COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS JUNIORS Archives
Demi - finales : MALI - EGYPTE : La Force Tranquille des Princes du Nil engloutit les Aiglons du fleuve Djoliba (0-1)

Envoyé spécial, Jacques Roux à Ouagadougou

COMPOSITION DES DEUX EQUIPES :

MALI : 50,34%
EGYPTE : 49,66%

ARBITRE : MOCHUBELA WALTER (SOUTH AFRICA )

Assistants : A.I : KIMBATSA ROBERT ( CONGO )
A. II : NTAGUNGIRA CELESTIN (RWANDA)


A. R : MODOU SOWE (GAMBIA )

Equipe 1
Equipe 2
MALI : 0

EGYPTE: BUTS : 1

El Sayed Abdel Wahab 44ème mn (N°12) EGYPTE

1 : KEITA BOUBACAR 1 : AHMED SHERIF EKRAMY
2 : BAGAYOKO MOUSSA 17 : IBRAHIM EMAD(R. 80ème)
3 : BAGAYOKO DAOUDA 3 : OSMAN MOHAMED SALAH
4 : DIALLO BOUBACAR DJIDANI 4 : ABDEL MOTELB HOSNI
5 : KONE BOUBACAR SIDIKI 2 : MEGAHD AMR AZMY
7 : DIALLO LASSANA 6 : ABDEL GANY MORSSY
8 : COULIBALY MAMOUTOU 8 : SAID AHMED
13 : COULIBALY BAKARY (R. 35ème mn) 9 : MANSOUR AMRO HASSAN
14 : COULIBALY SEKOU 11 : SHOK AHMED M . ASSEM(R. 65ème)
15 : DIAKITE DRISSA 12 : EL SAYED M . M ABDEL (But) (R. 90ème)
17 : DIARRA DRISSA 14 : AHMED AHMED FATHI
Entraîneur : Check Fantamady Diallo
Entraîneur : Shehata
Remplaçants :
Remplaçants :
9 : TOUNKARA KARIM 5 : ELZAYAT MOHAMED
10 : TRAORE ALAIN CLAUDE (R. 35ème) 7 : SAKR ALY MAMDOUH
11 : DEMBELE SOULEYMANE 10 : MAHMOUD AHMED WAHID
12 : KEITA SIDI YAYA 13 : AHMED AHMED OMRAN
16 : DOUCOURE AMARA 15 : BELAL AMR M. KHAMIS
18 : DIAMOUTENE AMADOU 16 : AHMED ATAOUT
6 - Keita Facou Boubacar 18 : EL ANANY ISLAM SHOKRY
Mardi après-midi (14/01/03), Maliens et Egyptiens ont disputé au stade du 4 août à Ouagadougoula première demi-finale du XIIIème championnat d'Afrique Juniors de football. La décontraction malienne s'est opposée à la rigueur égyptienne, résultat, un but à zéro (1-0) pour les "Pharaons " juniors. Le coach des Aiglons, Check Fantamady Diallo avait décidé de laisser ses Aiglons mener la partie comme ils l'entendaient, sans pression ni précipitation, face à des Pharaons bien organisés dans leur jeu, athlétiques et surtout respectant un schéma tactique mis en place par la paire d'entraîneurs composée de Ismaël Youssef et Shehata Ahly. Selon Check Diallo, ses poulains devaient pouvoir oublier les pressions vécues au premier tour, par la multitude d'autorités qui les avaient entourés, pour pouvoir donner libre cours à leur jeu. Tout le monde attendait un match haut en couleurs, avec des Egyptiens aguerris à la compétition, dont la plupart joue en première division, et avec des Maliens vifs, rapides et spontanés. Cette rencontre présentait aussi un duel entre les meilleurs buteurs de la compétition : Bakary COULIBALY, n°13 malien, et Ibrahim EMAD, n°17 égyptien, qui souhaitaient chacun améliorer leur capital de buts. Les statistiques donnaient un avantage psychologique aux Maliens, qui devaient prendre le match tel qu'il se présentait, pour essayer de ne pas se laisser devancer. Après tout, le Mali n'est-il pas sorti vainqueur des duels qui l'ont opposé aux équipes nord-africaines ?
Cet avantage psychologique n'a pas suffit pour contourner la muraille égyptienne que le général en chef, Ahmed Sherif Ekrany (Gardien de but), surveillait de près. Il faut reconnaître en ce garçon toutes les qualités d'un futur grand gardien du continent. En effet, cette 1ère demi-finale de la 13ème édition de la CAN Junior qui a opposé le Mali à l'Egypte fut une partie âprement disputée. Il faut reconnaître que le bilan de cette 13ème CAN junior est positif sur tous les plans… compte tenu de le valeur des forces en présence. L'organisation que dirige le président du COCAN, le Commandant Jean-Baptiste Parkouda, est à gratifier car tout a été mis en place pour permettre le bon déroulement de la compétition. En effet, c'est une équipe bien huilée qui a dirigé cette 13ème CAN Junior. Le transport des délégations et journalistes présents à la compétition n'a souffert d'aucune ambiguïté. La sécurité a été de rigueur, et comme le disait Jean-Baptiste Parkouda, "Tout le monde sera logé à la même enseigne sur le plan de la sécurité, personne ne bénéficiera d'un traitement de faveur." Nous pouvons donc dire que tout a été presque parfait en attendant la finale du 18/01/03 à Ouagadougou au stade du 4 août. Le pays des Hommes Intègres nous a encore donné une belle leçon de fraternité et d'organisation, après Burkina 98 (CAN Senior), voici Burkina 2003 (CAN Junior) qui a démontré le parfait savoir-faire des Burkinabé.
Revenons sur la rencontre de mardi (14 /01/03), les Aiglons qui ont terminé 1er du groupe A avec sept (7) buts au compteur, ont misé sur leurs individualités qui n'ont pourtant pas réussi à prendre leurs responsabilités lors de cette demi-finale qui les opposaient aux fils des Pharaons, comme lors des précédentes rencontres. La forteresse égyptienne ne fut donc pas envahie par les Maliens. A l'opposé des poulains de Check Fantamady Diallo, les Princes du Nil ont appliqué le traditionnel 4-4-2 qui leur permet ce mouvement de vagues bien dirigé par l'excellent portier Ahmed Sherif Ekramy, l'homme orchestre qui rassure tout le monde du côté égyptien. Il faut savoir qu'avant de construire son équipe, il faut commencer par trouver un bon gardien de but, ce que les Maliens n'ont pas réussi à faire. Nous avons assisté à une rencontre qui a opposé deux styles de jeu différents et le public du stade du 4 août à Ouagadougou, ne s'est pas trompé en faisant le déplacement… il s'est régalé, et nous aussi. Nous pouvons dire aujourd'hui que ce fut le meilleur match du Mali, malgré la défaite (0-1) durant ce tournoi de la CAN junior (13ème édition). En effet, le jeu pratiqué par les Egyptiens - nous le dirons jamais assez - oblige l'adversaire à élever le niveau du sien. Il y avait aussi un autre match dans cette rencontre, c'est celui qui opposait les deux meilleurs buteurs du tournoi, à savoir l'Egyptien Ibrahim Emad (N°17) et le Malien Coulibaly Bakary (N°13).
Malheureusement, il va falloir attendre ce que fera le buteur égyptien lors de la finale pour savoir s'il pourra battre le record de l'Angolais Pedro Mantorras qui avait obtenu quatre réalisations lors de la CAN 2001 en Ethiopie. On peut s'attendre aussi au retour de l'attaquant ivoirien, Koutouan Nantcho Antonin "Tony", qui totalise deux buts à ce tournoi et reste en course pour le titre de meilleur buteur. Deux excellents gardiens de buts, l'Egyptien Ahmed Sherif Ekramy et l'Ivoirien Yeboah Daniel Techi, nous feront certainement lors de cette 13ème finale de CAN junior, une démonstration de beaux gestes dignes des plus grands.
14/01/03 : Stade Municipal de Bobo Dioulasso - Côte d'Ivoire # Burkina Faso : Les Courageux Etalons du Burkina Faso Tombent sous le "poids" des Eléphants de Côte d'Ivoire.

0#0 après 120 mn de jeu
Tir au buts
COTE D' IVOIRE : 3 / 4
BURKINA FASO

Arbitre : DIOUF Abdou Samba (Sénégal)

Assistants : 1er Begashaw Lulesged (Ethiopie) -

 

2ème Bekolo Angoula (Cameroun) -

A.R Atef Yacoubi (Tunisie)

Equipe 1
Equipe 2
Côte d'Ivoire
Burkina Faso
1 : YEBOAH DANIEL TECHI 1 : DIAKITE DAOUDA
2 : EBOUE EMMANUEL 2 : DIALLO SAYBOU
3 : GOORE DA COSTA AKES 3 : PANANDETIGUIRI SAIDOU MADY
4 : AHYEE AYI ELVIS 5 : BOUYAIN A.K JEANOT
5 : TOURE YAYA GNEGNERI 7 : COULIBALY AMADOU
7 : GOSSO GOSSO JEAN JACQUES 10 : MAIGA BOUREIMA
9 : KOUTOUAN NANTCHO ANTONIN 11 : SANOU WILFRIED
10 : N'DRI KOFFI CHRISTIAN ROMARIC 12 : TASSEMBEDO SOUMAILA
15 : CISSE MOHAMED LAMINE 13 : OUATARA BOUREMA CAPT
17 : SAOURE FLORENT 15 : ZONGO OUSSENI
18 : DIALLO MOHAMED 17 : OUEDRAOGO HAMADO
Entraîneur : MAMA OUATTARA Entraîneur : MART NOOIJ
Remplaçants Remplaçants
12 : GNAGNE AMARI JEAN FRANCOIS 4 : OUEDRAOGO SOULEYMANE
6 : MAHAN MONDAKAN ARMAND 6 : PAFADNAM CHARLES
8 : SIDIBE YOUSSOUF 8 : SANOU ROLAND
11 : GUEDE DEPA WILFRID 9: CONAMBO HENOCK
13 : KIPRE CONSTANT 14: OUEDRAOGO ERIC PASCAL
14 : SAKI ANDRE MICHEL 16 :OUATTARA AMARA
16 : TOURE DRISSA 18 :YARGA DIEUDONNE
Nous espérons que le public Burkinabé, meurtri par l'élimination de sa sélection, répondra à l'appel de la fête du football et oubliera le temps de cette finale la défaite, certes douloureuse, devant les Ivoiriens (0-0) (Tab 1-3). Cette 2ème demi-finale a soulevé beaucoup de problèmes et continue de faire couler beaucoup d'encre et de salive. Mais il faut reconnaître les valeurs des hommes du pays intègre. Le peuple n'a pas encore accepté cette élimination, il n'est pas content, mais cela n'a empêché personne de rejoindre les bureaux,de vaquer à ses occupations. "La vie continue, mais nous aurons toujours cette défaite en travers de la gorge ", dira Eric, un serveur de l'hôtel Indépendance. Quand à Achille Compaoré (Photo), le responsable informatique du centre de presse de la CAN 2003, "L'arbitrage n'a pas été en notre faveur, nous aurions dû obtenir un penalty, mais l'arbitre sénégalais en a décidé autrement. Nous aurions pu atteindre cette finale et c'aurait été une juste récompense pour nos footballeurs qui ont tout donné dans cette compétition, malgré l'absence d'un vrai buteur dans le groupe. J'espère qu'ils auront le temps de bien se préparer et de trouver les solutions pour la prochaine Coupe du Monde à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis".
Les Etalons Juniors ont certes tout donné dans cette compétition, mais la volonté seule ne suffit pas pour remporter un tournoi aussi relevé que cette CAN junior. Il va falloir tirer les enseignements de cette élimination, afin de permettre aux gamins de ne pas se planter lors de la Coupe du Monde. Disons bravo aux Etalons juniors qui nous aurons donné une belle leçon d'humilité, son peuple avec, au vu des incidents qui ont émaillé cette partie. Les poulains de Mart Noij, le sélectionneur Burkinabé, ont laissé des hommes dans ce match, à l'image de Conombo Henock T.B. qui, aux dernières nouvelles, est victime d'une double fracture (tibia et péroné) suite à une mauvaise réception et tout le monde a pensé que le gardien Yeboa y était pour quelque chose. Les images montreront que ce dernier n'est pas responsable de ce mauvais coup. Il est utile de signaler que les deux garçons se connaissent bien, car évoluant dans la même équipe (en CFA), le Sporting club de Bastia (L1 France). Lors de ses déclarations à la presse, Yeboah était très affecté par ce qui arrivait à son camarade de club avec qui il est très lié. "Je sais se qu'il ressent en ce moment et j'espère Henock nous reviendra très vite, c'est un garçon sympathique avec qui j'ai beaucoup d'affinités, nous nous entendons très bien, et à Bastia, nous sommes toujours ensemble. J'ai eu très mal quand j'ai vu la position de son pied. En tout cas, je lui souhaite un rapide rétablissement et je ne manquerai pas d'aller le voir dès mon retour en France", dira le gardien des Eléphanteaux qui n'a pas manqué, lors de ce tournoi, de susciter la convoitise des managers à cette CAN Junior (photo).
L'élimination des Etalons vient du fait que ces garçons n'ont pas réussi à évacuer toute la pression qui pesait sur eux et surtout à se concentrer sur les tirs aux buts. Les gamins étaient-ils préparés à cette séance de tirs aux buts ? Seul Mart Noij peut répondre à cette question et à notre avis, aucun journaliste ne lui a posé la question. Pour nous, la responsabilité de Mart Nooij est engagée dans cette déconfiture. Tenez, comment expliquer autant de blessés dans le camp Burkinabé tout le long de la compétition? Sanou Wilfried, Ouedraogo Hamado, Mady Panandétiguiri Saidou, Maïga Boureima, ont-ils reçu des charges inadaptées à la préparation d'une telle compétition ? En tout cas les méthodes de travail du technicien hollandais laissent à désirer. La gestion du groupe n'est point son fort car selon certains joueurs, il aurait demandé à Henock Conombo de laisser sa place à un de ses amis dans le véhicule des joueurs et d'aller se mettre dans le coffre. Ce que ce dernier a refusé et du coup, pas de match contre le Mali. Une fois de plus, nous devons remercier les Etalons de nous avoir gratifiés de bons moments de football. Merci aussi au peuple burkinabé, et vive le Football!
Jacques Roux à Ouaga
Africafoot.com

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