| COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS 2008 | Archives |
| CAN 2008: Après l’élimination des Ecureuils du Bénin… |
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Après leur élimination au premier tour de leur deuxième CAN après celle de 2004, les Ecureuils du Bénin ont rejoint leur bercail et même leurs clubs respectifs. Au pays, l’heure est à présent au bilan qui permettra de déboucher sur les perspectives d’avenir, notamment les éliminatoires combinées de la CAN et du Mondial 2010. |
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| Du retour au bercail. |
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Revenus juste au lendemain de leur élimination, l’équipe nationale béninoise a été accueillie à l’aéroport international de Cotonou par une délégation gouvernementale conduite par le Ministre d’Etat chargé de la Défense Nationale. Contrairement à l’euphorie qui a animé leurs différents retours lors de la phase qualificative, ce retour au pays s’est effectué sans tambours ni trompettes ; en matière de fans, il n’y avait pas mouche qui vole ce jour, hormis la délégation gouvernementale, la presse et une poignée de curieux venus juste assister à ce retour la queue entre les jambes. Le Ministre de la Défense, lors de son discours d’accueil, a remercié toute l’équipe pour avoir fait ce qu’elle pouvait dans un groupe composé de grands noms du football africain ; toutefois, il a tenu certains conseils à l’endroit de l’équipe qui doit tirer leçon de cette élimination pour affronter les compétitions à venir. Le capitaine Oumar Tchomogo, parlant au nom de ses coéquipiers, a pris acte des remarques faites par le Ministre avant de reconnaître que cette participation leur a apporté un peu plus d’expérience pour l’avenir. Le sélectionneur Reinhard Fabisch, quant à lui, s’est dit surpris du discours du Ministre, car pour lui, dès qu’il a aperçu le Ministre de la Défense, il s’attendait à un accueil des plus durs, fait de remontrances et de mises en garde. Il s’est dit rassuré et pourra désormais prendre les dispositions pour bâtir une équipe plus compétitive en vue des prochaines joutes. Somme toute, cette débâcle des Ecureuils au Ghana a été la conséquence d’une préparation inconséquente dans un environnement tendu qui mérite qu’on y jette un regard avant d’envisager le futur. |
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| De la préparation qualifiée de tour du monde. |
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Ce piètre résultat de l’équipe nationale béninoise à sa deuxième Coupe d’Afrique des Nations est le résultat d’une préparation non professionnelle. Cette préparation a ressemblé plus à un tour du monde qu’à une préparation à une compétition qui devrait se dérouler en Afrique, et dans un pays voisin. Et le nouvel entraîneur des Ecureuils, l’Allemand Reinhard Fabisch, qui, il faut le noter, n’a pas approuvé cette situation, n’a pas ironisé quand il déclarait «qu’il ne manquait plus aux Ecureuils qu’à aller en Australie pour faire le tour du monde». En effet, la préparation a suivi le trajet Cotonou – Tunis – Rio de Janeiro – Ouagadougou en moins de deux semaines. Ce qui signifie que les joueurs béninois ont plus passé leur temps entre deux vols plutôt qu’au travail proprement dit. Pour l’entraîneur, s’il a accepté cette étape brésilienne, c’est parce que c’était un accord entre deux chefs d’Etat, conclu de longue date; sinon elle est inopportune. Conséquence de ces longs voyages, les joueurs sont arrivés au Ghana émoussés, manquant de fraîcheur physique et ne résistant au cours d’un match que le temps d’une mi-temps. |
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Des conflits internes absurdes. |
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La particularité du Bénin dans sa préparation est que les 23 joueurs sélectionnés ne se sont jamais retrouvés à aucun moment au complet avant le début de la compétition ghanéenne. La raison : certains différends étaient survenus entre-temps entre le staff technique, le ministère des sports, la fédération et certains joueurs. Mis à part Stéphane Sessegnon qui est resté avec son club après un accord entre dirigeants, le cas qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive fut celui de Mouritala Ogoubiyi, sociétaire du club tunisien de l’Etoile Sportive du Sahel. Ce dernier n’a jamais été avec le groupe que la veille du match amical contre le Sénégal à Ouagadougou le 17 janvier dernier. Pour les dirigeants du football béninois, notamment le ministère des sports qui a tenu un point de presse, seul le joueur savait pourquoi il n’a pas rejoint ses coéquipiers ; mais pour le joueur, les autorités ne lui facilitaient pas la tâche pour rejoindre ses coéquipiers. Bref, le joueur était impliqué dans un imbroglio qui a conduit l’entraîneur à finalement le sortir de ses plans pour indiscipline. Mais la pression au pays et surtout l’intervention du Chef de l’Etat qui s’est personnellement impliqué, a amené l’entraîneur a cédé et à réintégrer le triple champion d’Afrique au sein de son effectif après le premier match contre le Mali. |
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De l’opportunité du changement de l’encadrement technique |
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De la léthargie des supporters. |
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L’équipe nationale béninoise était celle du groupe B, qui jouait pratiquement sans supporters, vu l’armada déployée par les autres pays. Et pourtant, nous avions les mêmes avantages de voisinage au Ghana, même si certains étaient plus proches que d’autres. Ceci ne saurait en être autrement, puisque nous sommes en présence d’associations de supporters mal organisées. D’ailleurs, c’est à l’approche d’un évènement qu’on les voit apparaître de nulle part pour endosser leur rôle de supporters. Il ne leur reste plus qu’à aller à l’école de leurs homologues de la Côte d’Ivoire, du Nigeria et pourquoi pas du Mali qui sont mieux organisés. Même si l’Etat n’a pu déplacer que 300 supporters, ce qui est peu, les supporters auraient pu mieux s’organiser pour trouver leurs propres sponsors au lieu de tout attendre des autorités. La leçon à eux infligée à Sekondi par les supporters des autres pays les amènera certainement à réfléchir pour l’avenir. |
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De l’avenir de Fabisch avec les Ecureuils |
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5/02/08
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