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Voyage des supporters béninois aux Pays-Bas: Un chemin de croix signé «Air Togo»
Beaucoup de spectateurs et téléspectateurs auraient constaté que les Ecureuils juniors du Bénin ont livré leur premier match contre l’Australie presque sans supporters. Hormis les autorités, les Béninois de la diaspora et quelques journalistes privilégiés, personne n’était présent pour pousser les jeunes Ecureuils à leur première victoire. Tout ceci était dû aux difficultés qu’ont rencontré les supporters béninois, au nombre desquels on comptait beaucoup de journalistes de la presse privée, pour voyager. Un voyage qui n’a rien à envier au chemin de croix de Jésus et dont le supplicier s’appelait Air Togo, la compagnie auprès de laquelle le convoyeur Quentin Didavi a bénéficié de toutes les assurances. En effet, il a fallu trois jours aux supporters béninois pour rallier Kerkrade via Paris et Amsterdam, afin de porter leur soutien à leurs représentants. Arrivés à l’Aéroport International de Cotonou aux environs de 20 heures, le jeudi 9 juin, ce n’est que le lendemain, aux environs de 12 heures 30 minutes que ces supporters ont pu prendre le départ. C’est donc des supporters fatigués et affamés qui ont quitté Cotonou, avec l’espoir de ne plus subir d’autres déboires avant leur arrivée à destination. Erreur!

Malgré que le voyage ait été préparé pendant des mois par Quentin Didavi, qui s’est déplacé personnellement aux Pays-Bas pour régler la logistique. Les garanties annoncées par les responsables d’Air Togo se sont avérées être une grande supercherie. Une fois à l’aéroport de Roissy Charles De Gaulle à Paris, nos vaillants supporters n'étaient pas au bout de leurs peines. Sans structures d’organisation pour les accueillir et en l’absence du bus devant les convoyer à Amsterdam, les supporters béninois ont dû braver un froid inhabituel pour eux pour être conduits à l’hôtel Formule 1 de Long Perrier de Paris. Et ce n’est qu’à ce moment qu’ils apprennent, avec joie néanmoins, que les juniors béninois viennent de réussir un match nul contre l’Australie. En dehors de leurs bagages qui étaient restés à Cotonou, les supporters découvrent le lendemain, une fois de retour à l’aéroport Charles De Gaulle, que les responsables d’Air Togo n’avaient pas fait de réservation de bus pour les convoyer à Amsterdam. Et ce n’est qu’après d’interminables heures d’attente qu’ils ont pu rallier Amsterdam, au moyen du métro, non sans peine. Et Dieu merci, ils ont pu être présents lors du second et du dernier match des Ecureuils.

Après l’élimination béninoise le 18 juin, les supporters béninois ont cru à une rectification du tir de la part d’Air Togo pour un retour au bercail plus serein. Bien au contraire, comme à l’aller, le retour a été encore plus que scandaleux, se transformant en un cauchemar sans fin et faisant subir à nos chers supporters des préjudices incommensurables. Ce n’est que le 24 juin que nos chers supporters ont pu rallier le bercail. N’eût été la diligence de Quentin Didavi (Photo), qui a dû parfois puiser de l’argent de sa propre poche, beaucoup de Béninois seraient oubliés à Paris et d’autres seraient victimes de maladies de toutes sortes, résultant de la faim, des tracasseries et des bousculades. Qu’Air Togo se prenne un peu plus au sérieux car l’image du continent que nous sommes partis défendre aux Pays-Bas en dépend.

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