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Ratomir Dujkovic (entraîneurs des Blacks Stars du Ghana): «Je suis fier du travail de mes valeureux joueurs»

Par Boubacar Diakité à Dortmund
A l’issue de la rencontre Brésil – Ghana, au stade de Dortmund, nous avons rencontré Ratomir Dujkovic, le sélectionneur de l’équipe nationale ghanéenne, les Black Stars. Malgré la défaite de son équipe en huitièmes de finale, face au géant brésilien, champion du monde en titre, il n’est pas peu fier de ses joueurs. A raison, d’ailleurs. Entretien.
Africafoot.com: Que pensez-vous sincèrement du parcours de vos poulains en Coupe du Monde?
Ratomir Dujkovic: Je suis réellement très fier d'eux, ils sont courageux et valeureux, ils se sont bien battus et sont arrivées là où ils n'étaient absolument pas attendus. Je pense que le monde du football apprendra à respecter le football ghanéen, qui le mérite. Il y a tellement de bons joueurs dans ce pays qu'il était injuste et surtout impensable de ne pas les voir en coupe du monde des seniors, eux qui ont tant été présents dans les catégories de jeunes. Maintenant que les choses sont claires, il sera difficile de faire un choix ou tout du moins de se qualifier aisément pour certaines nations comme par le passé... en coupe du monde.
Africafoot.com: Que fut leur comportement dans l'ensemble?
Ratomir Dujkovic: Ces jeunes joueurs m'ont vraiment fait plaisir. J’en suis très fier, d'autant plus qu'ils se sont bien comportés depuis le début de la compétition. Ce que j'ai vu ici est salutaire et le Ghana fera parler de lui à l'avenir, tout du moins dans deux ans, puisqu’il accueillera la CAN 2008 sur son sol. C'est encore un autre test qui viendra justifier tout le travail abattu ces dernières années dans ce pays, qui, ne l'oublions pas, est une grande nation de football et surtout qui en a la culture. Je crois qu'avec un plus de rigueur sur le plan du travail et avec des dirigeants qui savent ce qu'ils veulent, nous pourrons retrouver notre place parmi les meilleurs nations d'Afrique et accéder au cercle fermé des meilleurs au monde. C'est cela mon souhait pour ce pays!
Africafoot.com: Votre tactique ne semble pourtant pas faire l'unanimité?
Ratomir Dujkovic: C'était évident, d'autant plus que j'ai joué sans Michael Essien, qui constitue une pièce capitale de mon dispositif. J'ai évolué en fonction de ce que je pensais être notre meilleure équipe possible pour cette rencontre. Je pense que l'absence de Michael Essien a été une perte pour l'équipe, mais je ne pouvais faire autrement, même avec ou sans un autre joueur. Mais je ne manque pas de solutions pour une disposition tactique. Nous avions aussi un réel souci sur notre ligne d'attaque, il manque en ce moment un garçon capable de fixer une défense et surtout qui est un vrai buteur, mes garçons sont bons balle au pied et beaucoup de défenseurs ne leurs résistent pas, mais l'on pêche encore au moment de la finition et puis ce genre de footballeur ne se trouve pas dans toutes les rues d'Accra ou de Koumassi. Nous avons évolué avec les moyens que nous avions et je crois que nous avons fait ce qu'il fallait faire dans cette coupe du monde.
Africafoot.com: Le Brésil était-il réellement aussi fort?
Ratomir Dujkovic: Oui, le Brésil est un grand favori de la compétition, en plus de son statut de champion en titre et quintuple champion du monde. Le Brésil est favori et c’aurait été préférable de l'éviter à ce stade de la compétition. J'aimerais que ce soit l'équipe qui nous a éliminés qui soit championne du monde.  Il faut reconnaître aussi que nous avons manqué beaucoup d'occasions, par le manque de fraîcheur physique de mes attaquants, alors que les Brésiliens n'ont besoin que d'une seconde pour réaliser l'essentiel.
Africafoot.com: Quel est votre bilan général de cette compétition?
Ratomir Dujkovic: Je suis satisfait du résultat et surtout du travail en effectué jusqu'à présent par mes garçons, qui ont été disciplinés et ont respectés les consignes données. Je pense qu’accéder au second tour n'est pas une mauvaise performance, mais faut il faut attendre encore un peu pour tirer les leçons reçues d'Allemagne 2006, surtout pour en juger réellement. Mais les joueurs ont donné le meilleur d'eux-mêmes et les supporters ont eu leur part de satisfaction dans cette Coupe du Monde: deux victoires, deux défaites, c'est du cinquante – cinquante. Good Job!
29/06/06

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