| Le Dossier | Archives | ||
|
Par Boubacar Diakité à Berlin |
|||
![]() |
|||
Nous ne nous lasserons jamais d'attirer l'attention des dirigeants du football Mondial sur l'arbitrage, car c'est l’un des secteurs qui constituent le talon d'Achille de la présente Coupe du Monde Allemagne 2006. Ces hommes, désormais en jaune, noir ou orange, se portent de plus en plus mal et, si on n’y prend pas garde dès maintenant, avant la début des quarts de finale, non seulement le présent Mondial sera toujours une source de polémiques, mais également, il pourrait conduire à des circonstances dramatiques, comme celles survenues il y a quelques mois ou années, dans certains stades du monde entier. |
|||
En effet, depuis le début de la Coupe du Monde, les matches se suivent et se ressemblent en matière d'arbitrage, soulignant le mauvais comportement des arbitres. A Nuremberg, parce que les supporters d'une équipe vaincue, celle des Pays Bas, ont voulu manifester leur mécontentement vis à vis de l'arbitre du match, le Russe Ivanov Valentin, la réaction de la police qui s'en est suivie a causé une panique généralisée, ayant conduit à l'effondrement des murs du stade et autres panneaux publicitaires. Le match s'est soldé par des séries d'échauffourées, avec sa pluie de cartons: au total 11 cartons jaunes et 3 cartons rouges. Mieux encore: au lieu des 6 minutes de temps additionnels, comme l’indiquait le 4ème officiel, le russe Ivanov est allé jusqu’à 8 minutes. |
|||
Auparavant, lors de la rencontre Ghana - République Tchèque, à Cologne, l'arbitre argentin Elizondo Horacio (photo) avait sorti 7 cartons jaunes et 1 carton rouge. Bilan: des blessés et des arrestations. A tort ou à raison, l'arbitrage était une fois encore à la base de cet autre drame survenu en fin de match, dans une localité près de Duisburg, entre supporters mécontents et forces de l'ordre. Que dire de l'arbitre anglais de la rencontre Croatie – Australie, quand Monsieur Pool a, au cours du même match, donné trois cartons jaunes au même joueur, Josip, de la Croatie ? Ces brèves parenthèses sur ce qui ce passe en Allemagne sont ouvertes, afin d'attirer l'attention des dirigeants du football sur le fait que cela n'arrive pas toujours qu’aux autres. Dans le but d'éloigner ce spectre de la mésaventure macabre de notre sport roi, il faut à tout prix changer la politique arbitrale du Mondial, sinon le pire est à venir. Or, souvent, à cause de l'arbitrage, nous avons frôlé des situations tout aussi catastrophiques que celle survenue à Turin en 1985, au Mali lors d'une rencontre de ligue africaine des champions, entre le Djoliba et l'Espérance de Tunis, ou encore le drame de la RD Congo, il y a quelques mois. |
|||
Pour ce faire, l'institution de Joseph Blatter doit s'atteler à assainir cette corporation d'hommes en jaune, noir ou orange, qui n'ont que quelques secondes pour prendre une décision sur le terrain. Ceci passe par des séances de recyclage et de tests permanents d'aptitude. Ces arbitres bénéficient de conditions financières acceptables, ce qui leur évite la tentation de négocier des matches contre des espèces sonnantes et trébuchantes. Il faut aussi qu'ils bénéficient d'une indépendance totale vis à vis du comité exécutif de la FIFA ou du comité local d'organisation en place, car même si la règle veut que les arbitres soient sous la tutelle de la FIFA, à travers sa commission d'arbitrage, il ne faudrait pas qu'ils subissent de pression, surtout quand il s'agit des matches du pays organisateur. Evitons donc ces copinages et mascarades avec les arbitres. Nous osons penser que si ce minimum s'applique à nos aux arbitres, dans n'importe quel tournoi, nous ne revivrons plus les polémiques arbitrales que nous observons présentement en Allemagne et qu'il risquent, sinon rien ne change, de conduire la compétition sur un autre terrain, ce qui serait dommage et déplorable pour le football. |
|||
Ici, en Allemagne, tout le monde s'accorde à reconnaître que ces arbitres n'honorent pas le football mondial, et pire, ils qu’ils gâchent le spectacle avec des avertissements qui n'ont point leur place, au point que nous dirons que l'erreur est inhumaine, n'est-ce pas Monsieur ANGEL Maria Villar Llona (photo), président de la commission des arbitres de la FIFA, qui, après avoir confirmé l'erreur d'arbitrage de l'anglais Graham Pool, a souligné que «ce dernier est «un arbitre extraordinaire, ainsi qu'un grand sportif, et que sa personnalité et son immense amour pour le football devraient lui permettre de surmonter cette situation». Quel gâchis sommes-nous tenté de dire, quel gâchis! |
|||
| Réagissez... | ||