| COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS 2008 | Archives |
| Egypte-Cameroun: 1-0 |
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Dimanche 10 février 2008 au Stade d’Accra (Ohene Djan Stadium) 30 000 spectateurs Arbitre: Coffi Kodjia (Bénin) 1er assistant: Célestin Ntagungira (Rwanda) 2ème assistant: Enock Molefe (Afrique du Sud) 4ème arbitre: Eddy Maillet (Seychelles) But Egypte: Aboutrika (76’) Cartons jaunes: Atouba (62’), Idrissou (87’) pour le Cameroun, A. Hassan (87’) pour l’Egypte |
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| L’Egypte remporte la Coupe d’Afrique des Nations. Bravo et félicitations aux Pharaons. |
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| La sixième pyramide. |
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Qu’elle fut belle, cette pyramide! Je dirais même plus: splendide dans sa conception et sa réalisation. Il y eut d’abord un architecte de génie, ensuite une main d’œuvre locale de qualité. Ces mots résument à eux seuls ce que Shehata (Photo ci-contre) a su faire dans la durée. Bâtir, bâtir et encore bâtir pour solidifier les fondations, avant d’atteindre le sommet de cette pyramide, illuminée par un groupe complice et qui honora le travail Africain et Arabe, tant décrié, principalement en Europe. Cette récompense est largement méritée, eut égard aux prestations fournies par les Pharaons tout au long des trois semaines de compétition. Un jeu collectif, exceptionnel, un engagement total des joueurs évoluant sur le terrain, mais surtout une efficacité redoutable devant les buts adverses. Regardons de plus près ces nouveaux champions d’Afrique. Pour certains c’est le doublé, à l’image du gardien El Hadary, véritable rempart infranchissable et qui découragea ses adversaires par des arrêts reflexes de grande classe. Wael Gomaa, le divin chauve, sosie du lyonnais Cris, l’homme d’expérience d’une défense à trois en compagnie de Shady, l’autre surprise du célèbre moustachu blanc égyptien. De sa boîte de pandore, le sélectionneur Shehata nous sortit Moawad, un petit arrière-gauche accrocheur, au goût prononcé pour l’offensive qui se meut en cinquième élément d’un milieu très fourni pour maîtriser les couloirs, que composèrent le valeureux capitaine Ahmed Hassan, Hosny, Fathi la pile increvable et Aboutrika en meneur de jeu. |
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A l’avant, deux flèches, Zaki et Motaeb, se chargèrent de bousculer Atouba, Song, Tchato et Binya,qui remplaça le malheureux Song Billong, déjà incertain avant le début de la rencontre. La première mi-temps à laquelle assistèrent 30 000 privilégiés, dont Sepp Blatter, patron du football mondial (FIFA), nous conforta dans nos convictions. Les Lions Indomptables ne pourront jamais arrêter cette machine de guerre égyptienne, bien rompue aux joutes africaines. La sérénité avec laquelle évolua l’Egypte fut un signe donné à l’adversaire. Certes, le Cameroun de cette finale n’attendit pas les assauts de Zaki et ses partenaires pour répliquer, bien que les meilleures occasions de cette période fussent l’œuvre des Pharaons. Si les deux équipes regag nèrent les vestiaires sur un score vierge, ce ne fut pas faute d’avoir essayé. Motaeb, Aboutrika, Hosni et Zaki butèrent tour à tour sur un Kameni des grands jours. Dans l’ensemble, la partie resta équilibrée, la méfiance étant de mise dans les deux camps. La fraîcheur physique joua un rôle prépondérant au cours d’une deuxième mi-temps où les partenaires d’Eto’o commencèrent à fléchir, à l’image d’Emana, qui céda sa place à Idrissou, et Epalle qui fit de même avec M’Bami. Première alerte à l’heure de jeu, sur une tête de Hosny. Le poteau sauva le portier camerounais d’un but certain. Shehata remarqua à ce moment du match la lourdeur des Lions derrière et comprit qu’un sang neuf fera plier la défense des Verts et basculer le score en faveur de ses poulains. Ce fut un choix judicieux. |
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Zidan remplaça Motaeb à la pointe de l’attaque. Seize minutes après son entrée, Zidan provoqua Song dans sa surface de réparation et malgré une position défavorable, remisa intelligemment vers Aboutrika pour l’ouverture du score. Imparable. Les derniers rushs camerounais manquèrent de conviction et ne changèrent en rien le score de cette finale, malgré des tentatives de M’Bia, Eto’o et cette dernière tête de Rigobert Song qui passa au dessus de la transversale d’El Hadary. L’arbitre béninois, Coffi Kodjia, siffla la fin de la rencontre et la délivrance pour le camp égyptien. Avant cette finale, les autorités sportives des Pharaons du Nil prolongèrent le contrat du staff technique pour deux années supplémentaires avec un double objectif à l’horizon 2010 : la CAN en Angola et la Coupe du Monde en Afrique du Sud. |
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14/02/08
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