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 Nicolas Maingot (attaché de presse Département Média de la FIFA): «En plus d’être un véritable travail, c’est aussi beaucoup de plaisir»
A chaque manifestation organisée par la FIFA, le service de presse de cette institution mondiale produit un travail remarquable, essentiel pour tous. Compétence et dévouement sont les maîtres mots de ceux qui s’emploient, parfois jour et nuit, au bon fonctionnement du département média de la FIFA. Nicolas Maingot nous a accordé un peu de son temps, afin de nous donner plus de détails. Après une Maîtrise L.E.A. (Langues Etrangères Appliquées) Anglais Allemand à l’université d’Angers, puis un 3ème cycle de Communication à l’Ecole Sciences Com’ de Nantes, Nicolas Maingot a œuvré durant 8 années au sein du service de presse de la Fédération Française de Football. Depuis mars 2001, il occupe le poste d’attaché de presse au Département Média de la FIFA. Le rôle du Département Média de la FIFA – qui comprend 4 personnes au total – consiste essentiellement à diffuser l’information vers les médias et mettre en place une structure opérationnelle pour les médias et les équipes à l’occasion des compétitions de la FIFA. Entretien…
Africafoot.com: La Coupe du Monde Allemagne 2006 vient de s’achever. Pour tous ceux qui y ont participé, c'est aujourd'hui l'heure des bilans. Quel est, en résumé, d'un point de vue général, celui qu'en a fait la FIFA?
Nicolas Maingot: La FIFA est particulièrement satisfaite du déroulement de cette 18ème Coupe du Monde. L’enthousiasme était extraordinaire tant à l’intérieur des stades que dans les lieux officiels de retransmission des matches sur écran géant dans les villes hôtes. Les taux d’audience télévisée des rencontres ont atteint des sommets. Nous avons assisté à des matches de grande qualité. Il faut féliciter le comité d’organisation allemand pour son formidable travail, soutenu par la FIFA. Enfin, il faut souligner l’accueil extraordinaire du peuple allemand qui a fait honneur au slogan de la Coupe du Monde de la FIFA 2006: «le rendez-vous de l’amitié».
Africafoot.com: Les qualités d'organisation de la FIFA ne sont plus à démontrer. Le service médias, auquel vous appartenez, produit un travail considérable, afin d'apporter tout l'aide possible aux représentants des médias, ce que vous faites fort bien. Comment votre service médias est-il structuré ? Quelles sont les principales difficultés que vous avez pu rencontrer lors de cette compétition?
Nicolas Maingot: D’abord, merci pour vos commentaires. Sur une compétition de l’ampleur de la Coupe du Monde de la FIFA, nous faisons appel à des «media officers» (attachés de presse) venus du monde entier, afin d’atteindre le chiffre de quatre par stade, le jour du match. Chacun doit suivre une feuille de route pré-établie par nos soins afin de remplir notre mission: offrir aux représentants des médias les meilleures conditions de travail possibles tout en «protégeant» les équipes.
Africafoot.com: Nous-mêmes savons que les journalistes ne sont pas toujours faciles à vivre et à gérer. Votre organisation vous permet-elle de maîtriser les flux facilement?
Nicolas Maingot: Les représentants des médias sont nécessairement sous pression, particulièrement pendant une compétition de l’envergure d’une Coupe du Monde. Ils ont des contraintes de temps, voyagent beaucoup d’un stade à l’autre, etc. Que ceci puisse avoir un impact sur leur humeur du moment ne me choque pas. Bien au contraire, je le comprends. Charge à nous de les aider à réaliser leur travail qui, ne l’oublions pas, est une formidable promotion pour le football. Notre organisation est parfaitement rôdée pour cela.
Africafoot.com: Quels sont les problèmes que vous posent les journalistes? Nos confrères africains vous posent-ils certaines difficultés particulières? Quels conseils pourriez-vous leur donner pour améliorer leur travail?
Nicolas Maingot: J’ai répondu en partie à votre première question dans ma réponse précédente. Quant aux confrères africains, ils ne nous posent aucun problème spécifique! J’apprécie énormément leur goût du contact, leur chaleur naturelle, leur enthousiasme. La FIFA a lancé il y a quelque temps un programme intitulé «Com’Unity» qui vise à donner des conseils aux chargés de communication des fédérations de football dans le monde. Très souvent, les journalistes participent eux aussi à ces cours et nous sont très reconnaissants d’avoir instauré ce projet.
Africafoot.com: Lors des compétitions, vous êtes toujours à pied d’œuvre, très proche des journalistes et à leur écoute. Vous semblez prendre votre travail très à cœur et possédez une grande conscience professionnelle, qualités plutôt rares de nos jours. Qu’aimez-vous le plus dans votre travail?
Nicolas Maingot: J’ai longtemps rêvé de devenir journaliste sportif. Au moment de mon orientation professionnelle, je n’ai cependant pas osé franchir le pas, refroidi par le peu d’offres en cours à l’époque. J’ai donc opté pour une formation plus «large» en communication. En intégrant le service de presse de la FFF puis celui de la FIFA, je retrouve sans doute un peu de ce rêve d’adolescent. Et puis, franchement, quand on se sent porté vers l’international et passionné de football, la FIFA est une organisation idéale, n’est-ce pas ? J’aime le contact, j’aime découvrir d’autres cultures, j’aime les sensations incomparables que le football procure. Alors, je fais volontiers les efforts nécessaires à l’accomplissement de ma tâche. Car, en plus d’être un véritable travail, c’est aussi beaucoup de plaisir. J’ai énormément de chance d’être là où je suis. Et ça, je ne l’oublie pas.
Africafoot.com: Comment envisagez-vous votre avenir au sein de la FIFA?
Nicolas Maingot: J’envisage de continuer à servir la FIFA et le football international avec toujours autant de plaisir, d’enthousiasme et - j’ai la faiblesse de le croire - avec professionnalisme.
Très apprécié des journalistes, Nicolas Maingot fait l’unanimité. Un petit condensé de commentaires à son sujet:
Jolly Olivier (Journal du Dimanche, France): «Je l’ai connu quand il était avec l’équipe de France espoirs, il est sympathique et très compétent. Il représente l’idéal des hommes de médias»

Ramsy (Journal du Dimanche, France): «Nicolas était le prédécesseur de Yanegui, de l’équipe de France. Il est très abordable, parle plusieurs langues. Il a tout réussi dans ce métier et il est brillant. Il est serein, quelque soit la situation. C’est quelqu’un avec qui les journalistes aiment travailler. Il est très respecté parmi nous.»

Baku Erwin (journaliste freelance, Albanie): «Il est toujours très disponible. Il a beaucoup de capacités et fait très bien son travail»

Sintzen Patrice (Sa sud presse, Belgique): «C’est un véritable exemple dans sa profession. Il fait bien son travail et il très cordial. Il essaye toujours de trouver des solutions aux problèmes des journalistes et les aide beaucoup. C’est un vrai officier de presse et quelqu’un de très positif»

Sans oublier Colaris Arnold (journal Grenz Echos, Belgique), Ruch Fabien (Berner Zeitung, Suisse), Nakasima (freelance, Japon), Pedro Rita (Coreio da Manha, Portugal), Oskar et Markus (volontaire au stade de Berlin) Undine (steward à Berlin) et bien d’autres encore, qui n’ont pas été avares de compliments envers Nicolas Maingot.


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