COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS 2008 Archives

Arbitrage à la CAN 2008: Un bilan honnête, et une participation satisfaisante.

Amadou Diakité (président de la commission des arbitres de la CAF) a déclaré : «C'est de mieux en mieux, parmi l'élite, nous choisissons les meilleurs». Après les 32 matches disputés, nous avons cru bon de dresser un bilan de ce que fut l'arbitrage de la CAN. Tous les arbitres ont été utilisés au moins une fois. Donc, jusque là et sur les 32 matches disputés au cours de cette CAN, les 16 arbitres centraux et les 16 assistants retenus ont tous été sollicités au moins une fois. C’était d’ailleurs nécessaire, ne fut-ce que pour établir une sélection, puisque n’officiant pas par exemple lors des quarts de finales, huit arbitres centraux et huit assistants ont été gardés donc pour les huit derniers matches du tournoi, soit au total 4 matches. Pour les demi-finales, 2 matches, le match de classement et la finale. Les huit arbitres centraux et les huit assistants retenus sont restés jusqu'à la fin du tournoi, contrairement aux années précédentes, où les non-retenus rentraient chez eux. C'est le cas de l'arbitre burkinabé Lassana Paré.
Un comportement fair-play.
«Question comportement des joueurs et arbitres, les chiffres sont assez édifiants. Le jeu était ouvert (seuls deux matches s’étaient achevés sur des scores vierges), et les arbitres n’ont pas abusé du sifflet. Ce qui prouve que leur bilan est satisfaisant et honnête. Je peux affirmer aujourd'hui que nous avons fait du bon travail au sein de la CAF pour arriver à ce résultat, car notre souci se trouvait au sein du corps arbitral. Je tiens à travers votre média, féliciter tous les arbitres de ce tournoi ici au Ghana», dixit Amadou Diakité.
En 32 matches, on relève les chiffres suivants:

arbitre99 buts marqués, cela dénote un football tourné vers l’offensive. Jamais, en phase finale de la CAN, il n'y avait eu autant de buts. Une centaine d’avertissements, plus préventifs que répressifs.
5 cartons rouges, dont trois à titre d’avertissement, sachant que les compteurs étaient mis à zéro dès les quarts de finale.
6 penalties accordés et tous justifiés.

Les comportements arbitraux se sont améliorés au fur et à mesure de la compétition. Sur les seize arbitres centraux, huit ont officié un match chacun. Chez les arbitres assistants, certains ont été plus utilisés, avec quatre matches en moyenne chacun, dont le Rwandais Célestin Ntagungira et le Sud-africain Molefe Enock, les deux assistants de la finale. Et Amadou de dire que lors de la désignation, la commission tient compte de certains critères: «Si le pays frontalier est en jeu, s'il y a des antécédents, à ce stade, souvent la compétence de l'arbitre n'est pas déterminante. Il faut tenir compte des réalités sociales», avoue-t-il.
Dans l'ensemble, il n'y a pas eu de grosses bavures qui auraient directement influencé le résultat final. «L'arbitrage n'a pas été décrié, personne ne s'est plaint.  Interrogé sur ce sujet, M. Diakite Amadou a déclaré que «D'une manière générale, c'était une prestation satisfaisante, l'arbitrage était à la hauteur et c'est la suite logique d'un programme que nous avons mis en place depuis deux ans et que le comité exécutif de la CAF a accepté». A cela, nous ajoutons que les séances quotidiennes et collectives d'évaluation des prestations arbitrales, vidéo à l'appui, encadrées par les instructeurs attitrés, de nombreux stages théoriques, pratiques et physiques y sont pour quelque chose. «Nous ne tenons pas compte de la qualification du pays des arbitres, s'il y a seize bons arbitres dans une seule région, nous les prenons», indique M. Diakité.
Espérons que cet état de grâce du corps arbitral se poursuivra pour les CAN suivantes. «Nous travaillons dans ce sens pour que nos compétitions soient saines sur le plan de l'arbitrage», confirme M. Diakité. Il a également parlé de la coopération entre l'Afrique et l'Asie, où, lors de la dernière Coupe d Asie, un trio arbitral africain était présent. «C'est un échange d'expériences au cours des compétitions majeures», affirme le patron du sifflet africain. «La base du travail de la commission des arbitres de la CAF, c'est la compétence».  Considéré par les férus du continent comme le football de l'avenir, le football africain a besoin d'un compagnon de route bien côte: l'arbitrage africain. Mieux encore, juste après la finale, six arbitres, à savoir le Sud-africain Jerome, le Seychellois Maillet, le Malien Koman, l'Algérien Benouzza et le Beninois Codja (Photo) se sont envolés pour Las Palmas (Espagne) pour un stage FIFA en vue du prochain Mondial sud africain.

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21/02/08