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Conséquence directe du déclin de son football: l'Algérie exporte les joueurs africains
Par Farouk Bouamama à Alger |
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Il est bien loin le temps où les Rachid Mekhloufi, Mustapha Dahleb, Rabah Madjer et autre Ali Benarbia faisaient les beaux jours de Saint Etienne, du FC Porto, du Paris Saint Germain et de Bordeaux. Les clubs européens, qui lorgnaient vers le talent des footballeurs algériens, ne leur manifestent désormais plus le même intérêt. Il ne reste à présent plus que les souvenirs pour se remémorer la talonnade de Rabah Madjer, qui a propulsé le FC Porto sur le toit de l'Europe en 1987 ou encore le talent de Mustapha Dahleb et d’Ali Benarbia, grâce auxquels ils ont pu offrir respectivement la coupe de France en 1983 et le championnat de France en 1999 à leurs clubs respecti fs. Bien avant eux, Rachid Mekhoulfi a réussi à écrire l'une des plus belles pages de l'AS Saint Etienne dans les années 50 et 60. Après l'exil de Madjer, Guendouz, Menad, Medane, Saïb, Saïfi et Ghazi, le mouvement des joueurs algériens vers l'étranger est devenu de plus en plus rare, en raison de la régression du football algérien. Les derniers départs vers l'Hexagone remontent aux années 2002 et 2003 où les joueurs Yacine Bezzaz (ex-JSK) et Abderraouf Zarabi (ex-NAHD) sont arrivés à Ajaccio. Et là encore, leur adaptation a été des plus difficiles. Car après des apparitions furtives, ils ont fini par changer de club cette saison. L'un joue actuellement à Valenciennes et le second évolue à Gueugnon. C'étaient là véritablement les derniers transferts de joueurs algériens vers l'étranger. |
Les joueurs étrangers - africains - volent la vedette aux locaux |
La promulgation de la nouvelle loi sur le sport, en 1990, a permis à de nombreux joueurs africains de venir tenter leur chance dans le championnat algérien. Leur intégration a été si rapide qu'ils ont pu, après quelques matches, voler la vedette aux joueurs algériens. Pour l'anecdote, le coach belge, George Leekens, qui avait pris en main l'équipe d'Algérie au début de l'année 2003, a assisté à un match derby entre le RC Kouba et l'USM Alger. En fin de match, il avait déclaré que le joueur qui avait attiré son attention était le numéro 4 du RC Kouba. Il ne savait pas encore que le joueur en question était un international burkinabé répondant au nom de Jean Michel Liadé. Le défenseur central du Burkina Faso n'est pas le seul africain qui a réussi à s'imposer dans le championnat algérien. Les Touré et Dagno (ex-USM Aïn Beïda), Aïdara (ex-WA Tlemcen) dans les années 90, ainsi que Diallo (ex-USM Alger), Diakité (ex-MCA - Photo) et Yontcha (CA Bordj Bou Arréridj) ont tous marqué leur passage dans les clubs algériens. Il n'était donc plus étonnant du tout que des recruteurs français s’intéressent aux performances des joueurs africains évoluant en Algérie.
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C'est ainsi que l'inter national malien Mamadou Diallo (Photo) est passé au FC Nantes, la saison dernière. Ce joueur a réussi en peu de matches à justifier la confiance placée en lui. Il est aujourd'hui l'un des meilleurs buteurs de l'équipe, avec 12 réalisations à son actif. Son compatriote, Drissa Diakité, a lui aussi signé un contrat, au mois de janvier dernier, au profit de l'OCG Nice, après une saison passée au MCA. Au moment où les meilleurs joueurs veulent tous embrasser une carrière professionnelle, le championnat algérien continue d'enregistrer l'arrivée de joueurs algériens ayant évolué auparavant en Europe. Après les Rachid Benayen, qui a opté pour la JSK en 2004, Salah Naceri et Karim Aït Athmane, qui ont rejoint le MC Alger en 2002 et 2003, cette saison, le même club de la capitale a engagé l'ex-nantais Fodil Hadjadj et l'ex-messin Smaïl Bouzid. Ce n'est vraiment pas pour rien si on dit souvent que le football algérien cultive bien des paradoxes!
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