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L'artiste Tom Yom's est décédé le 25/12/07 à Paris

L'artiste camerounais Tom Yom's, est décédé mardi matin à Paris des suites d'un cancer du sang, a appris APA de source officielle. Tom Yom's était l'initiateur des Journées camerounaises de la musique (JCM), dont la deuxième édition a eu lieu, il y a deux semaines. C'est également lui qui a créé le concept "Age d'or", producteur des albums de musiques camerounaises, sous la forme de pots-pourris. Arrangeur, le disparu avait longtemps écumé les studios européens avant de poser ses valises dans la métropole économique, Douala, sa ville natale. C'est là qu'il installa un studio de musique fort couru. Parmi les artistes qu'il a promus, Dinaly, depuis mardi veuve de Tom Yom's. La première radio commerciale de Douala, la Real Time Music (RTM) perd en Tom Yom's, son promoteur.
Tom Yom's tire sa révérence
La page écrite par Tom Yom’s au cours des cinquante petites années qu’auront duré son passage sur cette terre. Bien que son état de santé soit devenu délicat depuis la découverte courant juillet 2007 de la virulente leucémie qui aura finalement eu raison de lui, très peu de gens – même dans son entourage proche – semblent avoir prévu l’éventualité de sa disparition. Lui-même n’a-t-il pas continué, malgré la maladie, à vivre et à mener son combat pour le rayonnement de la musique camerounaise avec le même acharnement? Et c’est peu de le dire. Car Tom aurait eu l’autorisation du corps médical de l’hôpital parisien de l’Hôtel Dieu qu’il aurait volontiers reporté sa dernière séance de chimiothérapie – la fatale – pour assister à la 2è édition des JCM (Journées Camerounaises de la Musique) du 10 au 15 décembre 2007, dont il a personnellement assuré la réalisation en amont.
Tom Yom’s aura au total consacré trente-cinq de ses cinquante ans de vie sur terre à la musique. Trente cinq ans au cours desquels il n’aura fait que des cadeaux dorés à la musique camerounaise. Les 12 albums qu’il a édités le sont, autant que le sera le 13è, «Meetings», qui paraîtra dans les mois à venir à titre posthume. Avec sa compagne Dinaly, il a initié en 2001 la radio RTM (Real Time Music), premier véritable espace de promotion de la musique au Cameroun, puis en 2006 les JCM, la fête de la musique camerounaise. Comment ne pas évoquer dans ce registre sa bienveillante contribution à l’éclosion de quelques unes des plus grandes valeurs sûres de la musique camerounaise à l’instar des groupes Kawtal et Bantu Pô Si entre autres. La vie n’a pourtant pas toujours fait des cadeaux à Tom. Né à Bwélélo dans le canton de Dibombari le 11 mars 1957, le jeune Eyoum Eyoum André qui rêve plutôt de ses idoles telles Eboa Lotin, Ekambi Brillant, Al Jarreau, Stevie Wonder et Georges Benson que des maths et sciences naturelles, quitte très tôt le lycée polyvalent de Bonabéri où il est scolarisé pour se jeter dans l’aventure. Dans un monde où on ne se fait point de cadeaux, Tom réussit à jouer des coudes au Nigeria où il émigre pour sortir dès ses 18 ans son 1er opus «Isson» puis dans la foulée «Malaïka» (1978) et «Close to me» (1980) entre Paris et Londres.
Rentré au Cameroun, il est enrôlé au cabaret «Scotch club» de Bali où il dynalipassera quelques années. C’est pourtant seulement en 1987 que sa carrière prend réellement de l’envol avec la sortie de l’album «Times» plus connu grâce à la chanson «Njanga nylon» et rien, plus rien ne l’arrête. Même pas la déception qu’il connait lorsqu’il apprend que la bande originale du film «Le cercle des pouvoirs» de Daniel Kamwa qu’il réalise ne sortira finalement plus dans le label SMALL de SONY MUSIC. Sixième enfant d’une famille de 8, celui que Dinaly son épouse présente volontairement comme un homme presque parfait savait être sobre et très modeste et mettait un point d’honneur à parfaire tout ce qu’il entreprenait. Il laisse une veuve et 8 orphelins.
Quelques images de la messe de requiem à l’Eglise Sainte Marie des Batignolles 77 place du Dr Félix Lobligeois – Paris 17ème
L'ambassadeur du Cameroun à Paris, au premier rang
Dinaly, l'épouse de Tom Yom's, 2ème à partir de la gauche
Source: Jeune Afrique.com -© Crédit photos Baropictures

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30/12/07