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Match Bénin # Egypte : Les Ecureuils sont passés à côté de l’exploit

Par Bob Chakouri ASSANI à Cotonou 

Fiche Technique Bénin / Egypte à Cotonou :

Date : 4 juillet 2004
Stade : de l’Amitié de Kouhounou
Temps : Beau et ensoleillé
Public : 25.000 personnes environ
Pelouse : sèche
Ambiance : Bonne.

Inspecteur des arbitres : Yacouba OUEDRAOGO (Burkina Faso)

Buts :
Bénin : 7ème minute sur penalty par Oumar Tchomogo, 45ème par Jocelyn Ahouéya et Mouri (69ème minute)
Egypte : Mohamed Abdel Wehai (67ème minute),Ahmed Hassan (76ème minute), Hassan Mostapha (81ème minute).

Cartons jaunes:
Bénin: (2), Jonas Okétola, Omar Tchomogo.
Egypte : (3), Ahmed Hassan, Housam Ghali, Islam Mahmoud.
- 33ème minute, penalty raté côté égyptien.

BENIN 3
EGYPTE 3
1- Chukuwudi CHUCKUJEKWU (Nigeria)
2- Segun Oguntade (Nigeria)
3- Toyin OGINI (Nigeria)
4- Emmanuel Imiere (Bénin)
Commissaire au match:
Rock EYADEMA (Togo)
Echange de Fanions des Capitaines et le corps arbitral du match Bénin / Egypte
Arbitres et capitaines posent pour la photo du match
"Ecureuils"
"Pharaons"

1-Agueh Maxime
7-Bocco Romuald
18-Konabe Seydath Tchomogo
6- Jonas Oketola
(5- Noèl Sèka)
8- Stanislas Tony Toklometin
3-Sagbo Adomè
14-Osséni Bachirou
10- Oumar Tchomogo (7è)
(9-Abou Maïga)
17- Stéphane Sessègnon
20- Amoussou Sèvi
11- Mouri Ogounbiyi (69è)
19- Jocelyn Ahouéya (45è)

1-Issam El Hadhri,
2-Abdel Zahr El Saka,
15-Béchir Tabeir El Tabez,
3-Mohamed Abdel Wehai (67è)
(13-Tarek El Sayed),
2-Mohamed Abdallah
(17-Ahmed Hassan) (76è)
6-Islam Mahmoud
20-Mohamed Abou Tarikath
14-Hossan Ghalil
(18-Hossamat Hosnin)
11-Mohamed Chaoukir
19-Abdel Hakim Aly
4-Hassan Mostapha (81è)
Entraîneurs : Wabi Gomez, César Dagba
Entraîneur: Marco Tardelli
Remplaçants Remplaçants :
12- Félicien Singbo
2- Nassirou Yessifou
15- Koumangou Janvier
16- Rachad Chitou
16-Mohamed Abdel Munsef
7-Ahmed Fathy
8-Wael Gomaar
12-Mohamed Solinai
Dimanche dernier (04/07/06) à Cotonou, on s’attendait à un exploit fantastique des Ecureuils du Bénin face aux Pharaons d’Egypte, d’abord pour mieux se repositionner dans ce groupe relevé et ensuite, se réconcilier avec leur public qui était resté sur sa faim lors de la rencontre de la 2ème journée de ces éliminatoires CAN/Coupe de Monde 2006, face aux Soudanais (1-1). Et pourtant, dès l’entame du match, les Ecureuils du Bénin, poussés par leur public toujours impressionnant et qui, visiblement, a laissé tomber son mot d’ordre de boycott préalablement lancé, ont affiché de bonnes intentions. Avec courage et abnégation, les Ecureuils ont imposé une résistance terrible aux Pharaons, avant de prendre la commande des opérations sur un penalty magistralement transformé par le spécialiste en la matière, le capitaine Omar Tchomogo, à la 8ème minute de jeu. La confiance retrouvée et après un penalty en faveur des Pharaons, magistralement arrêté par le talentueux gardien de buts Maxime Agueh, les Ecureuils aggravent la note à la 45ème minute par Jocelyn Ahoueya. C’était l’apothéose dans les tribunes. Avec deux buts d’avance à la mi-temps, l’espoir était permis.
Mais à la reprise, les Egyptiens se montrent plus menaçants et parviennent à réduire la marque à la 67ème minute, par Tarek El Sayed. Mais deux minutes plus tard, Mouri Ogoubiyi porte la marque à (3-1). Marco Tardelli, le coach Italien des Pharaons, sentant son tablier menacé, change de tactique de jeu et opte pour une offensive à outrance. Mais comme son homologue d’en face, Wabi Gomez n’a pas cru devoir opter pour la tactique inverse pour sauvegarder son avance, en opérant par exemple des changements tactiques judicieux ou en adoptant un (4-5-1) ou un (5-4-1), s’est borné à un (4-3-3) qui a malheureusement été préjudiciable pour nos Ecureuils. Devenue trop fébrile, la défense des Ecureuils céda à la forte pression des Pharaons qui inscrivent coup sur coup deux buts, ramenant les deux équipes à égalité (3-3). A la fin du match, la déception était grande. L’euphorie des premières minutes a cédé la place à un silence de mort, un deuil national. Les Ecureuils viennent d’être une fois encore victimes d’un encadrement technique défaillant et qui a montré ses carences au grand jour. On aurait pu gagner ce match si Wabi Gomez et son compère Dagba avaient su exploiter leurs poulains à bon escient, car les joueurs ont fait preuve d’un courage exemplaire et d’une bonne détermination, si bien que le public, bien que déçu par le résultat, ne peut se passer de leur tirer un coup de chapeau.
Faut-il licencier l’encadrement technique ?
La seule solution pour sauver les Ecureuils est de licencier tout l’encadrement technique et médical, car tous ont été coupables. Quel est le rôle que joue la direction technique? Travaille t-elle en symbiose avec l’encadrement technique? Comment sont sélectionnés les joueurs? Voilà autant d’interrogations que se posent actuellement bon nombre de Béninois, qui réclament à cor et à cris le départ de tout l’encadrement technique. Et le ministre de la jeunesse, des sports et des loisirs doit prendre ses responsabilités afin de pallier cette situation et éviter le pire. D’ailleurs, de sources fiables et proches du milieu des associations de supporters, on projette pour les tous prochains jours de descendre dans les rues pour demander le départ de tout le monde. Même à la Fédération Béninoise de Football, on promet de faire des déballages. Pour bien faire fonctionner l’équipe nationale du Bénin, il faut un entraîneur expatrié. Valentin Aditi Houdé doit mettre fin à la pagaille qui règne à la tête de nos Ecureuils, où certains de nos dirigeants préfèrent mettre leurs acolytes, afin de bien magouiller. Alors que c’est l’argent du contribuable qui est dépensé…
Wabi Gomez et César Dagba sur la sellette
Les successeurs de Cecil Jones Atturquayefio, Wabi Gomez (entraîneur adjoint et entraîneur de l’équipe junior) et son assistant César Dagba (DTN) seraient sur la sellette. Ils sont au banc des accusés. Selon les observateurs, ce sont les premiers qu’il faut remercier. On les qualifie d’incompétents, d’incapables de gérer leur avance. Selon certains, ces deux hommes ne disposent pas de vrais bagages techniques pour diriger notre équipe nationale. Avoir dirigé un club est différent d’une équipe nationale. Les deux hommes ont eu à faire leurs preuves respectivement dans les équipes comme le Mogas 90 et FC 105 du Gabon, mais cela ne suffit pas pour prendre en main une équipe nationale comme les Ecureuils, au sein de laquelle beaucoup de déficiences restent encore à corriger. Alors, les jours de ces deux hommes sont comptés et il ne reste que deux mois pour le faire, sinon c’est la mort définitive de notre football.
Vente des tickets d’entrée parallèles au stade de l’amitié de Kouhounou: Certains membres de la FBF indexés
Certains membres de la Fédération Béninoise de Football se livrent à des actes de supercherie à chaque rencontre de notre «Onze National». Que font-ils ? Ils fabriquent des tickets parallèles qu’ils mettent en vente le jour du match. Dimanche dernier encore, les hommes en uniformes noirs, les «CRS, Compagnie Républicaine de la Sécurité», ont encore mis la main sur des individus «hors la loi» qui vendaient des tickets de 1000 et 2000 francs CFA falsifiés. Alerté, le commissaire Joseph SANTOS n’a pas hésité à se présenter sur les lieux. Interrogés, ces bandits ont confié qu’ils étaient en mission commandée par un membre de la FBF. Est-ce une affirmation pour se tirer d’affaire, demandait un agent de «CRS» aux bandits. Aussitôt arrêtés, ils ont été conduits au commissariat de Cadjëhoun. De sources policières, les victimes seront auditionnées ce mercredi. Selon le commissaire Joseph SANTOS, les enquêtes sont en cours pour découvrir ces individus qui, tapis dans l’ombre, se livrent à ce genre d’actes. On se rappelle que, lors du match Bénin-Soudan, des individus du même genre ont été surpris et arrêtés, mais ont été relâchés 72 heures après. Cette fois-ci, il faut sévir avec vigueur. La réaction du Ministre Valentin Aditi Houdé est vivement attendue et de tels actes doivent être découragés. Ils sont nombreux, ces membres de la Fédération, qui se livrent à ce genre de supercheries. Pendant que le pauvre supporter se plaint du coût élevé des billets, ils usent de toute leur ruse pour dissimuler ceux qui ne coûtent que 1000 francs CFA, sous prétexte que c’est terminé. Le pot aux roses vient d’être découvert. Ces membres de la FBF doivent répondre de leurs actes.
Mon point de vue : La déception fut encore totale
Les Ecureuils du Bénin continuent de décevoir leur public. Après leur nul (1-1) devant les «Aigles du Nil», le 20 juin dernier, on s’attendait à une victoire dimanche dernier, pour une éventuelle réconciliation avec ce public. Mais hélas! Les Ecureuils ont une fois encore déçu. C’est le cœur gros, le vague à l’âme et les larmes aux yeux que ce public est sorti du Stade de l’Amitié. On continue encore à s’interroger sur les causes de ce nouvel échec des Ecureuils. Nos Ecureuils ont une fois encore montré leurs limites. On a vu une équipe des Ecureuils méconnaissable manquer d’initiatives offensives et de créativité et incapable de jouer son va-tout. Que ce soit l’encadrement technique, acteurs et autres, tous ont encore péché. Que reprochait-on à Atturquayefio ? Les mêmes erreurs, dit-on. Dimanche dernier, son successeur Wabi Gomez n’était pas à la hauteur de sa tâche. Ses carences ont été étalées au grand jour. Il a montré de quoi il est capable et c’est la preuve qu’il est incapable de «driver» l’équipe nationale. Lui qui taxait son précédent de tous les noms. Dimanche, est-il arrivé à opérer un changement judicieux? Cette nouvelle mauvaise prestation des Ecureuils vient de semer le doute dans les cœurs de ces milliers supporters, qui ne croient plus en leur équipe. Ils étaient nombreux ces supporters qui menaçaient de ne plus faire désormais le déplacement au stade pour assister aux différents matches des Ecureuils. Le nul (3-3) réalisé devant l’Egypte est qualifié comme un nul de la honte et qui vient réduire une fois de plus leurs chances de qualification pour le rendez-vous de 2006.
Politique et sport : Egypte 2006 s’éloigne peu à peu
Plus les éliminatoires combinées CAN/Mondial 2006 avancent, plus la série noire continue pour les Ecureuils, plus leurs chances de qualification s’amenuisent, au vu de leurs prestations. Ainsi se résume le constat du public sportif béninois, mécontent encore dimanche dernier de la mauvaise prestation de leur «Onze National». En trois matches, les Ecureuils ont dans leur besace deux points. Deux matches nuls et une défaite. A y voir de près et après analyse scientifique de leur prestation sur les trois sorties, on peut sans risque de se tromper, affirmer que les mêmes causes ont produit les mêmes effets. De la pagaille orchestrée au plus haut niveau. Après la démission de l’entraîneur à un moment critique, peut-on affirmer que les joueurs ont pu contenir leurs adversaires ? Pouvait-il en être autrement ? Face à des joueurs des autres équipes, qui ont jusque-là affronté nos Ecureuils, les conditions sont nettement différentes et sont pour la plupart défavorables. Ils se sont bien battus sur le terrain, à part quelques-uns uns qui avaient encore les jambes lourdes et qui se comportaient comme des figurants. En somme, le «Onze National» est victime aujourd’hui d’un mauvais coaching et le départ précipité de Cecil Jones Atturquayefio a aussi affecté le moral de la troupe. Il faut alors partir à la recherche d’un entraîneur qualifié de haut niveau. Un «toubab» absolument, qui pourra faire les affaires, un entraîneur capable de mettre les joueurs à la place qu’il faut, capable de mettre en place une tactique pouvant vaincre l’adversaire et savoir gérer une avance et non celui-là, incompétent, incapable d’assurer réellement son rôle, ce à quoi nous assistons d’ailleurs actuellement. Voilà un défi qu’il va falloir se donner pour sauver les meubles, si on espère toujours se qualifier pour le rendez-vous d’Egypte. Car la suite de ces éliminatoires s’annonce de plus en plus difficile pour nous. Le plus facile ayant été difficilement abordé, que nous réserve alors le reste ?
Bob Chakouri ASSANI

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