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France puissance 10 |
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Nous ne pouvons savoir si les français ont toujours été convaincus de pouvoir arriver en finale de la Coupe du monde et surtout, de la remporter. Cela fait deux ans que Raymond Domenech répète après chaque match des Bleus, que «l'équipe apporte quelque chose» par rapport à la précédente rencontre, et que tout relève d'une «évolution normale». Quasiment parti avec des orphelins heureux de ne pas perdre au Stade de France contre Israël (0-0), il est à ce jour, à la tête d’une équipe de stars habitée par la certitude de pouvoir vaincre toute équipe qui se présenterait à elle. C'est tout du moins ce qui s'appelle avoir confiance en soi. Nous ne pourrons pas parler aujourd’hui d’une progression linéaire, mais nous pouvons croire qu’il y a eu une certaine progression dans… le discours de l’entraîneur, dans la cohésion du groupe, dans la manière de concilier humilité et ambition personnelle. |
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La victoire contre l'Espagne en huitième de finale (3-1) fut la confirmation de la naissance du groupe France 2006, avec un volume de jeu, une garantie tactique et un collectif qui fait bloc autour de Fabien Barthez. Les Bleus ont écarté en partie les limites tant reprochées par la presse française et qui avaient semé le doute. Il s’agit d’une certaine constance dans l'effort, la capacité à porter de l’aide à son partenaire (tout le monde étant star), le positionnement des uns et des autres sur le terrain, la difficulté à trouver un vrai leader. Pour la première fois de l'ère Domenech, les Bleus jouent sans pression et semblent libérés de tout le poids médiatique et surtout des critiques, qui se sont atténuées. Seul Yannick Noah trouve encore que Henry n’aide pas beaucoup ses partenaires sur les tâches défensives et que la France joue à dix plus un buteur. |
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Sur le plan physique, la France semble avoir misé sur sa préparation, afin de répondre présent à partir des huitièmes de finale. «Pour tirer le maximum de vos qualités, il faut être bien physiquement, déclare Thuram, l’un des doyens des Bleus. «Nous sommes de mieux en mieux. Il est intéressant de constater que même quand nous sommes attaqués en fin de match, nous n’avons pas peur de défendre haut, cela démontre que plusieurs d’entre nous se sentent bien physiquement et moralement». La France a augmenté son volume de jeu au fil des rencontres, en réussissant à former un bloc durant toute une partie, sans jamais laisser d’espace entre les lignes et surtout, elle a réussi à convertir en but les moindres occasions qui se présentaient à elle. C’est cela le plus important au stade actuel de la compétition. Depuis l’arrivée de Domenech, la France a toujours évolué dans un registre qui était accroché aux exploits individuels de ses attaquants, le collectif étant absent ou, disons, en déséquilibre au sein de la formation des Bleus. |
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Qui pourrait imaginer gagner une Coupe du Monde en s’appuyant sur des individualités? Le Brésil a plié bagages à cause de cela. Il faut un groupe - collectif. Un bloc qui progresse ensemble et redescend ensemble est la clef d’une équipe qui veut aller loin dans un championnat du monde ou une compétition du même genre et de la même importance. Patrick Vieira a réussi à décoincer l’équipe tout entière, par une action qui en disait long sur sa détermination. C’était contre le Togo en troisième match de poule (2-0). L’on n’a jamais plus reparlé du manque de réalisme de la sélection nationale française dans les journaux après cette rencontre. Maintenant, la question est : La France peut-elle devenir championne du monde pour la deuxième fois de son histoire ? La réponse est: la conviction et le travail de groupe pourront y arriver, le 9 juillet prochain. |
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| 8/07/06 | |||
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