Le Dossier Archives

Mon point de vue: Bilan plutôt positif pour les Ecureuils juniors

Ils sont de retour. Depuis dimanche dernier, nos vaillants Ecureuils juniors ont regagné le bercail après deux mois de mise au vert en France. Et dans moins de dix jours, ils se lanceront dans la défense des couleurs de notre nation au championnat du monde juniors aux Pays-Bas. Mais avant cela, les poulains de la paire Devèze - Codjo devraient se livrer à un véritable test contre les Lions Indomptables du Cameroun, le 04 juin prochain, dans le cadre de la septième journée des éliminatoires jumelées CAN/CM 2006. En ce qui concerne le stage de préparation, nous pouvons en faire un bilan plutôt positif, au vu des matches amicaux livrés par nos jeunes joueurs, le nombre de victoires, de nuls et de défaites concédées. La dernière phase de cette préparation est venue à point nommé noyer l’improvisation qui s’observait tout au début. Tout ceci est à mettre à l’actif de la presse nationale qui a, en son temps, décrié la chose. Et puisque tout est bien qui finit bien, ce stage a permis à Devèze de dégager la liste des 21 ambassadeurs devant représenter notre pays à cette prochaine messe mondiale du football. La liste finale a été retenue en toute responsabilité par le technicien français et nous ne pouvons à présent que reposer nos espoirs sur lui. Le temps n’est plus aux critiques, mais à une union sacrée derrière notre équipe nationale junior qui constitue notre dernier rempart après la déconfiture de leurs aînés en éliminatoires de la CAN et du Mondial 2006.

Parlant justement d’éliminatoires, il faut dire que c’est cette même équipe junior qui sera face au Cameroun samedi prochain (04/05/05) dans le cadre de la septième journée des éliminatoires CAN/CM 2006. Bien que ce match soit périlleux pour eux, il constituera un véritable test avant les Pays-Bas. Seulement, en livrant cette rencontre, ils doivent avoir à l’esprit d’abord, qu’ils livreront une compétition majeure dans quelques jours, mais également que la cause est d’ores et déjà perdue pour notre pays, que ce soit pour la CANou la Coupe du Monde 2006. C’est en quelque sorte un combat inégal entre Camerounais, désormais lancés à la poursuite des Ivoiriens, et Béninois qui ont déjà perdu espoir ; un match à enjeux déséquilibrés, où Eto’o et ses coéquipiers partent favoris. Faire l’essentiel et éviter les blessures, tout en sachant que c’est par ce match que le peuple béninois gardera l’espoir d’un bon championnat du monde juniors, sera le leitmotiv samedi prochain. C’est mon point de vue !

Les 21 Ecureuils Juniors en flash

Yohann Djidonou: l’espoir

Ce jeune garço,n issu du centre de formation du Racing Club de Paris, représente aujourd’hui l’espoir de tout un peuple. En effet, suite au décès tragique du gardien titulaire Youssouf Samiou Campos, en plein Championnat d’Afrique Juniors, Djidonou a agréablement surpris tout le monde, avec sa classe dans les buts béninois. Il a permis à son équipe de décrocher la médaille de bronze en bloquant un penalty marocain. Malgré son petit gabarit, Djidonou entend surprendre tous les attaquants adverses au Championnat du monde.

Safradine Moussa Traoré: véritable accrocheur

Ce jeune sociétaire des Buffles du Borgou est un pion indispensable dans le dispositif défensif de Serge Devèze. Ce rideau infranchissable pour les attaquants fait aujourd’hui la fierté des Béninois. Avec son pied gauche terrible, il est à l’image de Roberto Carlos. Après un championnat d’Afrique juniors bien réussi, Traoré détient encore des arguments à faire valoir durant le mondial.

Charaf Chitou: l’assurance

Il constitue, à ne point douter, une grande assurance défensive. Grand bagarreur, très athlétique, il s’impose comme le patron de la charnière défensive à l’image d’un certain Nesta du Milan AC. Chitou est aussi utile sur le flanc droit de la défense. Les attaquants adverses ont à faire face à un garçon qui veut exploser son talent au mondial.

Séïdah Tchomogo Konabé: l’imperturbable

Considéré comme le pape de l’équipe, Tchomogo a déjà à son actif plusieurs sélections en équipe A. C’est d’ailleurs le plus capé du groupe. Avec ses expériences, il inspire rigueur et confiance en défense. Dans ses veines circule aussi le sang de buteur comme l’allemand Ronald Koemann. Actuellement à la porte du professionnalisme, Tchomogo confirmera toute sa puissance au mondial.

Oscar Olou: l’homme orchestre

Olou est aujourd’hui le jeune prodige du football béninois. Il incarne rigueur et discipline sur le terrain. Très combatif, le patron incontestable du milieu de terrain est à la fois récupérateur, relayeur et meneur de jeu. On dirait le prototype du Franco-Malien Jean Amadou Tigana. Olou constitue un atout sûr pour le football béninois. Ce pur produit du centre de formation Olympic de San Pedro de Côte d’Ivoire, tape déjà dans les yeux des recruteurs. Vous aurez le temps d’admirer et apprécier ce jeune talent lors du rendez-vous néerlandais.

Romuald Bocco: le régulateur

Le capitaine adjoint fait la fierté du peuple béninois. Bocco a des qualités hors-pair. Avec à son actif plusieurs sélections en équipe A, il a acquis beaucoup d’expériences et une grande notoriété. Joueur polyvalent, il se retrouve parfaitement sur le flanc droit de la défense comme dans son nouveau rôle de meneur de jeu. Le Championnat du Monde Juniors serait certainement le moment le plus attendu pour confirmer tout le bien qu’on dit de lui.

Mathieu Adéniyi: la coqueluche du public

Ce jeune pensionnaire du centre de formation du Stade Rennais en a émerveillé plus d’un lors du 14 ème CAN Juniors, quand il a retrouvé la place de titulaire. Très intelligent, Adéniyi a abattu un travail remarquable au milieu du terrain des Ecureuils juniors. Sa vision de jeu, son positionnement et ses jaillissements permettent de croire qu’il a de beaux jours devant lui. Balle au pied, Adéniyi est difficile à contenir, car doté d’un gabarit imposant. Le protégé de Patrick Rampilon, responsable de la formation au Stade Rennais, a des talents à démontrer aux Pays-Bas.

Edem Coffi Agbéssi: la bête noire

Il est considéré comme le meilleur passeur de l’effectif. Tous les dangers transitent par lui. Il assure également au sein de l’équipe la transition entre le milieu et l’attaque. Très adroit, il a une puissance terrible dans son pied gauche, ce qui lui permet de marquer. Dans les duels "un contre un", il donne la chair de poule à ses adversaires, malgré son petit gabarit. On pourrait le comparer au sud coréen du PSV Eindhoven, Lee Park. Soyez-en sûrs, durant le mondial, il va faire mal.

Médard I. Zanou: l’enfant prodige

Depuis qu’il a regagné la sélection, il ne fait que confirmer son statut de buteur, donnant raison à ceux qui ont réclamé son intégration dans l’équipe pour le 14 ème CAN Juniors. Techniquement et physiquement au point, Zanou a des atouts à faire valoir durant le mondial. Buteur patenté, il est considéré comme un joker de l’équipe.

Razack Omotoyossi: l’intraitable

Avec son gabarit impressionnant, il est le modèle du Nigérian Rachidi Yékini. Véritable battant et tenace, il pèse de tout son poids sur la défense adverse, qui a toutes les peines à le contenir. Dans ce rôle, il marque et permet surtout à ses équipiers d’en faire autant. L’homme, qui est suivi de près par les recruteurs internationaux, entend s’imposer lors du Mondial, pour décrocher un passeport professionnel. Le peuple béninois attend beaucoup de ce garçon.

Abou G. Maïga: "El Phenomeno"

Considéré par les observateurs avertis du football comme la révélation du 14ème Championnat d’Afrique Juniors, l’international béninois de Créteil aurait pu ravir le titre de meilleur buteur au Marocain Mouhssine Iajour, s’il avait fait preuve de réussite. Lors du stage de préparation, il a encore confirmé son statut de meilleur buteur avec plusieurs réalisations. De la tête comme des pieds, Maïga est très dangereux. Son placement lui permet de recevoir les balles de but. Pour le Mondial, il entend s’illustrer sur la liste des meilleurs buteurs. Les gardiens de but adverses sont avertis.

Bachirou Osséni: pour la revanche

Le capitaine des juniors béninois a déjà retrouvé toute son hégémonie et ses réflexes de buteur après une 14 ème CAN Juniors mal négociée. Avec ses qualités physiques irréprochables, le taureau béninois fait très mal en attaque, dans ses beaux jours. Longtemps resté dans l’ombre de son adjoint, Osséni est décidé à prendre sa revanche et prendre en main la commande de l’équipe. Un défi qui fera certainement du bien à l’équipe.

Florent Rainy: le renard

Remplaçant au début de la compétition, Rainy a su saisir sa chance quand il a été rappelé pour prêter main forte à la défense béninoise lors du Championnat d’Afrique Juniors 2005. Très intelligent, il prend toujours au collet son adversaire immédiat afin de ne pas se laisser prendre en vitesse. Avec sa taille et doté d’un bon positionnement, Rainy porte un appui à l’axe central de la défense. A défaut de porter le danger en attaque, il se bat pour arrêter la progression de la balle vers son camp sur le flanc droit de la défense. Il peut mieux faire aux Pays-Bas sur le flanc droit de la défense béninoise.

Nassirou Yessoufou: la surprise

Yessoufou en aura surpris plus d’un lors du Championnat d’Afrique Juniors 2005. Malgré son petit gabarit, il est difficile à maîtriser. Rapide comme l’éclair, il a la possibilité de tromper facilement la défense adverse. Cependant, il vient toujours en appui à sa défense. "Joli Bébé" comme l’appelle ses fans, il est souvent présent là où on l’attend le moins. Le championnat du monde est encore une occasion pour lui.

Jocelyn Ahouéya: la fougue

Jocelyn est incontestablement le plus jeune joueur à qui l’ancien entraîneur des Ecureuils Cecil Jones Atturquayefio a fait confiance. Coup d’essai, coup de maître, il s’est imposé comme titulaire indiscutable du milieu de terrain. Doté d’une combativité et d’une agressivité remarquable, il est comparé a un lion, d’où le nom ‘‘Kini-kini’’, comme l’appellent ses fans. Ses talents l’ont amené au F.C Sion, dont il fait aujourd’hui les beaux jours. Victime d’une douleur à la cheville, il a manqué à l’effectif durant le championnat d’Afrique juniors. Cette fois-ci, il prendra certainement sa revanche.

De Gaule Hountonto: le retour du fils prodige

S’il y a un joueur qui a impressionné lors des stages de préparation du 14 ème CAN Juniors 2005, c’est bien le fils de Hountonto. En pleine forme la veille, il est passé malheureusement à côté de la compétition. Mais compte tenu de ses qualités athlétiques, il a bénéficié une fois de plus de la confiance de son entraîneur. Avec un mental de gagnant, il entend donner raison à son entraîneur. Ce sera l’essentiel pour se réconcilier avec son public.

Wasiou Salami: coup du destin

L’heure a certainement sonné pour Salami de faire valoir ses talents de futur grand gardien de but. Longtemps resté dans l’ombre de ses aînés, le plus jeune gardien de but des pétroliers de Mogas 90 (Bénin) a bousculé la hiérarchie pour intégrer l’effectif des juniors. Sur un coup de destin, il a ravi la vedette à son grand frère. Durant le stage de préparation, il a laissé une forte impression, au point de gagner la confiance de son entraîneur. Il attend le Mondial pour faire rayonner son équipe.

Michaël Aïnon: le grand retour

Victime d’une blessure au genou lors du stage de préparation au Ghana, il a manqué le 14 ème CAN Juniors. Considéré comme le grand absent de cette compétition, il est de retour pour renforcer l’axe central de la défense béninoise. Aïnon constitue un atout formidable pour Devèze sur les balles aériennes. C’est le moment pour lui de confirmer sa grande forme.

Benoît Tardieu: amour maternel?

D’une mère béninoise et d’un père français, Tardieu a néanmoins décidé de porter les couleurs béninoises, certainement pour faire plaisir à sa mère. La toute dernière découverte de Devèze est en vue pour une titularisation comme gardien de but. Le jeune espoir de l’AJ Auxerre a de la classe. Dès sa première apparition au public béninois, il a su rassurer.

Thierry Honvo: le renfort

Parti en France il y a quelques années seulement, Honvo s’est facilement intégré au groupe ? dans lequel il a retrouvé quelques amis. Sa présence va soulager Devèze, qui avait quelques difficultés à trouver le suppléant de Safradine Traoré. Mais Thierry, qui évolue aussi au milieu de terrain, est décidé à supplanter son titulaire. Il constitue en cela un renfort de taille.

Marvin Aïssi: une cartouche de plus

Dès son premier match, il s’est affiché positivement, en marquant son premier but avec la sélection, lors du stage de France. Au fil des matches, Aïssi a prouvé à Devèze qu’il mérite sa place au sein des 21 juniors béninois. Ce garçon, avec ses qualités physiques et techniques impressionnantes, constitue un attaquant de plus pour faire mordre la poussière aux gardiens adverses. Il est devenue une fierté nationale.


Réagissez...