| COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS 2008 | Archives |
| Quart de finale Groupe D: Cameroun-Tunisie: 3-2 A.P |
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Lundi 4 Février 2008 au Stade de Tamalé Arbitre: Koman Coulibaly (Mali) 1er assistant: Kenneth Chichenga (Zambie) 2ème assistant: Angesom Ogbamariam (Erythrée) 4ème arbitre: Modou Sowe (Gambie) Buts Tunisie: Ben Saada (35’) Chikhaoui (81’) Buts Cameroun: M’bia (19’,92’) Geremi (24’) Cartons jaunes: Nafti (12’), Jaïdi (108’) pour la Tunisie, Atouba (79’) pour le Cameroun |
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| Le Cameroun est qualifié pour les demi-finales |
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Le Cameroun au bout de la nuit. Rigobert Song, vieux lion, capitaine exemplaire et recordman des participations à la CAN, a eu cette phrase d’après match pour exprimer la force de caractère de ses équipiers, rompus aux joutes continentales. "Notre expérience des grands événements nous permet de gérer la pression et de faire abstraction d’un environnement hostile. Il est vrai que la bataille, ou plutôt la guerre psychologique entre anglophones et francophones (Ghana-Cameroun en demi-finale) est déjà entamée avec l’affaire Eto’o et la partialité dont se rendit coupable l’arbitre malien Koman Coulibaly sur certaines de ses décisions. Le stade de Tamalé nous proposa un dernier quart de finale, sous forme de cerise sur le gâteau". Un final haletant et des joueurs qui ne s’économisèrent guère durant les cent vingt minutes que dura ce Cameroun-Tunisie. Un duel entre deux écoles au football diamétralement opposé, mais qui fait la fierté de l’Afrique aujourd’hui. Otto Pfister le Lion blanc, en vieux baroudeur du continent, incorpora, contre toute attente, le Rennais M’bia qui sera finalement le héros de cette soirée unique. Roger Lemerre, fidèle à ses principes, garda la même ossature, exception faite de Ben Fraj, qui cira le banc de touche pendant quarante minutes jusqu’à la sortie sur blessure de Haggui, le véritable pilier de la défense des Aigles de Carthage. |
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Malgré quelques échanges musclés en début de rencontre, ce match resta correct, chaque équipe essaya d’impressionner l’autre par des actions tranchantes. A ce jeu, le Cameroun connut la réussite maximale avec une première réalisation signée M’bia à la 18ème minute de jeu, suite à une mauvaise sortie de Kasraoui et au placement quelconque de ses arrières au deuxième poteau. Jaidi et ses partenaires comprirent que le combat serait rude et qu’il faudrait remettre la machine rouge vers l’avant pour revenir à hauteur des camarades de Binya. Au contraire, six minutes plus tard, sur un coup franc à 25m des buts tunisiens, Geremi enveloppa une superbe frappe de l’intérieur du pied droit, qui se logea dans les filets de l’infortuné Kasraoui. Le KO parfait. Une réussite totale. Santos et ses partenaires mirent du temps à se relever avant de voir le Bastiais Ben Saada réussir à s on tour un coup franc magistral, permettant à son équipe de revenir dans la partie. On assista alors au réveil des Nord Africains à l’image de Ben Saada intenable, un Chikhaoui retrouvé et Santos toujours à l’affût pour exploiter la moindre faille chez les Lions. Le tournant du match se situa à la 41’, lorsque Santos envoya une frappe de mule sur la transversale, reprise dans la foulée par Ben Saada et là, exploit phénoménal d’ Idriss Kameni sur sa ligne grâce à une main ferme et une détente, qui changea peut-être le cours de ce quart de finale. Mené à la pause, le onze tunisien entama la seconde période sur des chapeaux de roues, assiégeant Song et ses défenseurs. Les camarades de Jemaa le rentrant, monopolisèrent le ballon, se créèrent les meilleures occasions devant le but de Kameni, mais la défense héroïque des Lions Indomptables veilla au grain jusqu’à neuf minutes de la fin. |
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| Le néo-Manceau Ben Fraj s’infiltra côté droit et adressa un centre à Chikhaoui, qui remit les pendules à l’heure. Physiquement, le Cameroun est à la limite de la rupture, ce dont les Tunisiens surent tirer profit. Au lieu de garder la même dynamique dans le jeu offensif, ils s’employèrent à préserver ce nul et espérer prendre l’avantage dans les prolongations. C’était l’erreur à ne jamais commettre face à un Lion blessé. On jouait depuis deux minutes dans la première prolongation, quand sur une longue touche de Binya déviée par Eto’o, M’bia, toujours opportuniste, prit le dessus sur Jaidi et redonna l’avantage au Cameroun. La marque d’un grand champion et d’une grande équipe. Savoir garder son sang-froid et répondre présent dans les grands événements. Le Cameroun possède ces facultés exceptionnelles d’adaptation, à tout type de situation. N’a-t-il pas gagné ses quatre trophées hors de ses bases? Le Ghana est prévenu. |
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8/02/08
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