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L'éditorial de Thierry Mouelle II |
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Il est des traditions dans les arcanes du sport qui ancrent leur poids dans " les habitudes ". Surtout si l'on commence à tourner en rond et que l'objet de l'intérêt est contestable. Dans le football, trop de distinctions et de trophées créés à la " en veux-tu, en voilà ", ont fini par enlever à certaines de ces distinctions toute valeur. Tant les méthodes d'attribution et les récipiendaires semblaient évoluer dans d'autres arènes que celles observées par tous. Obéissant à la loi tyrannique des sponsors et des médias, les prix se sont souvent fait et défait au gré des intérêts. Colossaux. Que de footballeurs talentueux ont brûlé dans le feu de la contestation populaire de leur distinction ! Parce qu'ayant alors pris la place d'autres qui sur le moment étaient plus en forme ! Que de sportifs de bonne foi auraient aimé ne plus porter certains prix ! Mais dans un troupeau, il n'y a pas que des moutons noirs. Bien heureusement. Car voici comme pas souvent, une occasion de ne dire que du bien du BALLON D'OR de la Confédération Africaine de Football (CAF)! Attribuée cette année 2000 au Camerounais Patrick Mboma -au meilleur de sa forme-, cette distinction semble épouser non seulement l'aire du temps, mais elle vient confirmer l'actuelle suprématie du football camerounais sur le continent africain. Car les trois suivants immédiats de Patrick Mboma sont aussi - Etamé Mayer, Samuel Eto'o et, Gérémi Njitap- des Camerounais ! Nwanko Kanu, le célèbre géant au dribble " nonchalant " du club anglais Arsenal, ne vient sauver son honneur et celui du Nigeria qu'en occupant la cinquième place. Va donc pour Patrick Mboma, élu à la quasi unanimité des votants ! 23 membres sur 25 l'ont classé premier et les 2 membres restants, second sur la liste finale des nominés. Au total le nouveau Ballon d'or africain culmine avec 123 points. Son dauphin immédiat ne peut en récolter que 36 sur 294 à partager entre 9 prétendants ? |
| Mais
qui est donc ce Patrick Mboma ? Le Goléador Camerounais est né
à Douala le 15 novembre 1970. Avec ses parents, il émigre
en France en 1973. A neuf ans, il rejoint l'école de football du
Stade de l'Est dans la banlieue parisienne de Pavillon-Sous-Bois. En 1989, il achève ses 3 ans au " CAMP DES LOGES ",Centre de Formation du Paris Saint-Germain. Entre 1992 et 1993, il joue à Châteauroux (D2 française). |
| Arrive
juillet 1994. L'ambitieux footballeur sent son heure venue de monter d'un
cran. Il veut être vu et connu, il commence à en vouloir
: c'est le retour au PSG (D1) pour la saison courante (1994-1995). Mais avant de replier sur le club parisien qui l'a formé, Patrick Mboma prête en début de saison, ses services au FC METZ. En 1998, il rompt -provisoirement ?- avec l'Europe et s'envole pour le Japon. Il signe au GAMBA OSAKA, où il ne passera enfin que 18 mois, pour un total de 28 matches et 25 buts marqués. La machine semble tourner en plein régime. Mais comment le savoir s'il ne revient pas en Europe pour se mesurer aux meilleurs ? |
| Pour
le " félin " Camerounais l'empire du Soleil Levant fait
de l'ombre : il replie bagage et atterrit en Italie. Pour la saison 1998-1999,
il endosse le maillot de Cagliari (D1), et a pour coéquipier le
Congolais (RD Congo), Jason Mayele. Il aurait pu croiser C. Zanetti, l'autre
virtuose du Calcio -appellation locale du championnat italien- parti montrer
son art à l'Inter de Milan. Mais le club du président Massimo
Cellino n'est en définitive qu'un camp de passage. Patrick Mboma
entend aller doper l'attaque de Parme où Alberto Malesani, le patron
technique de l'équipe, lui fait entièrement confiance -
il a pour partenaire Lylian Thuram (Champion du Monde98) - Et pour cause,
Parme désormais fait le plein en son stade ENNIO TARDINI (29 149
places) où, dans une Italie aux écarts opportunément
xénophobes, les jeunes se pressent pour voir jouer ce nouveau magicien
du ballon rond. Tout semble donc montrer, à 30 ans, que l'attaquant
a encore du jus dans les jambes. Ce sacre aspire à le mettre sur
l'égal piédestal de certains grands noms du football africain
titulaire de la même distinction: Un clin d'il à Salif
Keita, Roger Milla, Manga Onguéné, Abega Théophile,
Thomas Nkono Rabah Madjer, Abedi Pélé, George Weah
pour ne citer que ceux-là, les plus récents. A un moment
où tous ceux qui se distinguent ont le Ballon d'or africain, le
seul mérite de Patrick Mboma viendra de lui-même, de son
humilité, de son calme et de sa constance à marquer des
beaux buts. |
| Au sein des Lions Indomptables, la carrière de Patrick a certes débuté tard, mais elle s'annonce pour ne pas s'arrêter non plus de si tôt. C'est maintenant qu'elle éclot. Il a 26 ans passés quand il répond présent à sa première sélection, c'est vrai. Mais il est de tous les derbies où l'histoire semble ces trois dernières années, avoir rendez-vous avec son pays le Cameroun : la Coupe d'Afrique des Nations, la Coupe du Monde, les Jeux Olympiques de Sydney. Et puis, ne l'oublions pas : toute cette " diplomatie de présence " à tous les stades du monde, tous les trophées et distinctions qui ont bâti le Cameroun de 1998-2000, portent aussi la signature de M. Mboma ! Un autre destin exceptionnel commence-t-il ? A la question répondons simplement que Patrick Mboma est un talent méthodiquement construit. Ce talent, Il le tient d'une lignée familiale. Rappelons-nous le grand gardien du Caïman de Douala et de la sélection nationale Camerounaise dans les années 60, Mboma "Gilmar", qui n'était autre que son père! |
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Maintenant
que la CAF a fait son choix, vous pouvez également faire le vôtre
sur ce site-même. Pour que le choix du meilleur reste un choix
populaire.
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