Bref, le 22 février 1991, après
bien des péripéties naissait enfin la nouvelle Coupe
d'Afrique des Nations Junior. Cette formule, qui regroupe dans un
pays les 7 qualifiés issus des tours éliminatoires ainsi
que le pays organisateur, va donner une nouvelle
dimension à la compétition. Pour la première fois,
les jeunes auront une épreuve à l'échelle continentale
bien à eux, avec seize matchs pour distinguer le meilleur. L'ancienne
formule qui prévalait depuis la création de la CAN en
1979, consistait en des affrontements par matchs allers-retours avec
éliminations directes.
Le véritable but de cette CAN était de servir
de tournoi qualificatif pour le Championnat du Monde. Dorénavant,
en plus de qualifier le vainqueur et ses dauphins pour le mondial, la
CAN Junior va couronner un Champion d'Afrique, et aussi
permettre de mieux apprécier les forces et les tendances qui se
dégagent sur le continent. |
| Les premiers Championnats d'Afrique sous l'ancienne
formule qui se sont disputés entre1979 et 1989 ont été
marquée par une domination écrasante du Nigeria. Omniprésents
tant sur le continent que sur la scène internationale, les "Flying
Eagles" vont remporter quatre de ces six championnats, et se
qualifier consécutivement à quatre reprises pour la Coupe
du Monde. Entre 1983 et 1989, ils vont respectivement venir
à bout de la Côte d'Ivoire, de la Tunisie, du Togo et
du Mali. |
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1979 - Algérie Premier Vainqueur
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Si les "Aiglons" Nigérians
ont dominé les premières années de la co mpétition,
c'est à l'Algérie que revient l'honneur d'être
le premier pays à remporter la CAN, en 1979.
Vainqueurs dans la douleur de la double confrontation qui les oppose
au "Syli National" à Conakry (1-2) l'Algérie
remporte la 2ème manche sur son terrain à Alger (3-2).
Les "Fenecs" d'Algérie seront qualifiés
pour disputer la 2ème Coupe du Monde de la catégorie,
au Japon en 1979, en compagnie de leurs valeureux adversaires Guinéens.
Tout au long de leur parcours, les algériens vont révéler
des talents comme le buteur Djamel Menad, ou le milieu de terrain
Nacer Bouiche, deux hommes qui vont très vite intégrer
la Sélection Nationale. |
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1981 - Egypte Vainqueur du Cameroun
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Deux ans après l'Algérie,
ce sera autour des "Pharaons" d'Egypte de s'illustrer.
Après un match nul (1 - 1 ) à Yaoundé au Cameroun
sur le territoire des "Lionceaux ", les jeunes "Pharaons"
emmenés par leur milieu de terrain à la technique ho rs
paire Tahar Abou Zeid, vont facilement venir à bout du Cameroun
de Louis Paul Mfédé et Ernest Ebongué (2-0),
à Alexandrie (Egypte).
Cinq ans plus tard, les mêmes protagonistes vont se retrouver
en finale de la CAN des "grands" au Caire, pour un nouveau
triomphe des Egyptiens, mais cette fois aux tirs aux but. Le Cameroun
qui avait remporté la toute première coupe d'Afrique
des Nations de son histoire en Côte d'Ivoire en 1984
au détriment du Nigeria (3-1), avait déjà puisé
dans sa réserve de juniors pour rebâtir une équipe
conquérante, digne de celle qui avait échoué aux
portes de la qualification pour le deuxième tour lors du mondial
espagnol en 1982. Ernest Ebongué, Bonaventure Djonkep, Louis
Paul Mfédé, Alain Eyobo, Herman Kingué, Bertin Ollé-Ollé,
avaient ainsi rejoint les Lions, dès 1983. |
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1983 / 1989 - Domination Nigeriane sur la CAN Junior
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De 1983 à 1989, la CAN Junior
sera la "propriété" du Nigeria. Si le pays
n'est pas doté d'un championnat de jeunes digne de ce nom, il est
déjà mieux structuré
que ses voisins pour ce qui concerne la détection des jeunes talents,
qui fleurissent partout tant le potentiel humain est immense. L'encadrement
des jeunes pousses est méthodique, et élaborés par
des éducateurs qui sillonnent le pays et à qui rien n'échappent.
Tantôt relais des parents, psychologues ou gourous selon, mais remarquables
tacticiens, ces hommes sont à la base de la suprématie du
football nigérian dans les catégories jeunes. Parmi ces
"fabriquants" de champions, Olatundé Disu peut
être fier de son oeuvre car, la plus part des nigérians qui
se sont illustrés depuis le début des années 80,
ont été façonnés par lui. Pointilleux
à l'extrême, cet homme qui ne prêche que le culte
de la victoire ne laisse rien au hasard. Pour lui, la compétition
n'est pas un jeu. Et la victoire bien sur, un impératif. On lui
reproche d'ailleurs ses méthodes de préparation commando.
Mais le "barbu" n'en a cure. Champion du monde Cadet en 1985,
il mènera ses joueurs en finale de la Coupe du Monde junior en
1989.
Tout au long de ces années fastes, le football nigérian
va révéler des joueurs de grands talents, comme le gardien
Wilfred Agbonabare, l'attaquant Tarila Okorowanta, Humphrey
Edobor le milieu de terrain,qui vont donner au Nigeria son
premier titre au détriment des jeunes ivoiriens Guédé
Gba,Gnato Gbala,Kassi Kouadio , Ben Salah, Youssouf Fofana (2 - 2
à Abidjan puis 2 - 1 à Lagos) en 1983. L'année suivante,
tout ces joueurs vont se retrouver pour disputer la Coupe d'Afrique
des Nations (Abidjan84) en Côte d'Ivoire. |
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1985 - Nigeria vainqueur de la Tunisie
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| En 1985, c'est la Tunisie des
Chokry El Ouaer, Ali Mahjoubi, Jameleddine Limam qui tombent à
son tour devant les "Flying Eagles" (1-1 à Tunis
et 2-1 à Lagos ). Dans cette équipe nigériane, très
dominatrice malgré le score étriqué, se distinguaient
déjà, Alloy Agu, le gardien, Adrew Uwe, le
solide défenseur, la "flèche" Okosiene, et la
"Starlette" de l'équipe, Samson Siasia qui
allait signer pour un long baille avec les "A", et former avec
Rashidi Yékini au début des années 90, un
des duo d'attaque les plus redouté du continent. |
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1987 - L'Aigle Nigerian domine L'Epervier Togolais
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| 1987 c'est au tour des jeunes "Eperviers"
du Togo de finir entre les serres des "Flying Eagles".
Battus à Lomé (1-2), Bachirou Salou et ses camarades
seront surclassés au stade Suruléré de Lagos (3-0),
par une formation nigériane qui avaient énormément
puisé dans l'équipe cadette, première Championne
du Monde de sa catégorie, deux ans auparavant en Chine,
face à l'Allemagne (2-0 ). Nduka Ugbadé, le
défenseur,William Okpara le dernier rempart et surtout Jonathan
Akpoborie et Etin Esin étaient les joueurs clés
de cette formation. La famille du football africain perdit les traces
de Etin Esin qui, pour tous les observateurs était le meilleur
joueur de sa génération et avait un avenir prometteur. Une
sombre histoire en Belgique l'a contraint de s'exiler au Portugal où
il sombra complètement faute d'assistance. |
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1989 - Le Dernier Sacre des "Flying Eagles"
Nigerians
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La double confrontation qui va mettre
aux prises les "Aiglons" du Mali à ceux
du Nigeria en 1989 sera une formalité pour les seconds nommés
(1-2 à Bamako, puis 2-0 à Lagos ). Les Maliens qui avaient
jusque là réussi un parcours re marquable
en sortant tour à tour le Sénégal, lors des
préliminaires, le Maroc au premier tour, l'Egypte
au second et en fin, l'Algérie, tombe cette fois sur beaucoup
plus fort que lui. Malgré ce double revers, l'exploit réussi
par Mamadou Tollo et ses équipiers leur a permis de se qualifier
et d'accompagner en phase finale du mondial, les "Flaying Eagles",
version 89 et leurs stratèges, Oladimeji Mohamed, Christopher
Nwosu, Mutiu Adpoju qui seront finalistes lors de cette 5ème
Coupe du Monde disputée en Arabie Saoudite. |
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1991 - Nouvelle Formule de la CAN - Egypte Vainqueur
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| Vive la nouvelle formule. C'est à l'Egypte
que revient l'honneur d'accueillir les sept autres qualifiés. Les
sept? Non. L'Algérie et la Tunisie vont se désister.
En plus de ce désistement, la CAF avait déjà
enregistrer les forfais en phase qualificative du Burkina-Faso, de
la Centrafrique, du Congo (Brazza), l'Île Maurice, et le Togo.
Des forfaits qui avaient considérablement perturbés
le déroulement de l'épreuve. La nouvelle formule débutait
dans la tourmente. |
La Tunisie et l'Algérie
s'étant donc retirés, ils ne seront que six (3 équipes
par groupe ) à prendre le départ de cette nouvelle aventure
.Cette double défection aura des conséquences
sur le déroulement compétition. Si dans le Groupe B,
le Ghana, et la Zambie se qualifient pour les demi-finales
au détriment de l'Ethiopie, dans le Groupe A, les
choses vont se compliquer car, les trois matchs vont se solder sur le
même résultat nul (1-1 ). Un tirage au sort "cruel"
va classer la Côte d'Ivoire première, suivi de l'Egypte,
et enfin du Cameroun de Alioum Boucar le gardien,qui quitte
la compétition sur ce coup du sort. L'Egypte et la Côte
d'Ivoire vont d'ailleurs se retrouver... en finale, après avoir
respectivement pris le dessus sur le Ghana de Charles Akunnor,
et la Zambie de Dennis Lota, entraînée par
Dixon Chama, qui fut finaliste de la CAN 74...au Caire,
face à l'ex-Zaire, devenu le RD Congo.
En l'emportant sur le score de deux buts à un, les "Pharaons"
Hadi Khashaba, et son coéquipier du National Al Ahly
(D1 Egypte), Walid Salah se sont distingués en devenant
les premiers Champions d'Afrique. Les Eléphanteaux dirigé
par Martin Gbonké Tia à l'image de leur stratège
Michel Bassolé obtiennent une deuxième place bien
méritée. |
Cette première CAN n'a pas eu le succès
populaire escompté. Aussi bien au Caire qu'à Alexandrie,
le public Egyptien ne s'est manifesté qu'à de rares moments,
lorsque les "fenecs" étaient de sortie. Cette
coupe n'a pas non plus eu toute sa s aveur
à cause d'un absent de marque: le Nigéria. Mais où
étaient passé les ogres de la compétition? Omniprésent
depuis la création, le Nigeria n'a pas été
autorisé à prendre part aux éliminatoires de la CAN,
par une décision de la FIFA, pour avoir falsifié
les pièces d'identitité de ses joueurs. Cette attitude regrettable
et irresponsable des dirigeants de la Fédération Nigeriane
de Football (NFA), va priver les jeunes (Olympiques, Cadets, Juniors),
de toute compétition internationale pendant deux ans. Les nigérians
ne seront pas les seuls à connaître ce sort puisque les guinéens
qui sont tombés dans les mêmes travers vont écoper
d'une sanction plus lourde de la part de la CAF (3ans).  |