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Match
Bénin # Egypte : Les Ecureuils sont passés à côté
de l’exploit Par Bob Chakouri ASSANI à Cotonou |
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Fiche Technique Bénin / Egypte à Cotonou : Date : 4 juillet 2004 Inspecteur des arbitres : Yacouba OUEDRAOGO
(Burkina Faso) Cartons jaunes: |
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Dimanche dernier (04/07/06)
à Cotonou, on s’attendait à un exploit fantastique
des Ecureuils du Bénin face aux Pharaons d’Egypte, d’abord
pour mieux se repositionner dans ce groupe relevé et ensuite,
se réconcilier avec leur public qui était resté
sur sa faim lors
de la rencontre de la 2ème journée de ces éliminatoires
CAN/Coupe de Monde 2006, face aux Soudanais (1-1). Et pourtant, dès
l’entame du match, les Ecureuils du Bénin, poussés
par leur public toujours impressionnant et qui, visiblement, a laissé
tomber son mot d’ordre de boycott préalablement lancé,
ont affiché de bonnes intentions. Avec courage et abnégation,
les Ecureuils ont imposé une résistance terrible aux Pharaons,
avant de prendre la commande des opérations sur un penalty magistralement
transformé par le spécialiste en la matière, le
capitaine Omar Tchomogo, à la 8ème minute de jeu. La confiance
retrouvée et après un penalty en faveur des Pharaons,
magistralement arrêté par le talentueux gardien de buts
Maxime Agueh, les Ecureuils aggravent la note à la 45ème
minute par Jocelyn Ahoueya. C’était l’apothéose
dans les tribunes. Avec deux buts d’avance à la mi-temps,
l’espoir était permis. |
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Mais à la reprise, les
Egyptiens se montrent plus menaçants et parviennent à
réduire la marque à la 67ème minute, par Tarek
El Sayed. Mais deux minutes plus tard, Mouri Ogoubiyi porte la marque
à (3-1). Marco Tardelli, le coach Italien des Pharaons, sentant
son tablier menacé, change de tactique de jeu et opte pour une
offensive à
outrance. Mais comme son homologue d’en face, Wabi Gomez n’a
pas cru devoir opter pour la tactique inverse pour sauvegarder son avance,
en opérant par exemple des changements tactiques judicieux ou
en adoptant un (4-5-1) ou un (5-4-1), s’est borné à
un (4-3-3) qui a malheureusement été préjudiciable
pour nos Ecureuils. Devenue trop fébrile, la défense des
Ecureuils céda à la forte pression des Pharaons qui inscrivent
coup sur coup deux buts, ramenant les deux équipes à égalité
(3-3). A la fin du match, la déception était grande. L’euphorie
des premières minutes a cédé la place à
un silence de mort, un deuil national. Les Ecureuils viennent d’être
une fois encore victimes d’un encadrement technique défaillant
et qui a montré ses carences au grand jour. On aurait pu gagner
ce match si Wabi Gomez et son compère Dagba avaient su exploiter
leurs poulains à bon escient, car les joueurs ont fait preuve
d’un courage exemplaire et d’une bonne détermination,
si bien que le public, bien que déçu par le résultat,
ne peut se passer de leur tirer un coup de chapeau. |
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Faut-il
licencier l’encadrement technique ? |
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La seule solution pour sauver
les Ecureuils est de licencier tout l’encadrement technique et
médical, car tou s
ont été coupables. Quel est le rôle que joue la
direction technique? Travaille t-elle en symbiose avec l’encadrement
technique? Comment sont sélectionnés les joueurs? Voilà
autant d’interrogations que se posent actuellement bon nombre
de Béninois, qui réclament à cor et à cris
le départ de tout l’encadrement technique. Et le ministre
de la jeunesse, des sports et des loisirs doit prendre ses responsabilités
afin de pallier cette situation et éviter le pire. D’ailleurs,
de sources fiables et proches du milieu des associations de supporters,
on projette pour les tous prochains jours de descendre dans les rues
pour demander le départ de tout le monde. Même à
la Fédération Béninoise de Football, on promet
de faire des déballages. Pour bien faire fonctionner l’équipe
nationale du Bénin, il faut un entraîneur expatrié.
Valentin Aditi Houdé doit mettre fin à la pagaille qui
règne à la tête de nos Ecureuils, où certains
de nos dirigeants préfèrent mettre leurs acolytes, afin
de bien magouiller. Alors que c’est l’argent du contribuable
qui est dépensé… |
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Wabi
Gomez et César Dagba sur la sellette |
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Les successeurs de Cecil Jones
Atturquayefio, Wabi Gomez (entraîneur adjoint et entraîneur
de l’équipe junior) et son assistant César Dagba
(DTN) sera ient
sur la sellette. Ils sont au banc des accusés. Selon les observateurs,
ce sont les premiers qu’il faut remercier. On les qualifie d’incompétents,
d’incapables de gérer leur avance. Selon certains, ces
deux hommes ne disposent pas de vrais bagages techniques pour diriger
notre équipe nationale. Avoir dirigé un club est différent
d’une équipe nationale. Les deux hommes ont eu à
faire leurs preuves respectivement dans les équipes comme le
Mogas 90 et FC 105 du Gabon, mais cela ne suffit pas pour prendre en
main une équipe nationale comme les Ecureuils, au sein de laquelle
beaucoup de déficiences restent encore à corriger. Alors,
les jours de ces deux hommes sont comptés et il ne reste que
deux mois pour le faire, sinon c’est la mort définitive
de notre football. |
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Vente
des tickets d’entrée parallèles au stade de l’amitié
de Kouhounou: Certains membres de la FBF indexés |
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Certains membres de la Fédération
Béninoise de Football se livrent à des actes de supercherie
à chaq ue
rencontre de notre «Onze National». Que font-ils ? Ils fabriquent
des tickets parallèles qu’ils mettent en vente le jour
du match. Dimanche dernier encore, les hommes en uniformes noirs, les
«CRS, Compagnie Républicaine de la Sécurité»,
ont encore mis la main sur des individus «hors la loi» qui
vendaient des tickets de 1000 et 2000 francs CFA falsifiés. Alerté,
le commissaire Joseph SANTOS n’a pas hésité à
se présenter sur les lieux. Interrogés, ces bandits ont
confié qu’ils étaient en mission commandée
par un membre de la FBF. Est-ce une affirmation pour se tirer d’affaire,
demandait un agent de «CRS» aux bandits. Aussitôt
arrêtés, ils ont été conduits au commissariat
de Cadjëhoun. De sources policières, les victimes seront
auditionnées ce mercredi. Selon le commissaire Joseph SANTOS,
les enquêtes sont en cours pour décou vrir
ces individus qui, tapis dans l’ombre, se livrent à ce
genre d’actes. On se rappelle que, lors du match Bénin-Soudan,
des individus du même genre ont été surpris et arrêtés,
mais ont été relâchés 72 heures après.
Cette fois-ci, il faut sévir avec vigueur. La réaction
du Ministre Valentin Aditi Houdé est vivement attendue et de
tels actes doivent être découragés. Ils sont nombreux,
ces membres de la Fédération, qui se livrent à
ce genre de supercheries. Pendant que le pauvre supporter se plaint
du coût élevé des billets, ils usent de toute leur
ruse pour dissimuler ceux qui ne coûtent que 1000 francs CFA,
sous prétexte que c’est terminé. Le pot aux roses
vient d’être découvert. Ces membres de la FBF doivent
répondre de leurs actes. |
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Mon
point de vue : La déception fut encore totale |
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Les Ecureuils du Bénin
continuent de décevoir leur public. Après leur nul (1-1)
devant les «Aigles du Nil», le 20 juin dernier, on s’attendait
à une victoire dimanche dernier, pour une éventuelle réconciliation
avec ce public. Mais hélas! Les Ecureuils ont une fois encore
déçu. C’est le cœur gros, le vague à
l’âme et les larmes aux yeux que ce public est sorti du
Stade de l’Amitié. On continue encore à s’interroger
sur les causes de ce nouvel échec des Ecureuils. Nos Ecureuils
ont une f ois
encore montré leurs limites. On a vu une équipe des Ecureuils
méconnaissable manquer d’initiatives offensives et de créativité
et incapable de jouer son va-tout. Que ce soit l’encadrement technique,
acteurs et autres, tous ont encore péché. Que reprochait-on
à Atturquayefio ? Les mêmes erreurs, dit-on. Dimanche dernier,
son successeur Wabi Gomez n’était pas à la hauteur
de sa tâche. Ses carences ont été étalées
au grand jour. Il a montré de quoi il est capable et c’est
la preuve qu’il est incapable de «driver» l’équipe
nationale. Lui qui taxait son précédent de tous les noms.
Dimanche, est-il arrivé à opérer un changement
judicieux? Cette nouvelle mauvaise prestation des Ecureuils vient de
semer le doute dans les cœurs de ces milliers supporters, qui ne
croient plus en leur équipe. Ils étaient nombreux ces
supporters qui menaçaient de ne plus faire désormais le
déplacement au stade pour assister aux différents matches
des Ecureuils. Le nul (3-3) réalisé devant l’Egypte
est qualifié comme un nul de la honte et qui vient réduire
une fois de plus leurs chances de qualification pour le rendez-vous
de 2006. |
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Politique
et sport : Egypte 2006 s’éloigne peu à peu |
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Plus les éliminatoires
combinées CAN/Mondial 2006 avancent, plus la série noire
continue pour les Ecureuils, plus leurs chances de qualification s’amenuisent,
au vu de leurs prestations. Ainsi se résume le constat du public
sportif béninois, mécontent encore dimanche dernier de
la mauvaise prestation de leur «Onze National». En trois
matches, les Ecureuils ont dans leur besace deux points. Deux matches
nuls et une défaite. A y voir de près et après
analyse scientifique de leur prestation sur les trois sorties, on peut
sans risque de se tromper, affirmer que les mêmes causes ont produit
les mêmes effets. De la pagaille orchestrée au plus haut
niveau. Après la démission de l’entraîneur
à un moment critique, peut-on affirmer que les joueurs ont pu
contenir leurs adversaires ? Pouvait-il en être autrement ? Face
à des joueurs des autres équipes, qui ont jusque-là
affronté nos Ecureuils, les conditions sont nettement différentes
et sont pour la plupart défavorables. Ils se sont bien battus
sur le terrain, à part quelques-uns uns qui avaien t
encore les jambes lourdes et qui se comportaient comme des figurants.
En somme, le «Onze National» est victime aujourd’hui
d’un mauvais coaching et le départ précipité
de Cecil Jones Atturquayefio a aussi affecté le moral de la troupe.
Il faut alors partir à la recherche d’un entraîneur
qualifié de haut niveau. Un «toubab» absolument,
qui pourra faire les affaires, un entraîneur capable de mettre
les joueurs à la place qu’il faut, capable de mettre en
place une tactique pouvant vaincre l’adversaire et savoir gérer
une avance et non celui-là, incompétent, incapable d’assurer
réellement son rôle, ce à quoi nous assistons d’ailleurs
actuellement. Voilà un défi qu’il va falloir se
donner pour sauver les meubles, si on espère toujours se qualifier
pour le rendez-vous d’Egypte. Car la suite de ces éliminatoires
s’annonce de plus en plus difficile pour nous. Le plus facile
ayant été difficilement abordé, que nous réserve
alors le reste ? |
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