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Les lampions se sont éteints à Utrecht. Pays-Bas 2005 a rendu son |
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Tout a commencé sous le règne du Brésilien Joao Havelange, alors président de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA). Le moins qu’on puisse dire, est que les bonnes fées se sont penchées sur le berceau du «nouveau- né». Fidèle allié de l’institution faîtière depuis 1930, «Coca Cola» en est le parrain; alors que Horst Dassler et sa firme «Adidas» jouent les nourrices. |
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Elu président de la FIFA en 1998, Joseph Blatter, poursuivit stricto sensu l’œuvre du géniteur. En tant qu’héritier naturel du Dr. Havelange, c’est en toute fidélité qu’il fait prospérer le lègue, lui qui était déjà présent dès les premiers vagissements. De seize nations qualifiées pour la phase finale en 1977, le tournoi en accueille… vingt-quatre aujourd’hui! La Coupe du Monde junior est, sans conteste, la compétition qui suscite le plus d’engouement chez les jeunes. Et tous les continents y sont représentés ! C’était là une des priorités de Joao Havalange, après son investiture à la tête de l’institution, en 1974, en Allemagne. Aussi, Blatter et Havelange ont-ils gagné leur pari. Le couple a fait mieux que Sir Stanley Rous, son prédécesseur. Ancien président de la FIFA, l’Anglais n’avait pu étendre -depuis 1948, à Kent- son rêve pour la jeunesse du monde, au-delà des frontières de l’Europe. Le «plan Rous» était resté un vaste enclos, qui avait néanmoins permis l’éclosion de futures stars. Dans les années soixante y ont révélés l’Allemand Franz Beckenbauer, ou le Néerlandais Johan Cruijff, qui allaient tenir le haut de l’affiche une décennie plus tard. Avec la victoire de Havelange sur Sir Stanley Rous qui se présentait à sa succession, la coupe est devenue beaucoup plus, celle de tout le monde. Elle suscite un grand engouement, auprès d’un public considérablement élargi et amoureux du football. |
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Plus qu’un spectacle, elle est plus que jamais un espace rêvé, dans lequel se forment les réputations; les apprenties stars, voient en elle l’espace rêvé pour se valoriser. Sa popularité grandissant, elle est devenue un sésame pour la gloire et la postérité, le terreau des futures étoiles du football international. C’est en 1979, à l’occasion de la deuxième édition disputée au Japon, qu’elle a définitivement captivé les esprits. L’Argentine, dirigée par Luis César Menotti, qui remportait haut la main le tournoi, comptait dans ses rangs un phénomène du nom de Diégo Maradona. Le jeu pratiqué par le lutin génial et ses partenaires déchaînait les passions et les raisons. En même temps qu’il était attractif et spectaculaire, le football des jeunes pouvait donc être efficace ! Après la trace indélébile laissée par Don Diégo et Cie, une question s’est cristallisée dans les esprits: «Quelles seraient les prochaines étoiles de la planète football?» Voir naître les étoiles du football est devenu une raison, voire une condition sine qua non, de la prospérité et du développement des dirigeants de la FIFA… |
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En quinze éditions (ou 13, selon la formule), le championnat a vu émerger la plus part des acteurs qui ont enchanté les publics à travers la planète. De Roberto Carlos à Thierry Henry, en passant par Bébéto, Van Basten, Figo, Raul, ils sont tous - ou presque -passé par la «case de départ» ! En 2001 en Argentine, c’était au tour de l’Argentin Javier Saviola… Comme ce fût celui du Brésilien Nilmar, en 2003, aux Emirats Arabes Unis! «Pays-Bas 2005» n’a point dérogé à la tradition, en nous révélant des talents formidables qui feront le bonheur des amoureux du ballon rond. |
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En effet, au pays de la tulipe, en 2005, ce fut le printemps du football mondial dans la catégorie des moins de vingt ans! De toutes part, sont apparus des bourgeons, signe de pérennité et de prospérité de ce football que l’on aime tant. A défaut d’être franchement géniaux, ils sont nombreux à avoir illuminé ces championnats du monde juniors. Lionel Messi, (Argentine), Graziano Pelle (Italie), Benny Feilhaber (Etats-Unis), Shingo Hyodo (Japon), Llorente (Espagne), Tao Chen (Chine)… ont surgi de toutes parts. Même et surtout du continent africain… où de nombreux talents sont apparus, comme, John Mikel Obi, David Abwo, Owoeri John, Apam Onyenkacki, Taiwo Tayé, Ogbuké (Nigeria), Razak Omotoyossi, Agbessi, Seydat Tchomogo, Abou Maiga, Romuald Boco, Moussa Traoré, Yoann Djidonou et Charaf Chitou (Bénin), Bendamou, Youssef Rabeh, Bendamou, Sofian Bouzaien, Benzoukane, Iajour, Hermach, et Mohamed Bourkadi (Maroc). |
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Malgré la gangrène entretenue depuis plus de… vingt-huit ans par la |
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1977-2005: Ces gamins qui ont tant apporté à l’Afrique… |
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1977: Khaled Benyahia (Tunisie), défenseur (photo). La Côte d’Ivoire qui était, avec le Maroc, le troisième représentant africain, comptait dans ses rangs: Gaston Adjoukoua, Lucien Kouassi Kouamé, ainsi que Aka Miézan. Tous feront le bonheur des «Eléphants». |
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1979: Djamel Menad (Algérie), attaquant. Figure de proue des jeunes «Fennecs», Menad le buteur fera une brillante carrière avec l’équipe fanion de son pays; (Coupe du monde 1986, et CAN 1990 notamment). Avec lui, Nacer Bouiche, et Hocine Yahi. |
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1981: Tahar Abou Zeid (Egypte), attaquant. Buteur des jeunes «Pharaons». S’illustrera chez les aînés, en terminant meilleur buteur de la CAN 84, à Abidjan. En 1986, il remporte le titre devant son public, face au Cameroun. |
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1981: Louis-Paul Mfédé (Cameroun), attaquant. Un bagage technique hors norme. Avec les Ebongué Ernest, Djonkep Bonaventure, Kingué Hermann, Alain Eyobo, Bertin Ollé Ollé, ils aideront les aînés (Roger Milla, Théophile Abéga, Thomas Nkono) à bâtir la légende des «Lions Indomptables». |
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1983: Youssouf Fofana (Côte d’Ivoire), attaquant. Un pied gauche meurtrier. L’année suivante, il sera le plus jeune joueur de la CAN 84, à Abidjan. Avec lui, Lucien Kassi Kouadio «Diégo», Omar Ben Salah, et Gbala Gnato constitueront plus tard l’épine dorsale des «Eléphants» de Côte d’Ivoire. Le Nigeria, qui participe à sa première phase finale de Coupe du Monde, aligne dans ses rangs Humphrey Edobor. Inlassable travailleur, il sera finaliste de la CAN 84, face au Cameroun. |
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| 1985: Samson Siasia (Nigeria), attaquant. En compagnie des Andrew Uwé, Alloy Agu, il arrache la troisième place du tournoi, face à la défunte URSS. Le trio sera des grandes campagnes des «Super Eagles» au début des années 90. Avec notamment une victoire lors de la CAN 94 à Tunis. Siasia sera le coéquipier favori en attaque du légendaire Rashidi Yékini, pendant près de six ans. |
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| 1987: Bachirou Salou (Togo), attaquant. La puissance et la percussion de Bachirou ne suffisent pas à sauver le Togo du naufrage chilien. Le Togolais reste néanmoins l’un des «pionniers» du football africain dans l’austère «Bundesliga», à la même enseigne que les Ghanéens Anthony Yéboah et Anthony Baffoé. |
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1989: Mutiu Adepoju (Nigeria), milieu. «Teacher», comme le surnomment ses équipiers. Avec Ugbadé et Akpoborié, il mènera son équipe en finale de la Coupe du Monde juniors! Un exploit inédit jusque-là pour une nation africaine! Le «Professeur» sera le premier joueur noir à porter le maillot d’un club basque, en Liga espagnole, la Real Sociedad de San Sebastien. |
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| 1991: Nader El Sayed (Egypte), gardien. L’efficacité et la discrétion. Avec son club, le Al Ahly, il remporte de nombreux titres. Sept ans après son mondial, il garde les buts des «Pharaons» lors du sacre de Ouagadougou, à la CAN 98. L’autre représentant africain au Portugal, la Côte d’Ivoire, compte dans ses rangs Michel Bassolé. Avant de s’exiler aux Emirats, l’attaquant de l’ASEC éclatera au grand jour, lors de la demi-finale de la CAN 94, face au Nigeria (2 buts). |
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1993: Samuel Kuffour (Ghana), défenseur. Le chef de bande. Avant de connaître la gloire au Bayern de Munich, l’ancien défenseur de Fantomas de Kumassi mène les «Blacks Meteors» à la finale (contre le Brésil). Ses lieutenants ont pour nom Stephan Baido, Isaac Asare, Mohamed Gargo, Charles Akonnor, Nii Lamptey et Augustine Ahninful. |
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1993: Rigobert Song (Cameroun). Défenseur. «Le guerrier» est né avec un brassard de capitaine! «Magnian» (frère, dans sa langue, le Bassa), était à la tête d’une bande de joyeux copains qui allaient amorcer le retour au premier plan des «Lions Indomptables». Avec lui, l’on retrouvait des noms comme, Marc-Vivien Foé, David Embé, Bernard Tchoutang, Pius Ndiefi et Patrick Suffo. |
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1993: Marc-Vivier Foé (Cameroun). «Marco, le fédérateur» Milieu. «…On se connaissait tous… Lors d’un stage, le coach, Jean-Pierre Sadi, l’a ramené… On se demandait même ce que ce grand timide faisait parmi nous… Mais, lorsqu’on nous a mis en situation de jeu sur le terrain, les rires narquois ont cessé. On s’est regardés… On a tous compris…» (Témoignage off de David Embé, attaquant, meilleur buteur de la CAN juniors 1993 à Maurice). |
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1995: Gérémi Njitap (Cameroun). «Le réacteur nucléaire». Avant de devenir Gérémi à Madrid, le sociétaire de l’école des brasseries du Cameroun avait disputé les quarts de finale contre l’Argentine.. Avec lui, Pierre Womé Nlend, Augustine Simo et Jöel Epallé vont renforcer la génération précédente (Song, Foé, etc.), pour remporter de nombreux titre avec les «Lions Indomptables». |
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| 1997: Adil Ramzy (Maroc), milieu. Une CAN remportée sur ses terres, et une Coupe du Monde dans la foulée. Juste ce qu’il fallait à Adil pour se faire remarquer par le PSV Eindhoven (Pays-Bas). |
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1997: Benedict Mac Carthy (Afrique du Sud,) attaquant. Un an après son passage remarqué au Maroc, puis en Malaisie, Benedict Mac Carthy termine meilleur buteur de la CAN 98, au Burkina Faso, à égalité avec H.Hassan (Egypte), 7 buts. Depuis le RD Congolais Ndaye Mulamba en 1974 (9 buts), aucun buteur ne s’était montré aussi efficace en CAN. |
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1997: Bonaventure Kalou (Côte d’Ivoire), attaquant. Avec lui, Seydou Mariko, Serge Dié, Dja Ettien, feront le bonheur des «Eléphants» et des clubs européens. A quelques exceptions près, le Ghana présente l’équipe qui avait remporté la Coupe du Monde cadets, deux années plus tôt. Kofi Amponsah, Christian Gyan, Stephen Appiah et Peter Ofori Quaye sont les plus en vue. |
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1999: Seydou Keita (Mali), milieu. «Seydoublen». A ce jour, il est le seul footballeur africain à avoir été désigné meilleur joueur du tournoi. A ses côtés, Mahamadou Diarra, Mamadou Bagayoko, Adama Coulibaly et Tenema Ndiaye s’illustreront également. La formation ghanéenne, championne d’Afrique, est encore conduite par Stephen Appiah et Peter Ofori Qaye. |
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1999: Julius Aghahowa (Nigeria), attaquant. «Le voltigeur» Le buteur échouera sur ses terres, en ¼ de finale, devant le Mali. L’année suivante, il sera vice-champion d’Afrique lors de la CAN des grands, derrière le Cameroun (3 buts). Avec lui, le libéro Rabiu Afolabi, ainsi que le virevoltant Pius Ikedia. |
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1999: Carlos Kameni (Cameroun), gardien. «Le phénomène» confirmera ses prestations, en devenant le plus jeune champion olympique de football de l’histoire, un an plus tard, à Sydney, à l’âge de 16 ans ! Avec lui, Modeste Mbami, et Ngom Komé s’illustrent également. Tous deux seront du voyage doré de Sydney. |
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2001: Michael Essien (Ghana), milieu. «Le Caïd du milieu». Avec les Derek Boateng, Razak Pimpong et Suley Muntari, ils mèneront le Ghana en finale de la Coupe du Monde. Essien est considéré aujourd’hui comme l’un des meilleurs milieux de terrain au monde. |
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| 2001: Pedro Mantorras (Angola), attaquant. En compagnie des Lama et autre Medoca, il avait illuminé et remporté la CAN en Ethiopie, avant de mener son pays en ¼ de finale de la Coupe du Monde, en Argentine. Leurs brillantes performances annonçaient déjà le retour des «Palancas Negras» sur le plan international. |
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2003: Aruna Koné (Côte d’Ivoire), attaquant. Auteur de trois buts durant le tournoi, il s’est fait remarquer aux côtés d’Adolphe Tohoua. Le Burkina Faso tenait en Tassembedo un futur grand libéro. Panategri devenait alors l’un des rouages essentiels des «Etalons». |
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| 2005: John Mikel Obi (Nigeria), milieu. «La classe mondiale». A ses côtés, Promise, Abwo, Owoeri, Onyenkacki, Taiwo Tayé, etc. Toute une génération dorée qui annonce des lendemains qui chantent du côté de Lagos. |
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| 2005: Razak Omotoyossi (Bénin), attaquant, le «Taureau». Incontestable figure de proue d’une génération prometteuse, avec notamment Agbessi, Seydat Tchomogo, Abou Maiga, Romuald Boco, Moussa Traoré, Yoann Djidonou et Charaf Chitou. |
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| 2005: «Son Altesse» Youssef Rabeh (Maroc). Le défenseur des Lionceaux de l’Atlas, a fait preuve d’une maturité étonnante pour son âge. C’est probablement le futur patron de la défense des «Lions de l’Atlas». Bendamou, Sofian Bouzaien (Photo), Benzoukane, Iajour, Hermach, et Bourkadi sont, eux aussi, sortis du lot. |
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