COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS JUNIORS Archives
FINALE XIIIe CAN JUNIOR
CÔTE D'IVOIRE # EGYPTE
UN MATCH TRES SERRE
Par Rabankhi Abou-Bâkr ZIDA
Le dernier acte de la XIIIe CAN JUNIOR BURKINA 2003 se joue ce 18 Janvier au stade du 4 Août à Ouagadougou. Burkinabé et Maliens se disputeront la 3e place avant de céder la pelouse à l'Egypte et la Côte d'Ivoire. Le Vainqueur de cette CAN JUNIOR sera l'une de ces deux dernières équipes. La grande Finale Côte d'Ivoire ? Egypte n'est pas gagnée d'avance par l'un ou l'autre des prétendants au trophée continental. Tout comme l'Egypte, la Côte d'Ivoire présente des arguments de taille.
La Côte d'Ivoire est une équipe qui renferme des joueurs expérimentés qui, malgré leur jeune âge, connaissent les hautes compétitions. Des garçons comme NANTCHO ANTONIN KOUTOUAN dit TONY ont été jusqu'en demi-finale de la ligue des champions africaine avec l'ASEC d'Abidjan. L'équipe ivoirienne est constituée d'éléments pour la plupart titulaires dans leur club (en Afrique ou en Europe). L'équipe présente des individualités très intéressantes. A l'attaque, N'DRI KOFFI CHRISTIAN ROMARIC et TONY sont capables à eux deux de perforer une défense même hermétique. Les Eléphanteaux de Côte d'Ivoire, c'est aussi un gardien de but très rassurant et des défenseurs intelligents et parfois très physiques. La Côte d'Ivoire traverse en ce moment une grande crise identitaire. Un succès de l'équipe avec des joueurs issus de plusieurs ethnies vivant dans ce pays pourrait quelque peu contribuer à calmer la tension qui y règne.
C'est une belle affiche que nous présente la XIIIème Coupe d'Afrique des Nations juniors 2003 ce soir à Ouagadougou. Avant de faire connaissance avec les deux formations, il était utile pour nous de faire un bilan de ce championnat d'Afrique des moins de 20 ans. Le niveau de la compétition, à n'en pas douter, fut de belle facture. Tout est allé en puissance, et les équipes qui n'ont pas su se préparer sont passées à la trappe. Ce qui ne veut pas dire qu'elles ont été mauvaises. Parmi les huit prétendants, aucun ne s'est réellement détaché du lot. A part le Maroc, décevant, et l'Afrique du Sud qui péchait par son immaturité, les quatre autres nations (Gabon, Ghana, Burkina Faso et Mali) auraient pu atteindre la finale.
L'Egypte pour sa part présente une équipe homogène, solide et très solidaire. C'est une équipe très disciplinée sur le plan tactique. L'Egypte compte dans ses rangs un grand gardien de but, AHMED SHERIF EKRAMY. Ce jeune pharaon est le capitaine de l'Equipe. Il est toujours bien positionné. Son sens de l'anticipation fait qu'il est rarement en difficulté. AHMED SHERIF EKRAMY est grand et fort. Très bon dans la prise aérienne, il excelle également dans les arrêts de balle à ras du sol. Face à un tel monument, les attaquants ivoiriens auront fort à faire. L'Egypte c'est aussi IBRAHIM EMAD. Cet attaquant de grand gabarit est en liste pour le titre de meilleur buteur de la CAN (il a déjà 3 buts à son actif). Mais au-delà des individualités, la principale force des Pharaons réside dans le groupe. Un groupe très compact, très collectif. C'est une équipe sur laquelle on peut compter.
Ce fut un tournoi de bonne qualité et le niveau de cette compétition en a surpris plus d'un. Nous remarquerons quand même l'absence de joueurs d'exception, ceux qui font la différence à eux tous seuls et qui savent prendre un match à leur compte quand le groupe se porte mal. En Ethiopie (2001), il y a eu Pedro Mantorras, le buteur angolais du Benfica (D1 Portugal) qui termina le tournoi avec quatre buts. Au Burkina, on risque de ne point battre son record, car seul Ibrahim Emad, l'avant-centre égyptien, a encore la possibilité de l'égaler ou de le battre, car il totalise trois buts avant cette 13ème finale de CAN Juniors. Nantcho Antonin Koutouan, " Tony ", affiche deux buts à son compteur ; parviendra-t-il à contourner la problématique défense égyptienne, afin d'augmenter son capital buts, et de devenir ainsi le meilleur buteur de cette CAN 2003 ? Nous le saurons à la fin de cette rencontre.
Si d'aventure, les deux équipes ne parvenaient pas à se départager dans le temps réglementaire, les tirs aux buts seront intéressants à suivre. Ca sera un duel entre les deux plus grands gardiens de but du tournoi. La tâche des tireurs d'un côté comme de l'autre ne sera pas du tout facile. La Côte d'Ivoire et l'Egypte sont de vieilles connaissances. La première opposition entre les deux équipes en match de poule (poule B), le 5 janvier dernier, s'était soldée par un score nul de un but partout. L'Egypte était revenue au score à la dernière minute sur penalty. Pour cette 2e rencontre, il faudra forcement un vainqueur. Qui de la Côte d'Ivoire ou de l'Egypte repartira avec le trophée ? La réponse à la fin du match.
BURKINA # MALI : LES RETROUVAILLES
Tout comme la grande finale, la petite finale met aux prises deux équipes qui s'étaient déjà croisées en match de poule. Le 10 janvier dernier, Burkinabé et Maliens (deux équipes de la poule A) avaient livré un match insipide au stade du 4 Août. Ce match nul d'un but partout, avait permis à ces deux équipes de se qualifier pour les demi-finales. Mais leur parcours n'ira pas plus loin. Les Etalons Juniors et les Aiglons devront cette fois-ci mouiller le maillot pour décrocher la 3e place de cette CAN Junior. Le Burkina Faso, pays organisateur visait la coupe. Le Mali également. Donc à défaut, il est important pour chacune de ces équipes de finir dans le trio de tête. Pour cette 2e rencontre entre deux vieilles connaissances, le Mali part légèrement favori. L'équipe du Burkina est très diminuée par les blessures. Si des éléments comme Wilfried Sanou et Hamado Ouédraogo ne sont pas rétablis après le match contre la Côte d'Ivoire, l'équipe du Burkina aura des problèmes de finition. Le moral des joueurs a pris un coup après leur élimination face à la Côte d'Ivoire. La blessure (fracture) de Henock Conombo a énormément perturbé ses coéquipiers. Redonner le moral et l'envie de jouer à ces jeunes Etalons est le premier défi à relever par l'encadrement technique avant celui de la victoire face au Mali. Y parviendra-t-il ? Les Etalons pourront compter sur leurs supporters qui voudront à travers un déplacement massif au stade leur rendre hommage pour le beau football qu'ils pratiquent.
L'équipe du Mali pour sa part, présente un désavantage sérieux. Le dernier rempart n'est pas très rassurant. D'ailleurs l'élimination du Mali en demi-finale face à l'Egypte est venu de ce côté. Même si les défenseurs travaillent à combler cette lacune, force est de reconnaître que beaucoup de choses restent à faire. De plus, le meilleur fusil du Mali, Bakary Coulibaly (3 buts à son compteur) est incertain. Il a été touché lors du match contre l'Egypte. Il va falloir du côté malien revoir le déploiement des hommes sur le terrain pour pouvoir vaincre les Etalons sur leurs installations. C'est peut-être difficile mais pas impossible.
Rabankhi Abou-Bâkr ZIDA à Ouagadougou
Africafoot.com

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