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LA FAUNE AFRICAINE SE DONNE RENDEZ-VOUS A BAMAKO POUR SE CHOISIR UN ROI
Il y a longtemps que la forêt africaine connaît son Roi, en l'occurrence le Lion. Célébré dans toutes les bandes dessinées du monde, et même au cinéma avec la superproduction hollywoodienne de Disney, le "Roi Lion", sa suprématie ne se discute plus. Et l'on en douterait que les documentaires sur le Serenguiti en Tanzanie (réserve naturelle) nous le prouvent. Les "Etalons", "Lions", "Eléphants", "Aigles", "Fennecks" (Chacals du désert) et autres pensionnaires de la forêt côtoient des astres tels que les "Black Stars" ou même simplement les humains tels les "Pharaons" ou les "Bafana Bafana". On aurait attendu de ceux-ci qu'ils dictent leur loi à cette jungle, mais non ! Ils se font régulièrement déborder par ces quadrupèdes. Le football ne reconnaît à aucune de ces espèces une quelconque suprématie définitive sur sa planète.
En témoigne les déboires des différents Lions que compte la faune footbalistique du continent. Les "Lions Indomptables" du Cameroun, avant de le devenir, ont longtemps été domptés (1èr trophée CAN en 1984), même chose pour les " 'Lions de l'Atlas" qui viennent d'ailleurs de mordre la poussière face aux "Lions" Gaïndés du Sénégal en qualification du prochain mondial, mais primés plus d'une fois à la Coupe d'Afrique des Nations (CAN). Lesquels Gaïndés courent toujours après un premier sacre continental, mais viennent de frapper un grand coup en se qualifiant pour la première fois de son histoire à une Coupe du Monde, celle du Japon et de la Coréee en 2002. Quant aux ex-Léopards rebadgés "Simba" (Lions) de RD Congo, ils courent toujours derrière la fabuleuse équipe de 1974 (Kakoko, Kidumu, Kibongué, Kalala, Kazadi, Kembo, etc.). Les "Aigles" (Malien et Nigerian) ont beau voler très haut et dicter leur loi dans les airs, le retour sur terre est souvent douloureux. Les "Aigles" Maliens courent toujours après un premier sacre continental. Quant aux Nigérians, leur qualification poussive pour la prochaine Coupe du Monde est une indication.
On l'aura compris, la hiérarchie est fluctuante dans cet univers là. Et cette année encore plus que les autres. Nouveau millénaire, nouveau siècle, nouveau trophée (le dernier est définitivement propriété des "Lions Indomptables" du Cameroun), la Coupe d'Afrique des Nations (CAN 2002) du Mali va redistribuer les cartes. Bien malin celui qui pronostiquera le vainqueur final (Roi), tant les candidats au sacre sont légions. Mais au soir du 10 février, la "Jungle" jura retrouvée un Roi, son Roi… Pour deux misérables années. Vous étiez avertis : cette jungle là ne reconnaît aucune suprématie immuable.
Ntoogue Nguembock

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