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singeConstant Nemale, l’éternel putschiste de 3A Télésud?

Il semble de plus en plus évident, au fil des semaines et des renseignements qui nous arrivent maintenant à pleines brouettes depuis la publication de nos deux précédents articles relatifs à 3A Télésud et Constant Nemale, que ce dernier s’acharnerait coûte que coûte à tenter de prendre les rênes de la chaîne de télévision panafricaine 3A Télésud. La fin justifiant les moyens, comme dans le cochon, tout est bon. Des manœuvres subversives, des usurpations de titres et les mensonges les plus éhontés employés dans un but malintentionné semblent constituer la petite caisse à outils employée par Constant Nemale pour mieux tromper un petit monde soigneusement choisi. Triées sur le volet, ses victimes potentielles ont tout de Sœur Anne… elles n’ont rien vu venir! Flatteur et sachant manœuvrer, Constant Nemale n’hésite pas à promettre monts et merveilles à ses proies, en échange d’un pécule pour le moins intéressant.

Il aurait ainsi tenté de créer la Société TELESUD, nouvelle société qui n’existe bien dollarssûr pas officiellement, mais pour laquelle des comptes bancaires auraient été ouverts en Mauritanie et au Qatar (certaines rumeurs parlent également du Sénégal), par Constant Nemale en personne. D’importantes sommes auraient été déposées sur ces deux comptes, dont le nom du titulaire (Société Télésud) est bien trompeur pour les payeurs qui, en toute bonne foi, pourraient penser qu’il s’agit là de la société WIAM, à qui appartient en réalité 3A Télésud. Cette manne serait utilisée pour régler les contentieux non-officiels de la société ETNIUM, dont, rappelons-le, Monsieur Nemale est le gérant et qui, jusque-là, était mandatée par la société WIAM en vue d’apport de marchés. Ces espèces sonnantes et trébuchantes étaient bien entendu destinées, de prime abord, à renflouer les caisses de WIAM. Que nenni ! Sur un montant approximatif de 700 000 €, la société WIAM ne serait entrée en possession que de 80 000 €, le reste court toujours, car Constant Némale réclamerait la somme de cinq cent mille euros à titre de dédommagement pour services rendus à la planète 3A Télésud… Quid ???
Début 2007, Constant Nemale aurait formulé une demande de financement en capital auprès du gouvernement camerounais de Paul Biya, en son nom et celui d’Yves Bollanga, nommément cités «fondateurs» dans le document remis au gouvernement. Cette demande de financement, d’une modique somme de cinq millions d’euros, avait pour but de modifier totalement le statut de WIAM (transformation de WIAM Sàrl en  S.A, par l’arrivée d’un holding camerounais nommé COMINVEST), l’actionnariat et les positions majoritaires de la structure alors en place. Devaient être écartées et réduites à leur strict minimum les majorités existantes (Eric Benquet, l’investisseur gabonais de référence devant passer de 51 à 15%), pour être remplacées par une majorité camerounaise à hauteur de 65% du capital, dont 30% auraient ensuite été réparties entre Constant Nemale et Yves Bollanga.

A ce sujet, au paragraphe 4 du document remis au gouvernement camerounais, il est mentionné: «Le Cameroun va créer un holding d’investissement dans les médias baptisé COMINVEST, dont l’objet sera la détention de participation dans les structures de médias et de communications. (…) COMVINVEST va réaliser une prise de participation dans WIAM-3A Télésud, structure de droit français, détenteur de la licence du C.S.A. (…) COMINVEST procèdera à une dilution avec minorité de blocage (33%) de l’actionnaire principal via une augmentation de capital à hauteur de 5 millions d’euros permettant aux Camerounais de passer à 65% du capital de 3A Télésud. Une partie des fonds servira à renforcer les fonds propres de 3A Télésud. Dont 30 % des parts du Cameroun devant être répartis entre Constant Nemale et Yves Bollanga, les fondateurs camerounais de 3A Télésud». «Sous la direction du ministre de la communication, le président de la république, a donné son accord pour cette démarche novatrice, selon le même document». Ces évènements se sont déroulés au mois d'avril 2007.

A ce jour, Constant Nemale serait également (décidément, rien ne l’arrête…) en négociation avec les représentants gabonais de Wiam SARL, et chercherait d’y obtenir un poste de vice-président, dans l’éventualité où la SARL WIAM serait tranformé en société anonyme (S.A) et surtout, la direction des programmes politiques de la chaîne. Ce qui lui permettrait de continuer à sévir dans le milieu politique africain, qu’il affectionne particulièrement. On sait pourquoi… Ce complot aurait été ourdi à l’insu, au nez et à la barbe des dirigeants réels et actuels de WIAM. Exceptés Constant Nemale et Yves Bollanga, personne n’en aurait eu connaissance au siège social de WIAM, jusque très récemment. Un silence bien étrange, quand on sait à quel point le «téléphone arabe» fonctionne bien en Afrique. Mais de qui se moque-t-on réellement dans cette histoire?
Structure de l'actionnariat recherché
Structure de l'actionnariat à ce jour
A l’heure qu’il est, dans cette sombre et nébuleuse affaire, chacun essaye aujourd’hui de tirer la couverture à lui, et de protéger ses arrières. Quant à ceux qui ont écouté les boniments de Monsieur Nemale et ont investi, en toute bonne foi, dans un projet fastueusement présenté par Monsieur Nemale, ils ont été simplement et purement abusés dans leur crédulité et leur bonne volonté, par des propos flatteurs et mensongers, que Monsieur Nemale déploie avec une grande virtuosité. En outre, nous avons été informés que Monsieur Nemale aurait disparu, et peut-être quitté son domicile (qui était officieusement le siège social d’ETNUIM, ces derniers temps). Certaines personnes le recherchent activement, dont Tariq Abdul Wahad (Photo), actionnaire virtuel de WIAM, et actionnaire putatif de 3A Invest, qui aurait été copieusement escroqué par Monsieur Nemale, selon les proches de l’ancien basketteur. Dans sa quête de pouvoir et de contrôle de la chaîne, Monsieur Nemale a réussi à entraîner son ami, Olivier Saint-Jean (Tariq Abdul Wahad), dans ses turpitudes. En effet, Tariq Abdoul Wahad a cru en tout ce que son ami d'enfance lui avait fait miroiter, à savoir le contrôle total de 3A Télésud.
Il suffisait, selon Constant Nemale, de procéder à un remboursement, ou tout du moins au rachat des parts de Sylvie de Boisfleury Maître (4%) et des 26 000 € de Daniel Beck, qui n’appréciait plus guère Constant Nemale. Ces transactions devaient permettre à Tariq et à une dame, que nous appellerons "Dana", d’entrer dans le monde de Télésud. Cette dernière, ayant flairé le piège, se retira de l’affaire, tout en mettant Tariq en garde. Mais Tariq a fait la sourde oreille, car Constant était son ami de longue date et gérait également une bonne partie des affaires de l'ancien basketteur. TAW, comme l'appellent ses amis, s'est investit personnellement dans 3A Télésud et Constant Némalé lui a donné un poste de vice-président au sein de la structure de Wiam Sàrl.
TAW ignorait alors que son poste était factice, car aucune SARL n'a de président, ni de vice-président. Bref, il semblerait que TAW ait investi plus de deux cent mille euros en achat de matériel et en paiement de salaires. Il avait même placé son frère Samuel Saint-Jean à la tête de la structure. Mais sur le plan juridique, rien n'était acquis au pourvoyeur de fonds du moment. Pauvre Tariq! TAW essaye donc en ce moment-même de retrouver son «ami» d'enfance, à qui il réclame réparation, mais le Camerounais «fondateur de Télésud» demeure introuvable, selon l'entourage de l'ancien bienfaiteur de Constant Némalé. Ce qui est inquiétant, c'est qu’aucun document, selon Monsieur Némalé, ne pourra cautionner les revendications de Tariq Abdul Wahad. Par contre, les témoignages des bénévoles de 3A Télésud pourraient faire tomber le masque de Némalé et donner raison à TAW.   Une petite note d’espoir subsiste cependant pour ceux qui voudraient bien croire encore à la survie et peut-être à la renaissance de 3A Télésud: Jean-Luc Beis, gérant, a été destitué de son poste ces tous derniers jours, et a été remplacé par l’Ivoirien Jean-Philippe Kaboré. Souhaitons qu’enfin 3A Télésud puisse rimer avec sérieux, transparence et responsabilité avec l’arrivée du nouveau gérant qui prendra officiellement ses fonctions dans deux semaines. Pour le respect du téléspectateur. Le monde est formidable, vivons seulement! Affaire à suivre…
Dossier réalisé par Patricia Camusso

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5/12/07