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Football, facteur de développement ou nouvelle arme de guerre? |
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Dans un monde en pleine mutation et où la domination des uns et des autres nous impose une certaine retenue et une forme de respect, nous devons avoir davantage d’imagination, pour espérer sortir un jour de l’obscurité qui nous entoure. Nous sommes le «grenier», «la réserve», appelez cela comme vous voudrez, des nations avancées dans le domaine de la technologie. Il y a des moments où nous avons l’impression de vivre dans un film de science-fiction, du genre «Star Trek 1», et bien sûr, le rôle du méchant ou de celui qui ne comprend rien et a forcément besoin des autres, nous est attribué. Bref, l’on nous reproche de ne pas savoir nous organiser, de manquer de discernement, de toujours rechercher de l’aide, et pourtant nous allons dans les mêmes écoles, apprenons les mêmes langues, etc. Il est par contre difficile de voir les choses se réaliser dans l’autre sens, personne n’apprend nos langues, que l’on présentent comme étant des dialectes, nos us et coutumes sont ignorés et laissés à l’appréciation de soit-disant spécialistes étrangers, car selon certains, des spécialistes africains n’existent pas ou ne devraient pas l’être. Mais le cours des évènements nous ramène en permanence vers le droit chemin, ce qui nous permet encore aujourd’hui de croire que les choses changeront un jour. |
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Vous savez, il y a encore quelques années, l’on disait que l’homme noir ne parlait pas, qu’il émettait des sons, il lui était interdit de savoir lire et écrire. Plus tard, les mêmes «maîtres» imposaient l’écriture et la lecture, comme sign es d’émancipation et d’intégration dans leur société. Mais il est important de rappeler que le sport, qui se pratiquait certes différemment à cette époque, a toujours permis à ceux qui le pratiquent de se faire respecter et d’obtenir certaines considérations de la part de ceux qui dirigent et modifient les règles, voire les lois de la société. Nous avons donc la possibilité, par le biais du football, de modifier l’image que les autres portent sur nous. Il suffit pour cela de jeter un regard sur le Brésil, l’Argentine, Cuba et bien d’autres pays, qui ont misé sur ce sport pour se faire une place au soleil. Ils ont, à travers le football, changé l’environnement touristique et économique de leurs pays. Nous pouvons aussi le faire, seule la volonté politique manque et surtout la compréhension de certains dirigeants, qui n’ont pas de vision pour leur nations. La jeunesse a besoin de rêver, car un être qui n’a pas de rêves se meurt. |
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Nous souhaitons ne plus jamais voir d’images comme celles que viennent de nous offrir les supporters marocains, lors du match de Coupe du Monde contre le Nigeria. C’est un comportement stupide, qui ne sert à personne, encore moins au royaume chérifien, qui a d’autres valeurs reconnues. Des supporters marocains, nous en avons rencontré lors de la coupe d’Afrique des Nations en Tunisie en janvier/février 1994, ils étaient adorables et venaient soutenir leur sélection nationale, sans plus. Lors de la CAN Juniors au Bénin, nous en avons rencontré d’autres, et cela n’a pas donné ce que nous venons de vivre au Parkstad Limburg Stadium de KERKRADE, lors de la demi-finale qui pourtant était «africaine». Des sanctions seront certainement prises par les dirigeants du football mondial, mais la question est: «la sanction ira-t-elle vers les concernés?» Au lieu de sanctionner une fédération nationale et surtout demander au capitaine de l’équipe de présenter ses excuses à la famille du football. Le fera t-on pour toutes les nations qui compteront «quelques excités» perturbateurs ? Si oui, il y a longtemps que des pays comme l’Allemagne, l’Angleterre, etc, passeraient leur temps à formuler des excuses. |
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Nous devons déplorer l'attitude scandaleuse des supporters de l'équipe du Maroc, mais la responsabilité des actes appartient à leurs auteurs. Il serait judicieux de leur interdire l’accès au stade pendant dix ans et de leur imposer des travaux d’intérêts généraux, comme le font les Anglais. Ce qu’il est important de retenir au jour d’aujourd’hui, c’est la bonne santé de notre football, que dis-je, de nos footballeurs, qui sont de plus en plus sollicités par les autres nations. La solution est de lancer un football professionnel sur le continent, afin de permettre à nos joueurs d’être plus forts qu’ils ne le sont maintenant, car une fois qu’un pays africain aura remporté une Coupe du Monde, d’autres suivront certainement, car depuis que le Cameroun a atteint un ¼ de finale en 1990 (Italie), cela n’a surpris personne de voir le Sénégal faire la même chose en 2002 (Japon/Corée). |
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Il nous reste, à n ous Africains, de revoir notre organisation et surtout notre politique de football des jeunes, afin de produire un football de qualité, tout en espérant rivaliser avec les autres continents, qui sont nettement plus avancés dans ce domaine, car eux ont compris ce que représente le football sur cette planète. Au niveau de la compréhension des enjeux politiques, économiques, touristiques, culturels et sportifs, bien des dirigeants de pays africains en sont loin. Seuls des hommes comme le président malien, Toumany Touré, celui de l’Afrique du Sud, Tambo Mbéki e t aujourd’hui le sénégalais Abdoulaye Wade, pour ne citer que ceux-là, ont compris ce que le football représente réellement pour leurs pays, au niveau de leur image à travers le monde. Au fait, qui connaissait le Bénin, avant cette Coupe du Monde? Personne ! Et pourtant, le royaume du vaudou a une grande histoire qui mérite qu’on lui accorde une place et une attention particulières. Mais nous vivons dans un monde où l’on doit se battre pour exister, le football nous en donne l’opportunité, alors saisissons-là ! |
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