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| Tous ensemble pour une Afrique qui gagne. Correspondance Uribe |
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Ils sont enfin là, les quadruples champions d’Afrique. Après les exploits des Camerounais, Nigérians, Marocains et, dans une moindre mesure, les Tunisiens et Egyptiens, un seul pays africain au palmarès continental éloquent pour sa version senior, et international pour sa version junior manquait à l’appel: il s’agissait bien du Ghana, plusieurs fois sur la haute marche du football continental chez les seniors et mondial chez les jeunes, et ayant au passage gratifié l’Afrique de plusieurs générations de joueurs talentueux, Abdul Razak, Mensah, Abédi Pelé et bien d’autres. |
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Avec la première victoire du Ghana, 2 buts à 0, en Coupe du Monde, de la plus belle des manières face aux valeureux Tchèques (N°2 au classement FIFA) pétris de talents, à l’image de Petr Cech, Pavel Nedved, Poborski et autre Rosicky, on serait légitimement tenté de dire, sans risquer cette fois de se tromper, que la hiérarchie africaine est rétablie. Cette hiérarchie, la vraie, est constituée des équipes au présent et passé glorieux, quantifiable en terme de trophées et de distinctions, et non à partir des commentaires de journalistes ou de coupures de journaux. La seule valeur d’une équipe se mesure sur le terrain et en terme de victoire ou de trophée: la France est championne du Monde 1998 et le Brésil finaliste 1998. Il n’y a pas de mérite à perdre un match, bien au contraire, une victoire face à un adversaire qui n’a pas démérité donne encore plus de bravoure au vainqueur. C’est d’ailleurs pour cela que la victoire du Ghana est hautement significative, à l’image de celle des Camerounais en 1990, des Nigérians en 1994 ou plus récemment des Sénégalais en 2002. Face aux Tchèques, il y a eu opposition de style, jeu de tactique, maîtrise du jeu de part et d’autre, une réelle volonté de faire un bon résultat par les deux équipes. Bref un match de Coupe du Monde comme on aimerait en revoir et qui sera inscrit dans les annales comme l’une des références en la matière. On aurait pu avoir un résultat de 7 buts à 3 en faveur du Ghana au cours de ce match plein. La seule fausse note de ce match aura été la célébration du deuxième but par l'exhibition du drapeau, non pas du Ghana ou de l'Union Africaine mais ...curiosité des curiosités...d'une nation extracontinentale! C'est la première fois que ce genre de bévue arrive et nous espérons que ce n'est là qu'un moment d'égarement, car nous devons savoir d'où on vient et où on va, ainsi que les valeurs que nous défendons. |
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L’Afrique toute entière est fière du Ghana, de son football champagne, de sa maturité acquise au fil des ans à travers ses multiples trophées continentaux et les campagnes internationales (championnat du monde des 18 ans, Jeux Olympiques etc.). Cette victoire déjà annoncée par leur prestation face à l’Italie est venue prouver qu’être champion d’Afrique à trois, voire quatre reprises, laisse forcément des traces, de la maturité et surtout cette volonté de participer à une Coupe du Monde avec des objectifs précis, à savoir faire un bon tournoi, passer le premier tour, faire mieux que le record africain en cours. Nous disons bravo aux Blacks Stars du Ghana, qui montrent que l’Afrique n’est pas absente à cette grande fiesta du football mondial et que le pays d’Abdul Razak est bel et bien l’un des porte-étendard du football africain, ce qui augure d’une excellente Coupe du Monde 2010, si des décisions sont prises au niveau continental pour que les grandes nations du football aux palmarès connus et reconnus de tous, à l’image du Cameroun, de l’Egypte, du Nigeria, du Ghana, du Maroc, de la Tunisie, du Sénégal puissent se préparer dans les meilleures conditions et surtout être présentes en Afrique du Sud en 2010, car ces nations ont mieux à faire lors d’une phase finale de Coupe du Monde qu’une simple participation. Ces nations peuvent prétendre au titre suprême, si elles sont bien encadrées, mieux préparées à l’abri de toute distraction ou ingérences comme seule l’Afrique sait le faire. |
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C’est maintenant que nous devons préparer la Coupe du Monde 2010, notre coupe du Monde. Le football est la première mondialisation réussie, toutes les nations y sont acceptées et ont les même chances que les autres. Une victoire africaine en Coupe du Monde pourrait être cet électrochoc qui manque aux Africains, pour qu’ils puissent véritablement accepter que la peau noire ne soit pas une fatalité ou synonyme de médiocrité ou de second rôle. Quand on veut, on peut, à condition toutefois de s’en donner les moyens et surtout, de choisir nos vraies ambassadeurs par nous-mêmes, et pas à travers les desiderata de telle ou telle grande nation qui, le plus souvent, déroute nos valeureux athlètes à travers les campagnes de glorification stériles qui servent plus des intérêts obscures qu’une vraie volonté de voir un résultat positif des athlètes en questions. Les Africains doivent être humbles et travailleurs, et tous les secteurs d’activités, sans exception aucune, doivent apporter leur collaboration pour que 2010 soit une fête totale. |
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Les Africains ne doivent ménager aucun effort, nous devons répertorier tous les footballeurs africains à travers la planète, remettre leurs noms aux fédérations respectives. Les joueurs professionnels, eux aussi, doivent jouer le jeu, transmettre aux différentes fédérations le nom des joueurs évoluant dans le centre de formation de leurs équipes respectives. Si toutes nos forces sont conjuguées, il n’y a pas de doute, l’Afrique sortira vainqueur de sa Coupe du Monde en 2010, et par effet d’enchaînement, cette réussite dans l’Union entraînera d’autres réussites africaines dans bien d’autres secteurs. Alors, rassemblons-nous tous pour une Afrique qui gagne! |
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20/06/06
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