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| Par Mame Fatou Ndoye à Dakar |
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Après une brillante conférence de presse à Londres, axée sur le projet |
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L’éducation au centre de la formation !!! |
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Il est 10h à Saly, station balnéaire située sur le littoral du Sénégal. Malgré un |
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Le football : de la passion et de la rigueur !! |
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Evidemment pour ces quarante-huit jeunes présents au centre de formation, le rêve et l’objectif ne font qu’un : jouer à Arsenal, au Real ou encore à Chelsea. «J’ai ressenti une immense joie quand j’ai appris ma sélection», se souvient Pape Alioune N’diaye, jeune Diambar de 14 ans. En effet, être recruté au sein du centre de formation représente pour toutes ces graines de talent une occasion unique : celle de prétendre jouer, un jour, à un haut niveau. «Nous avons effectué des sessions de recrutement dans toutes les régions du Sénégal. Plus de 12.500 jeunes ont effectué des tests. Et nous estimons avoir retenu les meilleurs» souligne Saer Seck. Doté d’un effectif de 32 élèves (nés en 1989 et 1990) pour sa première année, le centre Diambar a ouvert ses portes à 16 nouveaux jeunes (nés en 1991) pour l’année 2004-2005. Le nombre peut paraître réduit «Mais sur cinq ans, durée de la formation, nous devons nous investir sur chacun des gamins. C’est à la fois du temps, du suivi et beaucoup de moyens, d’où le nombre limité de places», poursuit Saer Seck. |
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De suivi, il en est question, car les jeunes arrivent au centre de formation avec beaucoup de carences : alimentaires, médicales et physiques. «Avant mon arrivée au centre, j’étais malade. Ici, on m’a soigné. A présent, je mange bien et je me sens bien», explique l’ancien mendiant, Aly Souleymane Ly. Les dures réalités du football n’échappent donc pas au staff du centre de formation. «Lors de notre première tournée en Europe, nous avons sillonné la France, l’Espagne et la Norvège. Nous avons joué une trentaine de matches, soldés seulement par deux défaites. Mais nous avons pu constater qu’au niveau morphologique, les jeunes Européens étaient mieux bâtis que nous», rappelle Saer Seck. En effet, malgré leur talent, la plupart des pensionnaires sont issus d’origine modeste, voire très pauvre. «Il nous a paru nécessaire de mettre en place une équipe médicale compétente, pour suivre pas à pas nos jeunes», argue Monsieur Seck. |
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Face au risque d’embourgeoisement qu’encourent ses 48 pensionnaires, Saer Seck reste convaincu que seules les meilleures conditions permettront de former de bons joueurs. Le président de Diambar, dans une euphorie mesurée, nourrit l’espoir de former des futurs champions, capables de rivaliser avec les jeunes Brésiliens ou les jeunes Français. Pour atteindre ses objectifs, l’équipe dirigeante de Diambar mise sur deux règles d’or: discipline et rigueur. Entraînements quotidiens tous les matins de 7H à 9H. «Au début, c’était dur. Je n’étais pas habitué à me réveiller si tôt, à manger de nouveaux plats», se souvient Makhtar Mbow, jeune Diambar de 15 ans. Et pourtant, il ne manque de constater ses progrès. «Avant, j’étais bon en jonglage, mais depuis un an, je me suis beaucoup amélioré sur le plan physique». Amener ces jeunes à travailler et à progresser, tel est le rôle des six coordonnateurs sportifs présents à Diambar. Répartis en trois binômes, ils sont chargés d’accompagner les trois promotions 89-90-91. Devant leurs ordinateurs, Salam Lâam et Moussa Kamara, responsables sportifs de la catégorie 89, élaborent les programmes des semaines à venir. |
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«Dans notre travail, l’aspect pédagogique est très important. Nous avons un planning annuel, réparti sur différents cycles. Les jours de la semaine sont ponctués par les entraînements et les week-ends par des matches. Nous leur faisons travailler les aspects physiques, tactiques et techniques, mais aussi le mental. L’enfant doit s’adapter au collectif», explique Salam Lâam. Et les entraîneurs de souligner leur satisfaction à travailler avec des jeunes très motivés. «Les gamins sont passionnés et attentifs. Quand nous voulons les sanctionner pour actes d’indiscipline, il nous suffit de les priver d’une séance d’entraînement. Pour eux, c’est un vrai calvaire», poursuit le coordonnateur sportif de la catégorie 89. Les cinq premières années seront déterminantes. Jeunes Diambars d’un côté et équipes dirigeantes de l’autre (sportive, médicale, administrative) ont la charge de faire de Diambar un centre de formation d’excellence. |
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Qui dit ambition, pense financement !! |
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Pour avoir mûri le projet pendant neuf ans, Saer Seck et Jimmy Adjovi-Boco, les co-fondateurs du centre de formation, ne sont qu’à l’aube de leur réalisation. «Aujourd’hui, c’est d’abord un investissement d’abord humain. Pendant les quatre prochaines années, nous allons former ces jeunes. Au-delà de ces cinq ans, nous aurons certainement un retour financier. 10 à 15% de nos joueurs rejoindro nt sûrement des clubs professionnels», analyse Saer Seck. Eviter une dépendance vis-à-vis des clubs professionnels européens reste une prérogative pour les dirigeants de Diambar. La solution : une quête permanente de fonds propres. Des investissements d’abord personnels, la recherche de partenaires et sponsors et bien sûr l’adhésion au concept de personnalités sportives: telle est la recette mise au point par Saer Seck et Jimmy Adjovi, afin de concrétiser leur projet. A la tête de cette conquête financière se trouve un ambassadeur de renom, Patrick Vieira. Le joueur d’Arsenal a convaincu son équipementier d’habiller les jeunes Diambars. «Récemment, nous avons reçu 8.000 tee-shirts et casquettes du sponsor de Pat Vieira. Il met en avant Diambar, par rapport à toutes les entreprises dont il représente l’image», précise Saer Seck. Autre exemple, le voyage des jeunes et du staff hors du territoire sénégalais est pris en charge par une compagnie aérienne française. |
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Au-delà de ces opérations ponctuelles – équipements sportifs, voyages-, se pose la question de la gestion quotidienne du centre de formation. « Nous avons be |
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Démarrés en novembre 2003, les bâtiments du centre de Diambar sont encore en travaux. Le grand complexe dont la surface atteint les 150 hectares, a déjà englouti 1milliard de F.CFA. «Nous espérions inaugurer nos nouveaux bâtiments au début de l’année 2005. Seulement nos travaux ont accusé du retard, car la mobilisation des ressources financières prend du temps. Il nous faut encore réunir la somme d’1 milliard pour clôturer le chantier. On compte organiser différentes manifestations dont un «charity dinner» à Londres, pour réunir la somme manquante», poursuit Saer Seck. En attendant d’aménager dans leurs nouveaux locaux, les 48 pensionnaires de Diambar vivent dans une auberge, située à quelques minutes de marche de leur école. Et Saer Seck, et Jimmy Adjovi, de rêver, avec leur progéniture, des lendemains chantants du centre de formation. |
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Cinq terrains sont prévus pour les entraînements des jeunes, un bâtiment est spécialement réservé aux stars des grandes équipes d’Arsenal, du PSG ou du Barça. Les matchs d’exhibition risquent d’attirer du monde dans un stade qu’abritera le complexe. Aujourd’hui, les fondements du complexe sont posés : locaux d’hébergement, locaux techniques, terrains d’entraînements. «Au mois de juin est prévu l’inauguration officielle du site», lance Monsieur Fall, coordonnateur pédagogique de Diambar.Ce qu’il est important de souligner, c’est que tout ceux qui ont adhéré au projet sont dans la même mouvance. Bref, l’objectif est le même pour tous: réussir le pari de former des joueurs performants et pérenniser la mise en place d’un centre de formation unique en Afrique. Du foot et de l’ambition: tel est le credo de Diambar. Une initiative qu’il serait mal placé d’ignorer. |
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