Quels que soient les motifs de ces départs précipités,
ils sont condamnables. Tout comme sont condamnables les décisions
arbitraires que certains dirigeants prennent par incompétence ou
autoritarisme. Le port du maillot national est un devoir sacré.
Il représente cette terre que l'on doit bénir, cette frontière
que l'on doit protéger, ce drapeau que l'on doit respecter
Des valeurs qui ne doivent pas disparaître surtout en ce temps de
Mondialisation de la planète. Ces trois joueurs stars adulées
dans leur pays et dans le continent sont plus populaires que certains
chefs d'Etat. Ils sont le rêve au quotidien de millions d'enfants
dont le football reste une des voies pour combattre la misère.
Kuffour, Ouaddou, Nonda sont les enfants d'hier qui avaient comme stars
les Salif Keita, Laurent Pokou, Roger Milla, Rabah Madjer
Il est
inconcevable de couper court au rêve que caresse le bambin de Bamako,
Mopti, Sikasso, Segou ou de Kayes. |
Cette
coupe d'Afrique des Nations qu'ils ont quittée a une Histoire qui
leur est peut être inconnue parce que l'on veut que notre continent
à défaut de perdre son âme, perde sa mémoire
sportive. La compétition a été conçue à
travers son instance, la Confédération Africaine de Football
(CAF), pour unir toute la terre d'Afrique et faire oublier, l'espace d'un
mois, les problèmes idéologique, ethnique, religieux qui
la divisaient
Parallèlement, dans les sphères internationales
de la balle ronde, des dirigeants dévoués et sincères
s'impliquaient inlassablement au fil des ans pour obtenir le même
statut que ceux des autres continents. Comme par exemple le nombre d'équipes
participantes à la Coupe du Monde. |
La présence des joueurs professionnels à la Coupe d'Afrique
des Nations est devenue un droit malgré les obstacles et menaces
dressés par les clubs professionnels (Certains joueurs comme Bassir
et Fahmy (Maroc), Olufadé (Togo) ont été placés
sur la liste des transferts par Lille). Et les départs de Kuffour,
Ouaddou, Nonda ne peuvent qu'écorcher l'image des équipes
nationales et ne manqueront pas d'être exploités par ceux
là même qui les emploient. Mais, la Coupe d'Afrique des Nations
qui est à sa 23 ème édition a connu bien des épreuves.
Et elle survivra toujours et encore tant qu'il existera des footballeurs
professionnels qui n'hésiteront pas à braver le courroux
de leurs clubs pour apporter de la joie au grand village africain. Quant
aux autres, qu'ils prennent garde de ne pas perdre leurs âmes. La
carrière d'un footballeur est tellement courte et il va falloir
revenir sur terre, leur terre qui n'est autre que cet Afrique qu'ils ont
balayé d'un revers de la main. Messieurs, n'oubliez jamais d'où
vous venez, et surtout qui vous étiez avant d'obtenir le statut
qu'est le vôtre aujourd'hui. |
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