COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS JUNIORS Archives
POUCES DE CAN D'AFRIQUE
Du 04 au 18 janvier 2003, se déroule la 13ème édition de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) juniors. Depuis 1979, et la victoire des fennecs d'Algérie et leur buteur Djamel Menad sur la Guinée, l'événement s'est affirmé sur le plan international. Au point de s'avérer incontournable aujourd'hui. Incontournable car, il vient dessiner. Les contours du football du continent, et annoncer par la même, les tendances, forces et faiblesses de demain. Le rendez-vous africain prévaut aussi par sa qualité. De plus en plus relevé, avec des équipes autrement mieux préparées qu'il y a une dizaine d'année. Rien n'est laissé au hasard. Et l'engouement que la CAN Juniors suscite est tel, que les nations n'hésitent plus à battre le rappel de joueurs affirmés, quand ils ne sont pas titulaires dans des clubs professionnels en Europe. La dernière édition qui s'est déroulée en Ethiopie en 2001, n'a pas dérogé à cette nouvelle donne. Le Cameroun (pourtant sorti au 1er tour), n'avait pas lésiné sur les moyens. Modeste Mbami (Sedan), Atéba Bilayi et Eric Djemba (Nantes), Carlos Kaméni (Le Havre), Thierry Gathuessi et Atangana Andala (Montpellier), Joël Tchami (Hertha Berlin), Luc-Michel Mbeng (ex-Valencia aujourd'hui à Caen), Jean Makoun (Lille), pour ne citer que ceux-là, étaient du déplacement sur les plateaux éthiopiens. Leurs adversaires durant la quinzaine, n'étaient pas en reste.
L'Afrique du Sud tenait dans ses rangs, Steven Pienaar, le milieu de terrain de l'Ajax d'Amsterdam. L'Egypte disposait d'une attaque-mitraillette "Made in Belgique", composée de Al Yémani (Standard de Liège), et Hamed Salah Hosny (Gent). Quant au Ghana finaliste, il s'appuyait sur ses stars en herbe. Derek Boateng (Panathinaïkos en Grèce), Ismael Addo (Hearts of Oak), Mickael Essien (Bastia) ou le jeune prodigue de l'AS St Etienne, Ibrahim Abdul Razak. Ce dernier sera encore de la fête au Burkina Faso.
A suivre...
Cette 13ème édition sera l'occasion pour l'équipe du Burkina Faso, qui en est à sa première participation en phase finale, de justifier les espoirs fondés en elle, et de mettre en valeur le travail considérable accompli dans le pays, au niveau de la formation. Depuis quelques années maintenant, par l'intermédiaire de ses écoles de football, le pays des "Hommes Intègres" est devenu un des principaux pourvoyeurs de "matières premières", des clubs européens. Ousséni Zongo (Anderlecht), Panandetiguiri Mady, le grand espoir des girondins de Bordeaux ou Sanou Wilfried (Autriche), - qui compte déjà des capes avec les "Etalons", l'équipe fanion-, illustrent parfaitement la tendance. L'occasion nous sera aussi donnée de voir à l'oeuvre, des attaquants tels que les Ivoiriens Jean Amary ou encore le génial buteur de l'ASEC Mimosas, Antonin Nantcho Koutouan, meilleur buteur de la dernière ligue des champions de la CAF, en compagnie du marocain Hicham Aboucharouane (7 buts). Le Gabon qui compte renouer avec l'élite du football continental, compte sur le nantais Zigou Shiva ainsi que sur le rennais Stéphane Nguéma. La bataille fera donc rage à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Et on l'espère loyale. Sans incident. Comme ceux qui ont émaillé le dernier tournoi, et faussés le jeu. L'enjeu est de taille. Les quatre demi-finalistes sont qualifiés pour la coupe du monde de la catégorie, en mars aux Emirats Arabes Unis. Un tel enjeu, peut être propice à la dérive. La CAF devra faire preuve à cette occasion de sang froid. Et se montrer vigilante, et inflexible. L'Afrique qui va organiser la coupe du monde dans 7 ans, doit se montrer irréprochable. En tout point de vue.
Charly Mouna
Africafoot.com

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