Le Dossier Archives

Quelle équipe africaine sauvera l’honneur du continent?

Envoyé spécial - Georges Nsimba à Hanovre

La Coupe du Monde 2006, de retour en terre allemande après 32 ans, bénéficie d’une bien meilleure organisation que jadis. La «folie» se multiplie de part et d'autre dans tous les sites de cette compétition, d’autant plus que les deux matches joués par le pays organisateur ont engendré deux victoires ! Saluons aussi la FIFA pour sa discipline, son sérieux et les facilités accordés aux média en général, sans distinction aucune. Mais après ces premiers matches, tout le monde se demande à présent qui pourra sauver le continent africain? Toutes ces équipes africaines peinent à marquer les buts qui pourraient leur assurer le second tour, bien que le deuxième match des Ghanéens permette d’y croire encore.

La défaite des Éléphants de Côte d’Ivoire face aux Hollandais a provoqué une grande fébrilité chez les amoureux du football africain. Dominant quasiment la rencontre durant les 90 minutes, avec huit tirs au poteau et un petit but, contre deux tirs au but des Hollandais, le résultat final est tout simplement incroyable, mais édicte la vérité du football. De leur côté, les Eperviers du Togo, nouveaux venus dans cette compétition, n’ont pas croisé les bras et furent les premiers à surprendre les "fusées" sud-coréennes qui affichent une rapidité extraordinaire. Ils réalisèrent de véritables exploits et la rencontre s’achèvera sur le score de 1 but à 2. Par ailleurs, les seuls habitués de cette compétition, les Aigles de Carthage de la Tunisie, ont quand même démontré qu'ils étaient capables de confirmer leur expérience.

Finalement, la confiance des Palancas Negras d’Angola augmente de jour en jour. Cette équipe peut-elle survivre dans cette compétition sans une star internationale en son sein ? Cette sélection angolaise, qui est désignée comme la plus faible de son groupe, ne semble plus prendre ce facteur en considération. Peut-être que la situation vécue en Egypte ne se reproduira pas et que nous pourrons enfin croire aux déclarations du sélectionneur national, Luis Oliveira Gonçalves qui disait «Nous ferons une participation surprenante». C’est peut-être du à la garantie d’une bonne enveloppe qui leur a été réservée et beaucoup de promesses de la part des entreprises du pays. Peut-être les joueurs manquaient-ils encore d’un bon moral? L’équipe angolaise est en tous cas très motivée. Après leur défaite face aux Portugais, la seconde rencontre des Palancas Negras était beaucoup plus décisive et déterminante, pour tenter d’obtenir un minimum de points face au Mexique, familier de ce stade.
Rappelons que pendant les compétitions intercontinentales, les Mexicains avaient battu les Brésiliens sur ce grand stade de Hanovre, qui est aujourd’hui le quartier général des Angolais. La suprématie mexicaine fut vite oubliée dans ce stade de Hanovre, bariolé de couleur verte. Fonseca et ses compagnons n'ont pas brillé et ce sont les Angolais qui ont été félicités, puisqu'ils ont tenu bon, sans complexes. Le petit point obtenu redonne confiance aux supporters, qui ont festoyé jusqu’à trois heures du matin. Dispersés par cette folie, ils ne savaient plus où aller et la police a du mettre bon ordre à cette pagaille.
Certains billets de cette rencontre ont été négociés à 1800 euros… assortis d’une vente de banderoles, d’écharpes et de T-shirts, qui sont des produits très recherchés par les supporters. Finalement, les Palancas Negras ont gagné un très grand nombre de supporters, sans distinction de nationalité... L'expérience que les Angolais acquièrent actuellement est d’un grand bénéfice pour le football du pays. Certains d'entre eux pourront peut-être prétendre intégrer les grands clubs Européen. A la fin de la rencontre, le sélectionneur angolais semblait très ému et, se voyant être félicité, déclara: «Nous sommes entrés sur le terrain pour en surprendre beaucoup. C’est plus déterminant encore, puisque nous savions que le Mexique est supérieur à nous, au vu du classement FIFA. Mais nous avons voulu écrire notre histoire dans cette Coupe du Monde. Je remercie mes joueurs, qui sont taillés du même bois que leurs adversaires et, malgré les occasions ratées et la malencontreuse sortie de notre stoppeur André Macanga, ils ont tenu le coup. Mes félicitations aussi à nos homologues Mexicains».

Réagissez...
19/06/06