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L'adversaire des "Flying Eagles"

A l’occasion de la finale de la Coupe du Monde juniors, les Nigérians affronteront un adversaire d’un tout autre calibre que le Maroc, qu’ils ont dominé en demi-finale. Quadruple championne du monde, l’Argentine, qui a sorti le Brésil, tenant du titre, dans l’autre demi-finale, part avec les faveurs des pronostics… Après un début de tournoi en pointillés, les «Albicelestes» sont montés en puissance. Troisièmes du groupe D, dans le sillage des Etats-Unis et de la l’Allemagne, c’est au deuxième tour qu’ils s’affirmeront.

En quart de finale, Oberman (Photo) et sa bande ne feront qu’une bouchée du prétendu ogre espagnol. La demi-finale sera une leçon tactique et d’efficacité, appliquée face au Brésil. Et l’assurance affichée par l’équipe de Francesco Férrerro durant le «clasico» ne laissait planer aucun doute quant à son issue. En effet, Pablo Zabaleta, le capitaine, et sa bande dominent tant leur sujet, qu’ils donnent l’impression de choisir le moment de la mise à mort. Leur maturité à analyser le jeu ainsi que leur réaction selon les exigences, sont criantes. C’est une bande de vieux briscards que s’apprêtent à affronter Isaac Promise et sa bande. Inutile de se voiler la face. Les «Flying Eagles» seront confrontés à une montagne. Que les Nigérians se le disent ! Jamais les Argentins ne leur laisseront le loisir de développer leur jeu, comme l’ont fait les Marocains, en demi-finale ! Chaque pouce de terrain conquis, sera autant d’étapes à franchir, pour l’emporter! Il faudra aller au charbon… Il ne pourra en être autrement avec les sud-américains, qui viendront livrer bataille.
En effet, aussi ragaillardis qu’ils soient après le succès face au Brésil, les Argentins qui ne partent jamais la… tulipe au bout du fusil, craignent le Nigeria. Et surtout, la puissance de sa division offensive. Owoeri, Ogbuké, David Abwo (Photo) et Promise autant de poisons, qui ont semé la zizanie dans les défenses. Et ajouté à ce quartet, John Mikel Obi. A lui seul, le milieu de terrain de Lyn en Norvège mérite un roman. Difficile de trouver un joueur plus fort que lui, dans sa catégorie d’âge. Oui, au monde ! Dès lors, on comprend mieux pourquoi Manchester United, qui lui a fait signer un protocole d’accord, et Chelsea qui a jeté son dévolu sur lui, sont désormais à couteaux tirés! Francesco Ferrerro, n’est pas dupe. La cuvée brésilienne, qui défendait son titre aux Pays-Bas, est d’un moins bon cru, que l’adversaire africain qui lui donnera la réplique, samedi prochain, en finale. Et avec des «Flying Eagles» qui sont désormais toutes serres azimuts, prêts à fondre sur leur proie, tout peut arriver. C’est en cela aussi que réside la chance du Nigeria. A eux de la saisir au vol.

Un seul être vous manque…

Pour la finale, les deux entraîneurs seront privés de précieux atouts défensifs. L’Argentine, qui évolue traditionnellement avec trois défenseurs, devra se passer de Gustavo Cabral, son défenseur axial (suspendu). Pour palier à l’absence du joueur du Racing de Buenos Aires, le staff argentin dispose de plusieurs solutions. La plus envisageable semble être Ezéquiel Garay. Titulaire en 2003, lors de la Coupe du Monde aux Emirats, l’imposant défenseur de Newells Old Boys, qui a fait de brèves apparitions dans le tournoi, devrait en principe figurer dans le onze de départ. En revanche, tout se complique pour le Nigeria, qui devra se passer de sa tour de contrôle, Onyékachi Apam (Photo), averti lors de la demi-finale face au Maroc. Quand on sait que Siasia ne peut plus compter sur James Monday et Kennedy Chinwo (blessés), on comprend toute l’angoisse du coach nigérian, avant cette délicate confrontation. Pis, l’ancien attaquant international a épuisé son stock de rechange en défense centrale!

La solution pourrait venir du milieu de terrain, avec Sani Kaita, le récupérateur, qui glisserait ainsi dans l’axe de la défense, aux côtés de Délé Adéléyé. Mais qui pourrait remplacer Kaita (En vert sur la photo), si précieux dans l’entrejeu, au cas où le sociétaire des Kano Pillards glisserait en défense ? Peut-être Yinka Adedeji, qui s’est bien remis de ses ennuis physiques. Certes, le sociétaire des Sundsvalls, en Suède, est technique et couvre du terrain. Mais il ne semble pas taillé pour revêtir un tel costume, face à l’Argentine. Mais gageons que Siasia, l’ancien canari nantais, en vieux renard qu’il est devenu, a depuis belle lurette un palliatif. Peut-être même tenait–il déjà la solution, au moment où M. Jorge Larionda, l’arbitre de la demi-finale, brandissait son carton jaune, à l’encontre d’Apam, coupable d’une faute sur l’attaquant marocain Bendamou.

Voici ceux qui affrontent les «Flying Eagles»…

Palmarès: Champion du monde ( 1979, 1995, 1997, 2001) - Finaliste (1983)

Parcours 2005, aux Pays-Bas : 3ème groupe D, l'Argentine a marqué 9 buts et a encaissé 3 buts. Les meilleurs buteurs de la formation de Francesco Ferrero sont Messi Lionel (4 Buts) et Pablo Zabaletta (3 Buts).

1erTour
Argentine
0 - 1
Etats-Unis
1erTour
Argentine
2 - 0
Egypte
1erTour Argentine
1 - 0
Allemagne
1/8 Argentine
1 - 0
Colombie
1/4 Argentine
3 - 1
Espagne
1/2 Argentine
2 - 1
Brésil
Comme leurs aînés de l’équipe fanion, c’est en 3-5-2 que les juniors argentins opèrent. Devant Ustari (Photo), le gardien, se dresse une muraille composée de trois hommes, impitoyables dans le marquage de zone. A droite, Julio Barroso. C’est le plus technique. Fort dans les duels, le défenseur de Boca Juniors possède un excellent jeu de tête. Dans l’axe, en l’absence de Gustavo Cabral, c’est probablement Ezéquiel Garay qui tiendra le poste. Cependant, les attaquants nigérians ne gagnent pas au change ! Certes, Garay est moins intransigeant que Cabral, mais le solide gaillard (86 kg) est bien né dans le moule à fabriquer des « Taureaux de Pampas » argentins. Comme ses illustrissimes prédécesseurs, Daniel Passarella (1974), Roberto Ayala, Walter Samuel, voire Fabricio Coloccini aujourd’hui, il est accrocheur et un tantinet truqueur. Seul hic, à sa décharge, sa lenteur. A gauche, Lautaro Formica est sobre et monte bien la garde sur son couloir. Ses centres, aussi rares que précis, lorsqu’il passe à l’attaque, trouvent souvent preneur. Comme face à l’Egypte, pour le but de Zabaleta. Comme Garay, il faisait partie de l’équipe d’Argentine, qui a terminée quatrième du Mondial juniors 2003, aux Emirats.
Le milieu de terrain est composé de cinq éléments. Zabaleta, le capitaine, et Cardozo, occupent les extérieurs. A droite, Pablo Zabaleta. Le rescapé de 2003 est difficile à contrer. Ancien avant-centre, il reste un redoutable finisseur. Pablo n’a pas son pareil pour s’engouffrer dans le dos des défenseurs. Son duel avec Taiwo Tayé promet ! Neri Cardozo, son pendant, est plus technique. Amateur de longues chevauchées, c’est également un excellent passeur (3). Beaucoup de ballons passent par les pieds du joueur de Boca Juniors. D’ailleurs, c’est le spécialiste des balles arrêtées, notamment des corners. Trois « gardes » veillent dans l’axe du milieu de terrain. A droite, Fernando Gago. Inlassable travailleur, c’est le plus technique de tous. C’est le pont entre les lignes. Au centre, Juan Manuel Torres, l’«Indien». C’est «El pivoté», comme il est d’usage, dans les équipes en Amérique Latine. Le joueur du Racing Buenos Aires a la charge de colmater toutes les brèches, devant sa défense. Bien qu’il soit toujours à la chute du ballon, sa qualité de relance n’est pas exceptionnelle. Mais quel abattage ! A sa gauche, Gabriel Paletta. Un tempérament de feu ! Comme son célèbre aîné Gabriel Heinze (Manchester United), il se jette sur tous les ballons, comme s’il s’agissait du dernier ! Gabriel n’hésite pas à monter faire le «ménage» dans les surfaces de réparations adverses sur les balles arrêtées.
L’attaque est composée de deux pointes: Gustavo Oberman et Lionel Messi (Photo). Beaucoup de similitudes dans le jeu, ainsi que dans la morphologie des deux gauchers. Le premier est un gros travailleur de l’ombre, au service de l’autre. Il harcèle et provoque sans cesse la défense adverse. Une force de la nature, malgré un physique moyen. Très collectif, c’est aussi un passeur génial. Témoin, la louche, pour Messi, lors du 3ème but, face à l’Espagne, en quart de finale. Enfin, Messi (le bien nommé), qui se tient généralement sur la droite, malgré la grande autonomie dont il jouit. L’attaquant possède toute la panoplie de l’attaquant moderne : accélération, dribble et puissance de feu ! Ses buts décisifs ont délivré son équipe et fait la différence depuis le début du tournoi. Messi, qui vient tout juste de fêter ses dix-sept printemps, est incontestablement l’élément le plus dangereux de son équipe. Et certainement l’un des meilleurs joueurs du tournoi.
Voici l'équipe que pourrait aligner l'Argentine en finale

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