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Une Finale de rêve: Des raisons d’y croire…

Francesco Ferrero, l’entraîneur argentin, a bien du souci à se faire. D’abord, il lui faut assumer une difficile succession., celle de José Pekerman et Hugo Tocalli, désormais en charge de l’équipe fanion. A lui seul, le tandem qui a qualifié l’Argentine pour le Mondial allemand, mais qui a échoué en finale de la Coupe des Confédérations face au Brésil (1-4), est une véritable légende. Il a écrit les plus belles pages de l’histoire du football argentin en Championnat du Monde juniors. Avec trois titres mondiaux conquis en 1995, 1997 et 2001, José Pekerman est un mythe, à la même enseigne que Luis Cesar Menotti, qui avait donné son premier titre au pays en 1979, au Japon, après avoir remporté le «Mondial 78», sur ses terres. Ferrero sait ce que signifie un échec dans la catégorie des juniors en Argentine. Pour éviter de tomber dans les oubliettes garnies de coachs plein de bonnes intentions, il doit triompher. Pour cela, l’homme dispose de précieux atouts. Son équipe est au point. Les «Albicelestes» présentent un ensemble homogène, qu’aucune formation n’a réussi à déstabiliser jusqu’ici. Pas même les Etats-Unis, qui les avaient pourtant battus, lors de la première journée (0-1)
Il en est de même pour le Nigeria, l’adversaire que le destin a placé sur sa route. Les hommes de Siasia n’ont jamais souffert de l’emprise d’un adversaire sur une rencontre ! Même face à la Corée, où Vanzekin et ses frères ont concédé deux buts en fin de rencontre, la maîtrise était nigériane. Le dilemme du sélectionneur argentin est l’attaque des «Flying Eagles». Aucune défense n’est jusque là parvenue à contrer la division offensive des volatiles de Siasia. Un vrai tourbillon. Un casse-tête pour les défenses. Avec les Promise, Abwo, Ogbuké (Photo), et Owoeri, la bourrasque arrive de partout, à une vitesse inouïe. La chance de survie de leurs adversaires réside dans le fait qu’il pèche par maladresse. Ce sont quatre à cinq buts qu’auraient encaissé leurs rivaux, si Promise et ses partenaires avaient effectué les bons choix. Si l’attaque du Nigeria s’est montrée aussi souveraine jusque-là, c’est qu’elle est soutenue par une deuxième ligne de choix. Ferrero a pu apprécier le travail dans l’ombre de Sani Kaita, et bien sûr celui de John Mikel Obi. Impérial, souverain, qui alimente ses attaquants depuis le rond central. Son aisance technique est telle qu’on en arrive toujours au même refrain : il y a lui, et loin derrière, les autres. Le talon d’Achille du Nigeria réside dans sa défense, et précisément dans l’axe. Et ça, l’entraîneur argentin ne l’ignore pas. Il compte jouer à fond, sur la seule fausse note que présente l’équipe de Siasia. En l’absence d’Apam, Adéléyé, qui avait déjà suppléé James Monday (blessé), sera bien seul pour contenir Messi et son compère Oberman, sur lesquels reposent les espoirs argentins. Mais aussi la survie de Ferrero. Quand aux Nigérians, s’ils venaient à résoudre le problème Messi, ils auraient de très grandes chances de l’emporter! Et ça aussi, Ferrero le sait.

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