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Mardi, 28 juin 2005, Kerkrade, Parkstad Limburg. Nigeria – Maroc 3-0 (1-0). Arbitre: M. Jorge Larionda (Uruguay) |
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Le duel fratricide, qui oppose le Maroc au Nigeria, tourne à l’avantage de ces derniers. Comme lors de la demi-finale de la CAN, le 26 janvier dernier, au Bénin, les «Flying Eagles» s’imposent. Si la «première manche» avait été équilibrée à Cotonou, le remake de Kerkrade , lui, ne souffre d’aucune contestation. La domination des verts nigérians a été criante. Jamais les joueurs de Fathi Jamal n’ont existé dans cette rencontre… |
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Durant l a première mi-temps, les volatiles de Siasia font cavaliers seuls, prenant prennent vite la mesure de leurs adversaires. C’est fort logiquement qu’ils ouvrent le score, par Taiwo Tayé. Libre de tout marquage, servi par Olubayo Adéfémi, le défenseur marseillais décoche une frappe croisée dans le petit filet de Mohamed Bourkadi (34ème). Les Nigérians accentuent leur emprise sur le jeu, tout en provoquant des situations dangereuses devant le but de Bourkadi, par le remuant John Owoéri notamment. La seconde période des champions d’Afrique est une copie – plus propre - de la première. Par deux fois, ils trouveront la barre (Adé léyé, et Adéfémi !) Mais, il fau dra attendre la 70ème minute, pour voir les troupes de Cap’tain Promise doubler la mise. Sur un corner remarquablement tiré par John Obi Mikel, Adéfémi, libre de tout marquage, s’envole, et croise sa tête! Cinq minutes plus tard, c’est Chinédu Ogbuké, douteux avant la rencontre, qui assomme définitivement les Marocains: après une première tentative de Promise , qui échoue sur Bourkadi, l’attaquant de Lyn (Norvège), se trouve à point nommé pour reprendre la ballon de la tête ! Dès lors, la messe est dite. |
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La suprématie des «Aigles» tourne alors à la démonstration, voire à l’humiliation, au goût de certains joueurs de Fathi Jamal, qui perdent leur sang-froid. Rida Doulyaza l et Mouhssine Iajour, ébouillantés, sont renvoyés sans ménagement sous la douche froide, suite à des fautes grossières. Et le crachat de Iajour sur ses adversaires, en quittant le terrain, vaut sans dout e le comportement inadmissible d’une frange d’irréductibles imbéciles. Ces prétendus supporters des «Lionceaux» marocains n’ont trouvé mieux que de transformer la surface de réparation d’Ambruse Vanzékin, le gardien nigérian, en décharge publique! |
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Les Nigérians , impériaux, accèdent pour la deuxième fois de leur histoire, à une finale. Et John Mikel Obi et les sien s auront à cœur de faire mieux que leurs glorieux aînés qui, en 1989, en Arabie Saoudite, s’étaient incliné s devant le Portugal (0-2). Samedi prochain, face à la redoutable machine de guerre argentine, ils ne partiront pas avec la faveur des pronostics. Mais ils auront leurs chances, surtout s’ils jouent avec leurs armes. Seront-ils les premiers à ramener sur le continent, le trophée tant convoité? A quatre vingt-dix minutes (seulement !) du bonheur, on peut l’espérer. Alors... Up for Africa, Nigeria! |
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Un homme dans la tourmente… |
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A quoi donc jouait Jamal Fathi, l’entraîneur marocain, face au Nigeria? L’espace d’une rencontre, le bouillonnant coach marocain a dérogé à ses principes. Et mal lui en a prit de renvoyer aux orties, un adage qui remonte à la nuit des temps: «On ne change pas une stratégie qui paie». Abandonnant la zone, Fathi a opté pour le marquage individuel, à l’ancienne, façon années cinquante! Chakib Benzoukane suivait Promise comme son ombre; Doulyazal s’occupait de Mikel Obi; El Amrani et Bouzaien s’accrochaient aux basques des virevoltants Ogbuké et Owoéri. |
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En optant pour cette stratégie suicidaire, il acceptait de facto, de subir le jeu des volatiles. Ces derniers , qui ne sont jamais aussi à l’aise que lorsqu’on leur abandonne l’initiative du jeu, allaient se déployer de toute leur envergure. La première ligne nigériane, impressionnante par sa mobilité, a fini par avoir raison de l’arrière-garde marocaine! Par leurs permutations incessantes, Ogbuké, Oweori, Abwo et Promise ont crée de véritables boulevards, au pays de la bicyclette! A ce jeu du brouillage de piste nigérian, les deuxièmes et troisièmes lignes se sont régalées! A l’arrivée, il n’est pas étonnant de constater que ce sont bien les défenseurs, qui ont fait la différence: Et les doigts d’une seule main ne suffisent pas à compter le nombre de fois où Taiwo Tayé, l’arrière gauche, et premier buteur de la rencontre, a avalé plus de cinquante mètres sans être inquiété! Quant à son pendant, Olubayo Adéfémi, il s’est régalé: une frappe sur la barre, une passe décisive, et un but! Pas étonnant non plus que Kaita, l’habituel travailleur d e l’ombre, derrière John Mikel Obi, soit apparu dans un registre plus technique que d’habitude. |
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Il n’y avait personne à marquer dans sa zone! Un véritable désert au milieu du terrain! L’absence de Hermach (suspendu) au milieu, n’explique pas la faillite de l’entrejeu. C’est le système mis en place par le coach qui ne répondait pas à la situation. Fathi a lui-même précipité le naufrage de sa troupe. Pourtant, le technicien disposait d’armes capables de faire douter le Nigeria. Bendamou, trop esseulé, et surtout incroyablement mal utilisé, ne pouvait faire la différence. Sofian Bouzaien, si précieux dans la relance, et par son soutien dans le couloir droit, à El Zhar, était toujours envoyé sur une fausse piste, par le remuant Owoeri. Jamais il ne s’est trouvé au point nommé, pour contrer Taiwo Tayé. En jouant contre nature, les «Lionceaux de l’Atlas» se sont suicidés à Kerkrade. Ils auront tout de même l’occasion de se racheter face au Brésil, à l’occasion de la petite finale, samedi prochain. Question de terminer en beauté leur fabuleuse aventure en territoire batave. |
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Quant à Fathi Jamal leur entraîneur, il tirera très vite les leçons de son échec. Et assumer pleinement ses erreurs. Mais une chose est sûre : Fathi Jamal mérite un coup de chapeau. En 2003, lors de la 13ème CAN juniors au Burkina Faso, il était déjà à la tête des lionceaux de l’Atlas. Son équipe avait alors lamentablement échoué au premier tour. Cette saison, il a conduit le Maroc à une demi-finale d’un tournoi international, organisé par la FIFA. Ce qui n’était jamais arrivé à un représentant du royaume chérifien, toutes catégories confondues. |
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