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CAN JUNIORS BENIN 2005: Une magnifique cérémonie d’ouverture Par Boubacar DIAKITE à Cotonou. |
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Comme toute cérémonie d’ouverture sur le continent, celle d’aujourd’hui a montré la richesse culturelle du Bénin dans son intégralité, en démontrant les valeurs dont dispose chaque ethnie du Bénin, à reconnaître que le Bénin dispose de plusieurs ethnies, comme la plupart des pays du continent. De plus, c’est une fête nationale, on ne peut pas donc pas marginaliser certaines ethnies. Tous les ingrédients étaient donc réunis, pour que la fête soit belle. D’abord, on apercevait, au centre, un cercle de feu, représentant une ethnie du Bénin, où les gens traversent le feu sans se brûler. A côté de ce cercle de feu, différentes acrobaties ont été réalisées, une façon pour la jeunesse africaine du Bénin de s’amuser, surtout qu’au Bénin, comme partout en de pareilles circonstances, c’est l’esprit du jeu qui prime sans danger. Non loin d’eux, des gens tapaient sur de petits bouts de bois. Une danse, à en croire certains, que les Béninois appellent « Têkê », autrement dit une danse du village du chef de l’Etat, le Président Mathieu Kérékou. En référence au Mali, en d’autres termes, une sorte de bal masqué (au pays Dogon) où on chante, on danse, sans s’amuser. Ces masques géants expriment toute la richesse Vaudou du Bénin. Selon les Béninois, les Vaudou sont masqués. Il y avait aussi cet autre masque, que les Béninois surnomment Zangbéto (veilleur de nuit). Il est en lianes, comme presque partout sur le continent. On ne voit pas ce qu’il y a à l’intérieur. Son rôle est de garder les anciens villages, histoire de rappeler cet autre rôle que jouent aujourd’hui la police ou les agents de sécurité. |
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Une tradition propre à la capitale porto-novienne. On pouvait donc s’y attendre, ce fut une cérémonie riche en couleurs. Une cérémonie qui a fait appel à des richesses culturelles dont dispose l’ancien Dahomey. C’était magnifique ! D’autres masques sacrés, nous rappellent une richesse culturelle inscrite dans les livres d’or de l’Unesco (le système des Nations-Unies pour l’Education, la Science et la Culture). A l’époque, son secrétaire général, le Sénégalais Amadou Matar M’bow, en avait fait son cheval de bataille. Là, c’est un autre rappel de l’histoire, rappel aux Africains de s’attacher à leur culture, de ne pas oublier leurs racines. D’après ce que nous avons vu, c’est l’histoire du Vaudou béninois que les artistes ont essayé de représenter. Une cérémonie d’ouverture qui n’a duré que trente minutes et dont les deux cents artistes ont émerveillé les trente mille inconditionnels spectateurs du Stade de l’Amitié de Kouhounou. |
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