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DU MONDE CADETS 2003 . LE BILAN DES AFRICAINS Par Charly Mouna |
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en enseignements. Et les Xèmes de la catégorie qui viennent
de s'achever en Finlande, n'ont, bien entendu, pas échappés
à la règle. Riches, les championnats du monde. D'abord parce
qu'il n'y a pas plus beau qu'une jeunesse qui s'amuse par les temps qui
courent. Riches ensuite parce qu'ils ont mis en exergue, le travail effectué
par les éducateurs du monde entier et ainsi, la qualité
du jeu développée par les sélections qui y ont pris
part. IL est même étonnant à ce sujet de voir à
quel point certaines équipes, à l'image de la " selecao
" brésilienne, ont maîtrisé des schémas
tactiques pour le moins complexes. L'équipe du Brésil, vainqueur
de l'Espagne en finale (1-0), ressemblait à ces mécaniques
composées de vieux briscards, qui n'ont pas grand chose à
envier à leurs aînés. |
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des
acteurs qui les composent. L'harmonie ne laisse (hélas), que peu
d'espace aux virtuoses du ballon. Aussi, la marge "autorisées"
aux petits génies des stades est donc de plus en plus étroite,
quand elle n'existe plus dans bien des systèmes de jeu qu'on a
pu observer. Signe que les éducateurs laissent de moins en moins
de place aux artistes, qui se comptaient sur les doigts de la main, à
l'occasion du tournoi. Heureusement que certains d'entre eux, comme l'espagnol
Cesc, soulier d'or (5 buts) et meilleur joueur, sont venus nous réconcilier
avec le geste ludique. Pas forcément efficace et encore moins indispensable,
mais juste exécuté pour le plaisir des nos yeux. Chers éducateurs, à l'avenir ne bridez plus ces gamins trop tôt ! |
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La déferlante
latine
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La déception
africaine.
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erme
pour résumer le bilan des représentants du continent africain.
La déception est globale car jamais depuis l'avènement de
ces mondiaux en 1985, et la victoire des " Golden Eaglets "
du Nigeria, les africains n'avaient été absents aux quarts
de finale. Naïveté. Elle explique en grande partie la déchéance
des africains dans ce tournoi. Car, s'il y a bien un point commun entre
le destin des sélections africaines, c'est bien qu'elles se sont
laissées surprendre ou endormir par des adversaires, au cours de
rencontres qu'elles semblaient pourtant maîtriser. L'exemple le
plus achevé est celui de la Sierra Léone. |
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La Sierra Léone
méritait mieux.
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après,
ils allaient répéter un scénario semblable. Après
avoir copieusement dominé les Etats-Unis, et manqués des
occasions franches de buts par Barley, seul à trois reprises devant
Phil Marfuggi le gardien "Yankee", Bangoura Umaru pourtant excellent
au poste de libéro, laissait s' échapper Freddy Adu. L'attaquant
américain d'origine ghanéenne, ne se faisait pas prier pour
inscrire le but de la victoire pour les siens (2-1). Le 20 août
face à la Corée, à l'occasion de leur troisième
sortie, Alors que les " book maker " et l'ensemble des observateurs
les voyaient favoris, les vice champions d'Afrique allaient errer sur
le terrain comme des âmes en peine. Sesay Alimany le catalyseur
du milieu de terrain et ses partenaires avaient déjà abandonnés
aux vestiaires, toutes considérations tactiques. Leurs esprits
étaient tournés ailleurs. Sans doute, vers un avenir plus
enchanteur que celui proposé à la jeunesse en Sierra Léone
? Toujours est-il que certains joueurs (3) allaient profité de
l'aubaine, pour se faire la belle, et demander asile aux autorités
du pays hôte. |
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Un Cameroun inconstant.
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encouragés
par Roger Milla en personne, se devaient de remporter pour accéder
aux quarts de finale ? Une première mi-temps catastrophique! A
se demander si le Portugal de Vieira ne jouaient pas contre des zombies,
tant le jeu de leurs adversaires était à l'emporte pièce.
Mais, à vingt minutes de la fin, alors qu'ils étaient menés,
et bien enterrés (5-0!), les champions d'Afrique allaient retrouver
leur fierté, et amorcer un retour incroyable. Sous les coups de
boutoir de Serge Ngal, étrangement laissé sur la touche
par son coach jusqu'au repos, les "Blancs" (pour la circonstance)
allaient revenir à hauteur de l'adversaire lusitanien. Un retour
prodigieux, mais hélas insuffisant. Malgré cette élimination,
la performance des Ngal, Nguemo, et autre Mawayé, restera à
ne pas douter dans les anales du football, comme un modèle d'abnégation
et de courage. |
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Dommage pour les
"Aiglets" du Nigeria.
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sentiment
(légitime) de s'être fait voler... Tout avait pourtant bien
commencé pour Ezekiel Bala l'attaquant, et ses partenaires, qui
faisaient admirer leurs qualités techniques au public de Turku,
malgré le match nul concédé face au Costa Rica (1-).
Lors de la deuxième rencontre, alors qu'on attendait le réveil
de Isaac Promise l'attaquant de Grays United, jusque-là en demi-teinte,
c'est John Mikel, son compère du milieu de terrain, qui allait
survoler les débats, en permettant aux "Golden Eaglets",
de remporter les trois points du match contre l'Australie. La troisième
rencontre de poule face à l'Argentine dirigé par Hugo Tocalli,
(meilleur coach avec l'Espagnol Santisteban), allait se solder par une
courte défaite (1-0). Malgré les tentatives répétées
mais maladroites des Ezekiel Bala et Ogbuke Chinedu, la meilleure formation
africaine du tournoi allait montrer ses limites sur le plan physique,
face aux taureaux de la pampa, symbolisés par l'impressionnant
défenseur Ezequiel Garay. |
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Pour des lendemains
meilleurs.
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s
nous permettent de rester optimistes quant à la relève des
joueurs de qualités sur notre continent. Aussi Ezekiel Bala, John
Mikel les Nigérians, Barley Samuel, Bangura Umaru, Sesay alamany
les Sierra Léonais, ou les Camerounais Ngal Serge, Nguemo Joel,
Mawané Joseph, sont autant de noms à retenir, et de talents
en pleine gestation. Mais il est impossible de baisser le rideau sur ces
mondiaux cadets, sans évoquer la question de l'encadrement des
jeunes footballeurs en Afrique. En effet, à quand de véritables
championnats, digne de ce nom, pour les jeunes Africains, sur le continent
? Quant pourront -ils bénéficier de structures suffisantes
pour lutter à armes égales avec leurs homologues d'Amérique,
d'Europe et même d'Asie ? Les cadets africains, enfants pauvres
du football, auront-ils un jour droit
à leur propre championnat dans leur pays respectifs ? La question
qui n'a toujours pas trouvé de réponse, est pourtant posée
depuis le milieu des années 80. L'Afrique a même miraculeuseument
réussi à participer et à remporter à quatre
reprises, les mondiaux de la catégorie sans que ses joueurs ne
bénéficient de structures réelles d'encadrement.
Sans réclamer les conditions dont bénéficient leurs
adversaires en Espagne, ou au Japon, les jeunes Africains ont le droit
d'évoluer dans des conditions plus appropriées que celles
qui leur sont honteusement proposées aujourd'hui. Des simulacres
de tournois, quant les rejetons n'évoluent
pas en équipe première. Pour une poignée de matches
seulement par saison! Le problème relève, avant tout investissement
financier, d'une volonté politique et bien sur, d'une organisation
digne de ce nom. Les dirigeants africains doivent apprendre à construire
leur football. A programmer le succès, à partir d'une meilleur
organisation à la base. Le constat est là, les footballeurs
ont fait leur travail, ils ont montré en plusieurs circonstan ces
qu'ils avaient l'amour du drapeaux, certains sont tombés au combat
en défendant ce qui leur est précieux... la nation! Seuls
les politiques ont semblent-ils oubliés, jusqu'à ce jour,
de faire le leur. Quand sauront-ils que les seuls vrais ambassadeurs du
continent africain sont ses enfants footballeurs longtemps négligés
et traités comme ceux qui avaient raté leur vie? Aujourd'hui,
certains parents préfèrent que leurs progénitures
délaissent les bancs des écoles pour fréquenter les
gazons, que dis-je, les terrains "vagues" des centres de formations
de fortune qui prolifèrent en Afrique. Un signe qui ne trompe plu |
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| Charly Mouna | |||
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