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L’«Enfer» de 3A Télésud ou délit d’amitié…

Après la demande formulée il y a quelques jours par le CSA à 3A Télésud de lui adresser sans tarder le bilan de son activité, sous peine de sanction, la rumeur qui court depuis un certain temps déjà semble se confirmer: 3A Télésud serait à son agonie financière. Factures impayées, journalistes et animateurs sans solde et remerciés, absence de programmes, techniciens (cadreurs, monteurs, etc.) renvoyés, tout y passe. Il semblerait que 3A Télésud utiliserait davantage de roulements de stagiaires que de véritables employés, suite à un partenariat avec une école de formation de la place (ESRA). Des figures comme Jean Marie Kassamba (JMK Today-photo ci-dessus), "Ayden" (Sake Show), Joel Ettien, Irene Biceps (Diabolo)etc. Certains observateurs croyaient qu’avec l’arrivée de nouveaux actionnaires, notamment ceux du Gabon, qui détiennent plus de 80% des parts, un changement s’opérerait. Mais c’était sans compter avec Monsieur Constant Némalé, qui s’était nommé gérant de fait à la place de Dominique Diguet, gérant fantôme de nombreuses sociétés bien connues de la place de Paris. Selon nos informations, Constant Némalé essaierait coûte que coûte de récupérer des droits depuis la faillite de TSA, devenue à ce jour 3A Télésud, afin de mieux contrôler la maison. Néanmoins, la partie gabonaise ne voudrait rien entendre de cela et en ce moment même, une réunion se déroulerait à Paris, dans le but de clarifier les choses.
Créée il y a quelques années par une poignée de volontaires enthousiastes, cette chaîne panafricaine en puissance a lentement mais sûrement dérivé vers le grand large. Dommage, diront certains, à qui on ne peut que donner raison. L’idée était excellente, le public ravi. Bref, un beau concept, qui ne demandait qu’à fleurir! Mais comme cela arrive parfois, la qualité de la gestion de 3A Télésud n’aurait pas été à la hauteur des espérances. «Nommé» gérant de la société Wiam, créée début 2002, propriétaire de la chaîne 3A Télésud, Monsieur Constant Nemale (Photo ci-contre) se serait montré bien piètre gestionnaire. Sauf erreur, excepté pour les exercices de 2002 et de 2003, aucun autre bilan n’aurait été effectué à ce jour. Ce projet avait pourtant séduit E.H. Capital Group, un fonds américain d'investissements, spécialisé dans les nouvelles technologies, dont l'intervention avait permis de boucler le budget initial de 1,5 million d'euros, indispensables au démarrage. «Dans trois ans, la société sera rentable. Nous aurons créé 400 emplois sur le continent en ouvrant des bureaux de production dans les capitales africaines. Quatre bureaux pourraient être ouverts d'ici à la fin de l'année» (nous étions alors en l’an 2000), avait déclaré Monsieur Constant Nemale à Patrick Sandouly, du magazine Jeune Afrique. Rien de tout cela n’existe à ce jour.
Parallèlement, Monsieur Nemale gère également une société de «Conseils pour les affaires et la gestion», appelée Etnium (qui serait introuvable au moment où nous mettons cet article en ligne), dont l’adresse du siège social est identique à celui de la société Wiam. Ladite société n’aurait effectué aucun bilan comptable depuis sa création, début 2002. Pour une société de conseils en affaires et gestion, c’est très léger, et surtout, on ne peut plus douteux! Outre une gestion trouble, voire peut-être quasi-inexistante, de ses sociétés, Monsieur Nemale (Photo) aurait été interpellé par les services publics de l’Urssaf et des Impôts. Suite à quoi il aurait été placé en garde à vue durant 48 heures au commissariat de police de Montreuil. Certains bruits de couloirs disaient aussi que Monsieur Nemale, dans sa constance, aurait employé des personnes d’origine africaine en situation irrégulière, leur promettant papiers et salaires, dont ils n’auraient bien sûr jamais vu la couleur! Un bien joli portrait d’escroc patenté, pourrait-on penser!
Depuis sa destitution du poste de gérant qu’il occupait au sein de la société Wiam, Monsieur Constant Nemale continuerait ses forfaits, terrorisant les uns, tentant d’intimider les autres, allant même jusqu’à menacer les nouveaux cogérants, Messieurs Jean Luc Beis et Eric Benquet. D’après nos renseignements, et sauf erreur de notre part, il ne ferait plus, en aucune manière, partie de la société Wiam, à un degré ou à un autre. Il ne serait plus que conseil en publicité pour ladite société, par le biais de sa société, Etnium. Et pourtant, malgré tout, ce sombre personnage continuerait de sévir au sein-même de 3A Télésud, alors que l’accès des locaux pourrait sans doute lui être interdit. Que cache cette relation malsaine entre 3A Télésud et son "ancien gérant"? C’est ce que nous essayerons de savoir. Télésud est là!
P.C.

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1/11/07