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Par Boubacar Diakité |
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Ils sont tous là, les grands favoris de ces quarts de finale du Mondial 2006 de football. Il y a de la revanche dans l'air, le plateau de jeu est relevé. Il met en scène d'anciens vainqueurs et des révélations. |
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D'abord, le pays organisateur, l'Allemagne. Cette compétition est un pari important pour le pays de Franz Beckenbauer. La génération allemande actuelle est douée et peut aller très loin. En tout cas, elle présente des arguments à faire valoir devant son public de Berlin. Dans sa conférence de presse de ce matin, jeudi, Jürgen Klinsman disait que ses garçons étaient prêts et qu’ils sont conscients de l'enjeu depuis le début de la compétition. Jusqu'à aujourd’hui, l'équipe est montée en puissance. Face à l'Argentine, ce seront des retrouvailles, d’autant plus que les deux équipes sont à égalité en deux finales de Coupe du Monde disputées (1986-1990). Chacun a eu sa part de trophée, l'Argentine de Diego Maradona, Georges Burruchaga et autres Pumpudo, son gardien de but en 1986, lorsqu’ils ont battu les Allemands par 3 buts 2. A la fin du match, Karl Heinz Rummunige disait, au soir de la finale, au stade Guadalajara de Mexico: «Nous avons perdu la victoire, mais pas la bataille». Quatre ans plus tard, en Italie, ce furent les mêmes retrouvailles, l'Argentine de Diego Maradona et Cannigia pliait bagages face aux Allemands, bien menés par l'actuel entraîneur Jürgen Klinsman, et Voeller avait permis aux Allemands d'obtenir un penalty que transforma Bremey. C’est dire que la confrontation de ce vendredi sera rude, même si les deux équipes présentent la même ascendance, avec la même évolution depuis le début du tournoi. Mais la réalité sera tout autre sur le gazon du Stade Olympique de Berlin, où attendront plus de 77. 000 spectateurs. |
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De l'autre côté, au stade de Gelsenkirchen, c'est une équipe d’Angleterre, pénible vainqueur des Equatoriens, qui affrontera celle du Portugal, le second partant avec un léger avantage du à l'absence de deux de ses pièces maîtresses, Deco et Costinha. Il n'empêche que Felipe Luis Scolari a toujours eu des solutions à son dispositif tactique. Pour sa part, Sven Goran Ericksson, l'entraîneur des Anglais, avait déclaré après le match des huitièmes de finale contre les Equatoriens: «Le résultat a été décidé de ce qu'il pouvait être, un coup de pied, et désormais rien ne nous arrêtera». «Un match qui prendra des allures de revanche entre les deux équipes», signale Eusebio, présent en Allemagne. En effet, en 1966, Boby Charlton et les siens s'étaient emparés du titre mondial face aux Portugais. Les années se suivent mais ne se ressemblent pas. Les Portugais ont les dents longues après leur courte et précieuse victoire sur les Pays-Bas (1-0). |
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Samedi prochain (1er juillet), à Francfort, l'opposition Brésil - France se passera de commentaire, car c'est la répétition de la finale d’il y a huit ans, au stade de France, lorsque la France, avec presque la même équipe, avait eu raison du Brésil qui, lui aussi comporte encore d'anciens éléments de cette expédition, comme Cafu et Roberto Carlos. Les Français, avec un réveil timide lors des matches de poule, et un Brésil longtemps critiqué depuis le début du tournoi, feront oublier les mauvais moments à leurs supporters et montreront qu'une Coupe du Monde se prépare dès le lendemain de la précédente. Puis, à Hambourg, la rencontre entre l'Italie et l'Ukraine «se jouera à peu de choses», selon Chevtchenk o. Le futur attaquant de Chelsea, Andreï et ses coéquipiers n'ont rien à perdre, car c'est la première participation de cette équipe de l'ancien patron de l'URSS, Oleg Bloogkine. Au regard du parcours des deux équipes, le match sera intéressant à suivre, car il y aura bataille entre l'expérience italienne et le mental ukrainien. Un duel à suivre… |
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