorras.
Entraîneur : Goncalves.

Ghana : Banahene- villars ( essien ), Pappoe ( cap ), S. tetteh- Kainyah, Oduro, Boateng, Muntari, Taylor ( Ibrahim ) -Pinpong ( Samuel Thompson ).
Entraîneur : Afranie.

Les déceptions.
La palme revient incontestablement au Nigéria. Quatre fois consécutivement champions d'Afrique entre 1983 et 1989, les "Flaying Eagles" ne sont pas apparus sous leur meilleur jour. Deuxièmes en 1999 derrière le Ghana à Accra, avec la génération des Julius Aghahowa, Pius Ikédia, ils ont cette année réalisé la pire CAN de leur histoire. Une équipe sans âme, au sein de la quelle aucun élément n'est paru capable de sortir l'équipe du naufrage.
Derniers du Groupe B, avec un seul petit point ,et un but marqué ( Ofomba ), les nigérians terminent avec l'une des moins bonne défense du tournoi ( 6 buts encaissés en 3 rencontres ), avec au passage le cinglant revers (4 -1 ) face aux "Black Satellites" du Ghana. Que dire aussi de la défaite non moins significative ( 2-0 ) devant l'Angola, dans ce qui était considéré comme le match de la dernière chance pour les joueurs, ainsi que pour leur coach, l'ancien capitaine de l'équipe A, Stéphane Késhi. Une chose est certaine : Ca va bouger à la tête des "Aigles" !
Le Cameroun qui avait battu le rappel de tous ses joueurs évoluant à l'extérieur du pays (13 sur les 18 joueurs!), n'a pas apporté ce qu'on pouvait attendre de lui . Annoncé comme l' épouvantail du tournoi, il n'est jamais parvenu à imposer son jeu. Modeste Mbami, le Champion Olympique appelé en renfort pour catalyser le jeu de l'équipe, a été transparent tout au long du tournoi. Sans liant, mal organisée l'équipe du coach Gweha Ikouam errait sur le terrain. Et aurait pu encaisser de lourdes défaites sans le talent du gardien Kaméni Idriss Carlos. Vraisemblablement, le "puzzle" de stars naissantes n'a jamais été monté. Ce pendant aux crédits des "Lionceaux", ont joindra au gardien Kaméni, le défenseur du F.C. Valence ( D1 Espagne ), Luc Michel Mbeng, qui s'annonce déjà comme un futur "Lion Indomptable".
On aurait pu attendre mieux des "Amajitas" Sud Africains, qui pour leur première participation en 1997 au Maroc, étaient montés sur le podium. Mais, les joueurs du péruviens Agusto Palacios n'ont pas réussi à franchir le premier tour. Malgré cela, ils ont développés un jeu alerte grâce notamment à des joueurs de talents, comme les milieux de terrain Vilakazi et Pienaar, l'attaquant Manyathela, ( 2 buts contre le Cameroun ) et surtout le défenseur Mofokeng. Le jeune libéro ( 19 ans ) de l'Ajax Cap Town ( D1 Af Sud ) est de la lignée des grands. Et marche sur les traces de Lucas Radebe, le titulaire du poste chez les " Bafana Bafana ".
Les confirmations.
Le Mali, sans atteindre les sommets, a justifié sa position d'outsider. Invaincus en 3 rencontres, les "Aigles", auraient même mérités d'accéder aux demi- finales. Lors du dernier match de poule face au Ghana, alors qu'ils menaient par 1 but à 0 ( M. Diallo), et qu'ils étaient qualifiés, les poulains de Mamadou Coulibaly se sont fait remonter au score dans les arrêts de jeu , sur un coup franc magistral de I. Addo. Cette équipe qui ne connaîtra pas le même destin que sa devancière ( 3ème de la coupe du monde au Nigéria en 1999 ),avait pourtant de l'allant. Et, des joueurs comme Djibril Sidibé, ou Dabo Oumar, pourraient se retrouver parmi les 22 "Aigles" qui vont défendre les couleurs du pays lors de la CAN séniors, en 2002 à Bamako.
Les Egytiens n'ont pas failli à leur tradition. Et ont observé comme d'habitude les deux mots d'ordre qui caractérisent leur football. Rigueur et réalisme. Incontestablement, les "Enfants du Nil " ont montré un savoir faire étonnant pour des joueurs de cette catégorie d'âge. Maîtres dans l'art de défendre ( la meilleur défense du tournoi ), les "Pharaons" n'ont pas eu leur pareil pour geler le jeu, et endormir l'adversaire (demandez aux ghanéens ce qu'ils en pensent ...). hormis la deuxième mi-temps face à l'Ethiopie dans le match de poule ( 2-2 ), ils ont contrôlés toutes les autres rencontres, en prenant d'entrée la mesure de leurs adversaires. Au sein de ce collectif très au point, on peut ressortir des individualités comme le gardien Shobi, sobre et efficace, les milieux de terrain Hossam Abdel, ( déjà professionnel à La Gantoise en Belgique), et Reyad Abdel (retenez bien ce nom ! ), ainsi que les puissants attaquants Shehata, et El Yamany (3 buts). Les "Black satellites" du Ghana ont enchanté tant par leur maîtrise collective que par leur technique individuelle. Ils ont été l'équipe de la première semaine, en réussissant le match parfait face au Nigéria ( 4 - 1 ). Les Pinpong, Kainyah, Muntari ont offert au public Ethiopien une véritable démonstration de jeu à une touche de balle. Curieusement, les poulains du coach K. Afranie se sont progressivement éteints en demi- finale, face à l'Egypte, avant de sombrer totalement en finale. Charles Taylor le détonateur , n'arrivant plus à amorcer les mouvements offensifs. Quant à Ismaël Addo, il paraissait émoussé par toutes les campagnes qu'il avait mené avec succès aussi bien avec le " Heart of Oak " que chez les A ghanéens, qu'il a intégré depuis bientôt un an.
Les révélations.
Peu d'observateurs attendaient l'Ethiopie à ce niveau. Sur leur terre, les " petits hommes verts " n'ont pas déçus. Ils ont fait le spectacle, et auraient pu se qualifier aisément sans un manque de réalisme flagrant lors de la rencontre face au Cameroun, au cour de la quelle ils ont manqué un nombre incalculable d'occasions. Après avoir raté un pénalty (Ashenafi) face à l'Egypte, à la toute dernière minute de jeu, lors du 2ème match de poule, les Ethiopiens ont signés leur unique succès dans ce tournoi en écrasant l'Afrique du Sud, sur le score de 4 buts à un. L'équipe dirigé par le français Diego Garzito a ce pendant montré ses limites sur le plan physique. Alors qu'on aurait pu penser que l'altitude jouerait en sa faveur, elle s'est liquéfiée en demi-finale, avant de montrer un bien pâle visage lors du match pour la 3ème place, face à l'Egypte ( 0-2). Dans cette formation, qui a pratiqué un football généreux, porté invariablement vers l'avant ( et sans retenue ! ), certains joueurs méritent d'être cités. Car ,bien que ne disputant pas un championnat médiatisé, ils ont le niveau international, et pourraient faire le bonheur de nombreux clubs étrangers. Comme Ashenafi ( 2buts ), le milieu de terrain récupérateur et précieux dans la relance, ou Yordanos (16 ans), l'avant centre- poison ( 2 buts ), qui a aussi disputé la dernière CAN cadet aux Seychelles, en Février dernier.
Pour leur première participation, Les Angolais ont fait sensation. Alors que toutes les équipes s'étaient préparées en altitude, eux, ont choisi le Brésil et la mer. Résultats : Les joueurs de Gonçalves ont terminé le tournoi, les plus frais. Comme quoi.... Les "Palanquinas Negras" d'Angola sont monté en puissance au fil des matchs. Après une courte défaite dans les dernières minutes face au Ghana et Boateng ( 1-0 ), ils ont tenu en échec le Mali, avant de surclasser le Nigéria (2-0 ).La demi- finale face à l'Ethiopie a été une formalité. Les lusophones , étonnant de technique et de puissance à l'image de Mateus "l'avaleur d'espace" dans le couloir droit, se sont nettement imposés ( 5-2 ). En finale, après une première période prudente, mais qu'ils ont parfaitement maîtrisé, les " colombes " sont passés à l'offensive. On a alors pu admirer la classe des Gilberto , Lolo, ou Mendoça, (auteur du premier but ), et surtout celle de Mantorras. Meilleur joueur et meilleur buteur ( 4 buts ) de la CAN, le nouveau joueur du Benfica de Lisbonne ( D1 Portugal ), fera encore parler de lui. La manière dont il s'est débarrassé de S. Tetteh, le défenseur ghanéen en finale avant de servir Lolo pour le deuxième but de son équipe, montre toute l'étendue de sa classe. Agé de 19 ans, il a toutes les qualités requises pour devenir le successeur des Paolao, Akwa, et pourquoi pas Jordao*.
*Avant centre talentueux de Benfica de Lisbonne et du Portugal dans les années 80, ce joueur d'origine Angolaise s'était signalé lors de l'Euro 84 en France, en inscrivant les deux buts du Portugal face à la France, en ½ finale, à Marseille (France 3 Portugal 2 ) .



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