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Même si les oiseaux migrateurs ont le droit d'avoir des nids
saisonniers, ils finissent toujours à la fin de la saison des
voyages, par revenir dans le nid principal; parce que, nous enseigne
la sagesse populaire, chaque oiseau a son nid. Mais un drôle de
spécimen moitié migrateur, quelque fois sédentaire
-c'est selon la météo des stades d'Afrique et d'Europe
et surtout des dirigeants-, rode dans la forêt camerounaise depuis
quelque temps à la cherche d'un nid où poser ses branchettes.
Ce qui paraît curieux dans cette quête de gîte, c'est
que l'oiseau en question est connu sous les tropiques pour ne venir
que quand ça va mal dans son nid natal où ses duvets n'ont
pris que de l'eau depuis qu'il dit savoir voler de ses propres ailes.
Qu'il neige, qu'il pleuve ou qu'il fasse soleil, cet oiseau-là
écope toujours sa douche froide.
Quand les supporters crient: "Incompétent!", l'oiseau
met en première ligne la couleur de son plumage qui ne plait
pas. Lorsque les dirigeants crient au ciel pour qu'il reprenne ce drôle
d'oiseau, l'infortuné volatile crie plutôt au complot contre
ses croyances les plus profondes: le droit à l'erreur, la flexibilité
du temps, mais surtout, il crie à l'incompris, ajoutant dans
ce tableau de chasse contre la mauvaise fortune, une saison sans joueurs
véritablement talentueux etc
etc. A la fin il prend du
plomb dans l'aile et son nid une grosse douche. Seule et ultime
solution, changer de nid, partir.
Mettant à profit la générosité du droit
d'asile pour tous ceux qui sont mal chez eux, cet oiseau débarque,
poussé par les mauvais vents de l'harmattan, au centre de l'Afrique
chaude, un long et impression curriculum vitae sous l'aisselle. "
Je sais faire gagner ", dit-il à qui veut l'entendre. La
preuve ? et l'oiseau de brandir le long chapelet où des noms
des gagnants côtoient ceux des perdants, avec ses nom et grade
à lui au sommet de la feuille.
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A titre
d'exemple? " Vous savez bien que
" et paf ! voilà
le nom de l'équipe nationale du Cameroun qui arrive à son
secours,rappelant à souhait qu'il a été l'entraîneur
sélectionneur d'une sommité telle Roger Milla. Plus grave,
il tire de son côté la bonne performance actuelle de l'équipe
du Sénégal avec laquelle il n'a rien obtenu, mais fait quand
même savoir -pince sans rire- que les fruits de l'heure ont dépendu
du travail d'ensemencement qu'il fit naguère là-bas. "
Et puis si vous voulez en savoir davantage, demandez au Paris Saint-Germain
ce que je vaux encore ". Il n'osera préciser qu'au prestigieux
club de la capitale française, il n'était que Manager, et
pas entraîneur, puisque n'ayant pas les qualités requises
pour l'être dans une équipe professionnelle en France. C.M.
Leroy n'a pas, nous certifie-t-on auprès de la Fédération
Française de Football (FFF), le fameux Diplôme d'Entraîneur
Professionnel de Football (DEPF), le sésame. Ce qu'il démentirait
fort, une fois traversée la Méditerranée et que les
"aveugles africains" l'accueillent comme le seul borgne du coin.
A beau mentir qui vient de loin? Dans son curriculum le Saint Oiseau Marie
Claude, à cette heure conseiller municipal à Avignon, voudrait
en vain faire oublier le Racing Club de Strasbourg où son passage
(2000-2001) -une fois encore en tant que Manager Général
avec les pleins pouvoirs de recruteur et de sélectionneur-, fut
un véritable cauchemar pour la formation alsacienne. Et il a raison:
le R.C Strasbourg évoluera désormais en deuxième
division de France. Obligé de se faire un chemin dans son ombre
encombrante, Yvon Pouliquen, entraîneur qualifié, n'a pas
pu faire mieux que de sauver les meubles en donnant la Coupe de France
à une équipe déjà condamnée pour la
relégation. |
Aussi, de
tout ce que notre volaille donnera comme preuve de son talent d'animal
plumé qui vole très haut dans les cieux, il ne restera que
le Cameroun. Pays qui lui donne la chance de se faire un nom de vainqueur
en 1988, lors de la Coupe d'Afrique des Nations à Casablanca au
Maroc. Voilà pourquoi à chaque fois que ça va mal,
il rapplique, godasses et boniments à l'appui, pour un starting
bloc capable de le remettre dans les airs pour la France! Parce que, ne
nous y trompons pas, cet oiseau-là, ne vole pas pour son amour
de l'Afrique, il ne bat ses ailes que pour sa propre reconnaissance en
France. En fait il ne prêche que pour sa propre chapelle, pour son
égo immense. Chaque fois qu'il croit pouvoir utiliser l'Afrique,
il n'hésite pas, il vient; mais à des dates bien précises:
la veille de Coupe du Monde. Et s'il n'est pas là au moment des
lauriers, il fait encore prévaloir son talent de formateur qui
vaut, selon lui, de voir le Cameroun de 1990 en Italie aussi impressionnant.
Lorsqu'il peut enfin s'asseoir sur le banc de touche des "Lions Indomptables"
en 1998, en France, il se sent " arrivé ", se sent pousser
des ailes nouvelles, parce qu'il peut enfin tutoyer les "grands techniciens
français " tels Aimé Jacquet, Pierre Makonsky, Bernard
Simondi, Denis Troch, qui tous sont des entraîneurs professionnels
reconnus par la corporation. |
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Une fois n'étant pas de trop, et sans gêne, Claude
Marie Leroy se retrouve au Cameroun avec en vue de se faire une belle
assise dans le nid des entraîneurs locaux qui se trouvent ainsi
condamnés à ne pouvoir jamais se faire du métier
internationalement.
Convié on ne sait par qui au Congrès extraordinaire
du parti au pouvoir à Yaoundé, Leroy voudrait secouer
l'engeance décisionnelle et politique pour récupérer
les restes possibles de son compatriote français Robert Corfou
donné -sans confirmation- pour partant, lui-même héritier
de Lechantre, un autre oiseau du grand froid arrivé pour la Grande
victoire des Lions. Comme nous aimons bien Claude Marie, trouvons-lui
le nom de cet oiseau qui n'a pas de nid et qui passe sa vie à
squatter le nid des autres. Le Cameroun n'étant la chasse gardée
de personne, il faut bien qu'on se le dise, les yeux dans les yeux,
Leroy se trompe, la Coupe du Monde 2002 ne lui avait pas été
prédestinée.
Les Lions ont une crise de paludisme, ne leur donnons pas le HIV
comme remède à leur mal. Parce qu'à la fin, jusqu'à
quel degré Claude Leroy croit-il les Camerounais dupes? Jusqu'à
quand va-t-on supporter l'imposture et l'opportunisme sans honte de
cet homme? Pour ne pas aller plus loin dans le ridicule, sachez, messieurs
les décideurs, qu'il y a mieux, à l'heure actuelle, sur
le marché des techniciens du ballon rond, qu'ils soient Camerounais
ou étrangers. Ces techniciens là qui n'ont qu'un rêve,
égaler les meilleurs du monde. A l'adresse de ceux qui
invoquent 1988, nous répondons qu'il s'agissait d'un moment dans
l'histoire du football camerounais, et que l'avenir est désormais
plein de nuages menaçants, qu'il faut maintenant des valeurs
plus que sûres pour stabiliser une barque qui risque de prendre
de l'eau, ce que nous ne lui souhaitons pas.
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