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| Lions Indomptables: La catastrophe et la casse étaient inéluctables après l'élimination… |
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La poisse avait commencé le jour où Mbarga Mboua (Photo ci-contre) avait rêvé que les Camerounais devaient tous être en vert au stade. Elle a suivi dans la dépense d'énergie sur les pseudo réunions préparatoires engagées au ministère des sports. Et enfin il y a eu ces billets volés, ce folklore autour des anciens ministres et des anciennes gloires. Ce qui est arrivé aux autres pouvait aussi nous arriver. Mais beaucoup ne l'ont pas cru.
Pourtant, il y avait des signes précurseurs avant cette élimination inattendue. En engageant le match contre l'Egypte sur des chapeaux de roue, les Lions ont fait bouger tout un stade qui brillait de mille couleurs, même si ce n'était que la partie visible de l'iceberg. Les Camerounais, qu'on disait dopés et gonflés à bloc dans les médias publics, ont aligné quelques passes, ont inquiété plusieurs fois la défense adverse et ont réussi leur but en première mi-temps, avant de sombrer définitivement. La suite du match ne sera qu'une succession de passes à l'adversaire, de répétitions sans conviction et un gâchis qui avait commencé dans les salles du ministère des sports et de la fédération camerounaise de Football. Contrairement à Arthur Jorge, qui est presque programmé pour effectuer de mauvais choix, même au niveau de ses sélections, le coach égyptien Hassan Shehata, lui, a su pondérer son match, lançant les éléments qu'il fallait au bon moment. |
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Les entrées de Ta
rek El Sayed, Mohamed Aboutreka et Mohamed Zidan, le nom en dit long, ont rendu les Lions bêtes dans leur propre forêt de Mfandena. Le but d'égalisation, qui a rendu le stade muet, est venu confirmer tous les avertissements que nous avons donnés à ceux qui croyaient qu'ils avaient déjà dévoré les Pharaons pourtant debout et puissants, loin de leurs pyramides. Le central malien et ses assistants, qui étaient déjà à Yaoundé contre la Libye, curieusement, ont même fermé les yeux plusieurs fois sur des fautes peu évidentes contre les Egyptiens. Coulibaly Koman a même osé offrir un penalty cadeau aux Lions aux arrêts de jeu, mais sa générosité n'a pas pu sauver les Camerounais de la catastrophe. C’était écrit. Le portier égyptien Essam El hadry aurait même reçu des consignes de laisser filer le ballon au fond des filets. Mais il y a des jours comme le 08 octobre, que personne n'oublie facilement. Des jours qui finissent parfois par des emprisonnements de personnes en série comme en 1972. Trait commun, en 1972, c'était la 8ème Coupe d'Afrique et ce samedi noir, c'était le 08 octobre. C'est finalement un grand moment pour mettre de l'ordre dans la maison. |
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Les Lions séquestrés au stade à la fin du match. |
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Après le coup de sifflet final, les forces de sécurité ont voulu fermer les portes donnant dans les tribunes,
pour empêcher les supporters indignés de sortir avant les équipes. Peine perdue. Débordées par la rage des vaincus, les portes des forces de l'ordre ont lâché. Les spectateurs les plus courroucés ont créé un
attroupement à l'entrée de la tribune présidentielle. Sur la pelouse, des Lions, dont le capitaine Song en
sanglots et inconsolable. A peine la pelouse évacuée, un supporter, qui a sans doute fait un pari, tente de
s'étrangler sur le terrain. Il est vite pris en charge par une vingtaine de secouristes. Il est ramené devant
la tribune présidentielle où les esprits s'échauffent de plus en plus. Les signes sont inquiétants. Une
jeune fille aux couleurs des Lions prend la direction de la sortie du stade en pleurant à chaudes larmes.
L'élimination est réelle. Devant le vieux bus affrété pour les Egyptiens, le public applaudit leur sortie des
vestiaires. Puis vient au tour d'un autre vieux bus, qui doit transporter les Lions, de se mettre en place.
La tension remonte d'un cran. Des chants et slogans sont entonnés: «Wome, Wome»,«Wome et le coach»,
«on attend Wome», « Eto'o mouilleur, Wome mouilleur». Les premiers Lions ont pris place dans le bus, mais
les cris sont accentués. «Cailloux, cailloux, cailloux!». Et puis pan, les premiers coups s'en vont. Les premières répliques de la police sont molles. Les vandales prennent la fuite, pour aller attendre le bus des Lions hors du stade. Ce qui se passera par la suite, ne se voyait qu'en Afrique du Sud, à l'époque de l'odieux système de l'Apartheid. A l'entrée du stade, à côté du stade annexe N°1, la foule enragée a pris position. |
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Le temps passe. 18h30, 19h00, 20h00, 21h00, 21h30. Rien. Le bus des Lions n'a toujours pas bougé, alors que le match s'est achevé vers 18h00. L'un des bus «Arc-en-ciel» qui transportaient les journalistes est confondu par les chasseurs de Wome Nlend. La casse est lancée. Il y aura des blessés graves. Les camions des policiers et gendarmes font usage de la dissuasion. Ils quittent le stade comme si les Lions étaient partis, mais les assaillants ne bougent pas. Ils recommencent à s'agiter sur la chaussée. Ils lancent des projectiles en direction du stade, cassent les pare-brises des véhicules qui passent. On avait dit «ça passe ou ça casse», sans le savoir pour ce match. Quelques minutes plus tard, alertées que le stade était toujours sous haute surveillance des vandales aux abois vers 21heures, les forces de l'ordre sont revenues. Commence alors une chasse à l'homme où les résistants en colère et des innocents ont été tabassés à souhait durant environ une heure. Les clients dans les bars brutalisés, les cybercafés et les domiciles privés qui servaient de refuge aux fuyards ont été perquisitionnés sans mandat. C'était une scène horrible. A la place de la fête, il y a eu du feu, des coups de feu. Ce qu'on avait déjà prédit avant cette ultime rencontre. Les Lions sont finalement sortis sous haute escorte policière. Mais il y a eu de la casse, des blessés graves, des morts et des arrestations en cascade pour une petite élimination qu'on voyait venir. |
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Superstition, mauvaise gestion et faux sanctionnés
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Lorsque l'affaire des billets truqués avait commencé, la Fécafoot et sa tutelle avaient indexé la firme française qui les avait fabriqués d'être à l'origine du surplus qui posait problème. Pourtant, les coupables sont toujours là, tranquilles et prêts à recommencer leur mafia. Il y a eu l'histoire des tricots verts de Philippe Dieudonné Mbarga Mboua. Une odieuse opération mal copiée en Côte d'Ivoire, dont tout le monde voulait tirer parti. Depuis les organisateurs jusqu'au public, qui a institué un marché noir autour des éléments de ce match, il fallait que tout le monde paye la note. Il y a un théâtre permanent de Mbarga Mboua dans la cage des Lions, l'organisation médiocre mise en place. Sans oublier le |
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Lesquels autochtones avaient confirmé une victoire des nôtres en l'air, |
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| Cameroun - Egypte, le match d'Abdouramane dans un bureau de la Fécafoot |
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A la Fécafoot, ce samedi 08 octobre. Il y a des va et vient dans les couloirs en cette matinée. Les tricots et les billets sont toujours à l'ordre du jour. Soudain, le chef du département de la communication de l'instance dirigeante de notre sport roi, le sieur Abdouramane, à partir de son bureau, se met à brailler. Que se passe t-il ? Il se plaint d'être l’un des lésés de la Fécafoot et de la capitale. De tous les billets qui étaient en circulation,
Monsieur dit qu'il n'a pas été bien servi. Pourtant madame Manguélé, l'une des secrétaires de direction de la fédération camerounaise de football, atteste que le Celcom de la fédé a reçu à lui seul 12 billets de 30.0000 francs CFA, au lieu de 4 comme l'avait indiqué le DG français Patrick Prêcheur (Photo ci-contre). Le nerveux Abdouramane, dans son élan, souhaitait avoir plus de tickets, or apparemment c'est lui seul qui avait pris tant de billets VIP. Sa voisine, qui est face à son bureau au premier étage de l'immeuble siège de la fédération Manguélé, ayant senti ses plaintes à distance, lui dira en toute fraternité qu'il aime trop se plaindre, alors qu'il a été bien servi. Comme si Monsieur le chef du département attendait que cette dernière bronche un peu, pour déverser sa bile sur l'épouse de Manguélé dans son propre bureau. Devant ses nombreux invités, dont la "chicotte" de tous les temps, Abdouramane l'ayant copieusement engueulé, a failli de peu frapper sur une dame. |
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N'eut été la présence de nos corps étrangers dans le bureau de Manguélé, le Celcom aurait pu faire la première victime de l'élimination programmée de notre équipe nationale avant le match de samedi dernier (08/10/05). Dans sa fureur, l’irascible Celcom dira sans modestie qu'il est à la fédération, et il peut occuper tout poste qu'il veut tant que Iya Mohammed (Photo) a les choses en main. C'est donc finalement une affaire de famille, la fédération Iya Mohammed. Mais ce que nous n'arrivons pas à comprendre c'est que durant les réunions préparatoires de cette rencontre Cameroun - Egypte, le ministre Philippe Dieudonné Mbarga Mboua nous clamait chaque fois qu'il n'y avait aucun billet gratuit à donner. Mais à la fin, la fédération et son adversaire naturel, le ministère des sports, auraient distribué des billets à souhait aux familles, amis et connaissances. Très curieux tout de même, tous ceux de la Fécafoot qui ont reçu des lots de billets, les replaçaient dans les circuits du marché noir, savamment organisé autour de la Fécafoot. Avec tant de dérapages pour une seule petite rencontre sans pression, comment voulions-nous obtenir une qualification face à des Pharaons d'Egypte qui préparent déjà la CAN qu'ils joueront à domicile? |
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