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Nasser Sandjak : "Les Résultats des Entraîneurs Etrangers ne Sont Pas à la Hauteur du Chèque Qu'ils Reçoivent"
A l'issue du match houleux ayant opposé France-Algérie, nous avons rencontré l'ancien sélectionneur de l'Algérie, Sandjak, pour évoquer la Coupe d'Afrique des Nations (CAN 2002), ses années à la tête des "Fennecs" et l'avenir du football africain. Sans langue de bois, il a accepté d'évoquer toutes les questions sans biaiser. Ambiance.
Africafoot.Com Bonsoir M. Sandjak, vous qui êtes d'origine africaine et un ex-sélectionneur d'une équipe africaine, que pensez-vous de la politique des responsables africains qui se ruent littéralement sur les entraîneurs étrangers, pensant qu'ils font ou feraient mieux que leurs compatriotes ?
Nasser SANDJAK : C'est toute l'histoire de l'Afrique qui se trouve résumée dans cette attitude. Un complexe d'infériorité qui ne s'explique plus. D'autant plus que les résultats de ces entraîneurs étrangers ne sont pas toujours à la hauteur du chèque qu'ils reçoivent. Lorsque j'ai su que le sélectionneur camerounais vainqueur de la médaille d'or de football aux J.O de Sydney, avait été limogé et remplacé par un entraîneur français inconnu, j'ai compris que l'Afrique n'est pas encore sortie de l'ornière. C'est vraiment dommage de se priver des compétences locales pour accueillir des gens qui n'ont pour background que la couleur de leur peau !
Africafoot.Com : Nous allons parler du futur immédiat, la CAN, qui se déroule au Mali en janvier prochain. Quelles sont les équipes qui vous paraissent aptes à intégrer le dernier carré, voire à aller jusqu'au bout ?
N.S : Les classiques de l'Afrique bien sûr. Toutes les équipes qui ont cet objectif lointain qu'est la Coupe du Monde. Cameroun, Tunisie, Nigeria, Sénégal, Afrique du Sud. Pour eux, la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) est un objectif à court terme qui représente une formidable préparation. Ensuite, il y a les seconds couteaux, Maroc, Algérie, Egypte, Ghana, etc., qui peuvent créer la surprise. Je pourrais tout simplement dire que la Coupe d'Afrique des Nations (CAN), a une grande importance aux yeux du continent africain et commence à intéresser l'Europe et l'Amérique du Sud. Tous les spécialistes du football se donnent de plus en plus rendez-vous à la CAN afin de recruter (Managers), de jauger les styles et les tactiques des entraîneurs qui dirigent ces sélections africaines (Entraîneurs) et surtout la presse internationale qui ne manque plus à ce rassemblement du football africain.
Africafoot.Com Avez-vous une idée du potentiel du pays organisateur, le Mali, en tant qu'entraîneur ?
N.S : Non pas vraiment. C'est également un grand problème en Afrique. J'ai été confronté à ce problème lorsque j'étais sélectionneur de l'Algérie. Il n'y a pas d'informations sur ses adversaires, aucune. Le Mali, j'ai découvert lors des tournois de jeunes coupe du monde des moins de 17ans, des moins de 20 ans, c'est tout. Le Sénégal, j'ai découvert lors des éliminatoires de la coupe du monde, en direct. Avant non. Or, dans le football d'aujourd'hui, lorsque vous rencontrez une équipe, il faut avoir des données précises sur elle, sur ses points forts, ses faiblesses, sa tactique. De nombreuses cassettes vidéo vous permettent de visionner vos adversaires. En Afrique, vous n'avez pas tout ça et donc vous avez du mal à avoir une idée de vos adversaires : résultat vous n'êtes pas à l'abri d'une surprise.
Ensuite il y a rarement des confrontations amicales avec des équipes africaines et européennes pour permettre à l'équipe de progresser. Lorsque vous rencontrez une équipe comme le Cameroun, le Sénégal, tous les 4 ans, il n'y a pas de données parce qu'entre temps l'équipe a changé. Par contre, si vous les rencontrez régulièrement, ça permet à l'équipe de progresser et aux entraîneurs de se faire une idée.
Africafoot.Com : Autrement dit pour les entraîneurs l'Afrique est une Terra Incognita ?
N.S : Tout à fait. J'ai connu tous ces problèmes et peux en parler. Les informations sur le football africain sont parcellaires et très pauvres, pourtant nous sommes en France. Il n'y a pas d'archives sur ce football et c'est dommage, quand l'on compte le nombre de grands joueurs qui viennent de ce continent. C'est à se demander ce que font les dirigeants qui se trouvent à la tête de ce sport. J'ai même entendu que les cassettes des matches sont réutilisées pour de nouvelles couvertures de matches, si c'est le cas, c'est tout simplement hallucinant.
Africafoot.Com : Vous parliez des données scientifiques ?
N.S : Non, simplement avoir des informations sur les joueurs. D'où viennent-ils, quelle est leur expérience. Le Cameroun, Nigeria, la R.S.A, donnent aujourd'hui l'exemple. Si ces pays sont abonnés à la Coupe d'Afrique des Nations ou en Coupe du Monde, ce n'est pas un hasard. La plupart de leurs joueurs évoluent dans des championnats européens très huppés.
Africafoot.Com : Y a-t-il une différence entre les pays participant à la CAN et ceux participants à la Coupe du Monde ?
N.S : Depuis quelques temps ce sont les mêmes, alors ! Mais pour ceux qui ne se qualifient que pour la CAN, la différence est flagrante. Le fossé se creuse. Lors des deux dernières Coupes du Monde, on retrouve les mêmes équipes (Cameroun, Afrique du Sud, Tunisie). Il sera très difficile pour les autres pays de les rattraper. Le Togo, le Mali, le Niger, etc... sont en train de cumuler un retard qui risque de s'avérer irratrappable. Le Cameroun en est à sa 4ème Coupe du Monde consécutive : c'est énorme !
Africafoot.Com : Dans quels domaines le football africain devrait-il encore progresser pour arriver au top ?
N.S. : Partout. Il n'y a pas un domaine aujourd'hui où l'Afrique est en avance. Mais c'est un ensemble de choses, je pourrais en parler des heures et des heures. Aujourd'hui en Afrique on a encore des conceptions ancestrales du football, on réfléchit encore comme dans les années 70. On en est encore à chercher le joueur qui fera basculer un match, le grand joueur qui va vous faire gagner. Vous avez ensuite des présidents de clubs qui occulte totalement l'entraîneur. Aujourd'hui le football est une science, peut être pas comparable à la médecine ou à la chimie. Mais il y a une dimension scientifique du football qui s'est imposée. On ficelle un match, on amène les joueurs à un tel niveau physique, et l'on en fait un bloc... une équipe où vous avez en face un rouleau compresseur en marche, une vitesse d'exécution phénoménale. L'aspect psychologique est important, paramètre que nous négligeons en Afrique. Préparer psychologiquement un jeune athlète à vivre des grands moments en termes d'intensité, de sang-froid, d'émotion, de gestion de stress, de l'effort et de la compétition; bref, programmer des compétiteurs. Il faut ensuite que nous comprenions qu'une équipe, c'est aussi un staff technique de haut niveau, un psychologue de haut niveau, une préparation physique de haut niveau, une diététique efficace, la gestion du sommeil, tiens ! Prenez un joueur africain et parlez-lui de sommeil. Comment il dort, ses phases de sommeil, de récupération etc... autant de choses qui paraissent anodines ici et qui là-bas ne sont pas encore rentrées dans les mœurs. C'est ce que font toutes les équipes européennes, et c'est cette voie là que l'Afrique doit choisir si elle veut un jour rattraper son retard. Vous avez vu comme moi comment le jeu va très vite aujourd'hui; l'équipe de France a fourni une prestation de haut niveau. Tout le monde a senti qu'elle avait levé le pied à certains moments contre l'Algérie, et quand elle décidait d'accélérer, il se dégageait une telle puissance physique sur le terrain que les Algériens était au bord de la rupture. Prenez le gabarit d'un joueur français et comparez-le avec celui d'un joueur Algérien il n'y a pas photo. Le français parcourt tout le terrain et revient en explosion! Pfouff, incroyable !
Il y a longtemps qu'ici on ne parle plus de tours de terrain, c'est fini, dépassé depuis 10 ans. Aujourd'hui on prend des charges et on travaille sa musculation, son physique. Il faut des garçons capable de répéter 100, 200 fois un 100 mètres et la progression se fait à partir de la base. Il faut prendre des joueurs de 14/15 ans qu'on met en formation et non à 25 ans. A cet âge là, on ne parle plus de formation.
Africafoot.Com : L'informatique joue également un rôle primordial dans cette préparation...
N.S : Oui, l'informatique a un rôle important, surtout en base de données qui permettront de classer chaque joueur et les adversaires. Maisaussi beaucoup de limites. On ne peut pas jouer avec la nature humaine comme ça. Informatiser un homme est impossible. Tu peux t'en servir pour rentrer des données, à te donner des chiffres bien clairs et précis, une aide-mémoire en quelques sorte. Tu veux avoir des données sur un match en Europe ? Tu récupères des cassettes et tu visionnes, dissèques tout le jeu des joueurs. Ce qui permet à l'entraîneur de voir le jeu du joueur adverse, celui de son propre joueur. Ensuite, le joueur va voir sa propre production. Il peut dès lors avoir une discussion productive avec son coach. Si on demande demain au sélectionneur Algérien le bilan chiffré du match, il n'y en a pas. On te dira que tel ou tel a bien joué, l'autre a été bon, ce n'est pas du football moderne ça. Or avec des données chiffrées, des cassettes, tu peux montrer au joueur ce qui a bien marché, ce qui l'était moins, etc.
Africafoot.Com : Parlant de ce match, lorsque vous avez vu ce soir cette équipe, son fonds de jeu, son physique, n'êtes vous pas inquiet pour la CAN qui arrive ?
N.S. : Je ne parlerai pas du match France/Algérie, mais mon expérience en tant que ex-coach de cette équipe, je peux vous dire que j'avais une bande de gars qui avait décidé de poursuivre un objectif commun. Lorsque vous rentrez dans le car qui mène au stade et que l'on ne rigole plus, la concentration et la pression sont au maximum, vous comprenez que vous avez des guerriers, prêts à aller au match, à faire du résultat. Une psychologie de groupe est indispensable. Là, l'équipe est encore en rodage et je crois qu'elle tiendra la route. Je souhaite tout simplement que la sélection algérienne arrive au Mali avec un capital confiance important et cela se passera mieux ensuite. Vous savez que cette équipe n'a que la CAN pour sauver sa saison et préparer le futur, à savoir la Coupe du Monde 2006. Il faut donc que toutes les forces vives de la nation se jettent au travail et que l'Algérie retrouve son football.
Africafoot.Com : Lorsque vous avez repris la sélection algérienne, personne ne donnait chère sa peau, or vous avez quand même ramené un résultat positif, salué même par vos plus acharnés détracteurs ? Et ensuite vous gagner la Coupe de la CAF avec la JSK.
N.S : C'est réel, j'ai été vilipendé mais j'ai tenu bon et rapporté un titre avec la JSK et un résultat inespéré de la CAN. Lorsque j'arrive en Algérie pour prendre l'équipe en main, les gens oublient que j'ai 20 ans de banc de touche derrière moi. J'ai une histoire, une épopée en France. J'ai pris une équipe, Noisy-le-Sec, des amateurs et l'ai conduit jusqu'à un niveau élevé. J'ai travaillé dur, obtenu des diplômes, en tant que joueur, j'étais en même temps entraîneur. Tout ça compte au moment de gérer les hommes. La relation entraîneur/joueur est assez délicate. En Afrique un bon entraîneur a besoin de montrer sa puissance, d'imposer sa force, d'être un fort en gueule ou un père fouettard. C'est également dépassé. Tu deviens un bon entraîneur lorsque tu deviens un bon communicateur, être capable de faire passer ton message, remettre les joueurs à leur poste, avoir une capacité d'écoute, de respect envers le joueur qui est un homme qui réfléchit. C'est par là que l'on arrive à obtenir de bons résultats, les joueurs adhèrent au discours de l'entraîneur . Avez-vous déjà entendu Roger Lemerre pousser un coup de gueule contre un joueur ? Il fait encore plus sobre et plus modeste que Aimé Jacquet une sacrée performance ! C'est dommage que je n'ai pas pu continuer mon travail pour de différentes raisons. Mais c'est la vie.
Africafoot.Com : Assisterez-vous à la prochaine CAN ?
N.S. : Si vous m'inviter, ce sera avec plaisir ! En fait, je vais tout faire pour me libérer afin d'y être. C'est un continent fabuleux. Je ne comprenais pas lorsque des gens qui en revenaient me racontaient toujours la beauté de ce continent, et n'avaient qu'une hâte d'y retourner. Lorsque j'y suis allé, j'en suis tombé amoureux également. Je me rappelle qu'après les entraînements ou les matches, je préférais rentrer à pied, rencontrer des gens, etc. Mon séjour en Afrique m'a rendu plus humble, modeste, je communique mieux et ça m'a remis en place.
Africafoot.Com : La CAF a décidé de confier l'organisation de la CAN au Mali, contre l'avis de beaucoup de personnes, qui pensent que le Mali est moins bien loti que d'autres pays. Or, nous en venons et force est de constater que le Mali a remporté son pari. Leur président, M. Alpha Oumar Konaré, a déclaré "Je n'organise pas la CAN pour la gagner à tout prix, j'organise la CAN pour développer mon pays". Qu'en pensez-vous ?
N.S : Je trouve cette déclaration de bon sens. D'abord, il ne faut pas que ce soit toujours les mêmes pays qui organisent ces événements. Tous les pays, quelque soit leur situation, dès lors qu'ils font acte de candidature, doivent voir celle-ci examinée au même titre que celle des pays plus fortunés. Sinon c'est l'arbitraire et l'exclusion. Ensuite, le président Konaré a raison, si le Mali doit dépenser des milliards et ne rien recevoir en retour, ce n'est pas la peine. Il faut que le Mali gagne quelque chose. A tous les niveaux, infrastructures, hôpitaux, routes, aéroports, stades, hôtels, au niveau financier. Tout ça peut aider à développer le pays. Et en Afrique plus qu'ailleurs, je dis que le football et le social vont ensemble. Par exemple cette Coupe du Monde que l'on devait organiser en Afrique du Sud et qui a finalement échu à l'Allemagne, ça été une grosse déception. Je souhaite de tout coeur que le peuple malien vive sa Coupe d'Afrique des Nations et que cela draine un grand nombre de personnes, cela fera du bien au tourisme de ce pays si les responsables politiques perçoivent bien les choses. C'est là souvent que le bas blesse, tout le monde regarde le côté sportif et personne ne pense à l'aspect touristique. Les dirigeants des pays africains qui organisent cet évènement (CAN) ne développe rien après la compétition, il faut penser à l'après CAN, c'est très important. Je pense que permettre la diffusion de l'évènement sur le plan sportif est bien et c'est le but de ce rendez-vous, mais permettre aussi de faire comme vous à savoir monter une émission qui va parler du Mali sur le plan sociaux culturel, économique et touristique est une initiative qui devrait être bien accueillis par les dirigeants maliens.
Africafoot.Com : La FIFA vient de redistribuer les cartes en disant que la Coupe du Monde 2010…
N. S. : Oui, vous savez, déjà en 1970 ou 1974 on en parlait déjà de la Coupe du Monde en Afrique. Un quart de siècle plus tard nous n'avons pas encore vu l'ombre de cette Coupe du Monde sur le continent. Certains disent que les conditions ne sont pas réunies. Mais quelles conditions ? Ils veulent toujours que la Coupe du Monde soit du soft, du lisse ? Mais la Coupe du Monde doit être à l'image du monde. Or ce dernier n'est ni soft, ni lisse. Si on avait suivi la rotation, c'est une 3ème Coupe du Monde que l'Afrique organiserait aujourd'hui. Mais, on a compris que la Coupe du Monde est devenue une affaire de gros sous, c'est pour ça qu'elle ne prend pas la direction de l'Afrique. Des pays comme la France, l'Allemagne, organiser la Coupe du Monde ce n'est pas l'aspect social qui compte mais plutôt une question de milliards en bénéfice. Le football est quand même le sport le plus populaire au monde, celui qui aide à socialiser des milliers de jeunes et surtout à rapprocher les peuples... Même en temps de guerre.
Africafoot.Com : Comment interpréter le geste de ces jeunes qui envahissent le terrain. On ne l'appellerait pas la haine. Mais n'est-ce pas un amour immodéré de leur pays, l'Algérie, qui les pousse à agir ainsi ?
N.S. : Vous savez, nous vivons ces situations au quotidien. Cela fait 40 ans que je vis dans la banlieue parisienne, je connais bien ce qui se passe. Il y a aujourd'hui de milliers et de milliers de jeunes laissés à l'abandon, comme des fous dans la rue. Et donc tu as une partie qui prône un extrémisme comme on a vu récemment aux U.S.A, d'autres qui sont dans le business. Donc ils arrivent au stade, leur problème c'est de montrer qu'ils existent, qu'ils apparaissent. Il y a des télés, des caméras et ils décident de montrer qu'ils existent voilà tout. C'est un appel au secours qu'ils lancent. Ce ne sont pas des Algériens ! Arrêtons de dire que ce sont des enfants de l'Algérie; la plupart ne connaissent pas ce pays. Ils sont nés ici, ce sont des Français, des enfants de banlieue, avec le problème de l'échec de l'intégration. Ce sont les problèmes de banlieue, d'un côté tu vois le terrorisme, de l'autre tu vois ça !
Africafoot.Com : L'organisation n'a t-elle pas été défaillante aujourd'hui ? A partir du moment où un premier puis un deuxième jeunes sont rentrés sur le terrain, ne fallait-il pas faire intervenir la sécurité ?
N.S : Je ne rentrerai pas dans ce débat de savoir qui a tort et qui a raison. Il faut comprendre que ces jeunes n'ont pas l'habitude de venir au Stade de France, et ensuite comme on l'a dit c'est l'échec de l'intégration de ces jeunes dans une société française qui les laisse à la marge. Les termes comme match de la réconciliation, de la paix, de l'amitié, c'est un match comme un autre; des termes comme ceux-là c'est du bidon. Ce sont des jeunes qui demandent de l'aide, qui appellent au secours...
Africafoot.Com : Après avoir balayé tous ces sujets, que devient monsieur Sandjak aujourd'hui ?
N.S. : j'ai repris mes activités au sein de Noisy-le-Sec, comme entraîneur. Nous sommes en National et nous allons tout faire pour rejoindre la division supérieure. Le travail d'éducateur c'est aussi ça : mettre son survêtement tous les matins et aller au charbon.
Africafoot.Com : C'est une histoire de famille, les sandjak ?
N.S : Non! c'est juste des garçons qui se sont consacrés à leur passion, qui ont appris la droiture et ont appliqué les valeurs d'honnêteté inculquées par leur parents. Tout en sachant qu'en Europe si tu veux faire quelque chose, soit tu as de l'argent, ou alors tu procèdes d'une autre façon, en t'entourant d'hommes de confiance.
Propos Recueillis par Jacques Roux et Ntoogué

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